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Les 25 en guerre contre l’obésité

Par L'Economiste | Edition N°:2401 Le 15/11/2006 | Partager

. Si rien n’est fait, 20% de la population serait concernée d’ici 2010Des ministres et des hauts fonctionnaires de la santé de 53 pays européens se réunissent aujourd’hui à Istanbul pour discuter de la progression de l’obésité, une évolution perçue comme un des plus importants défis sanitaires contemporains.Les pays participants, dont les républiques d’Asie centrale et Israël, doivent signer une Charte européenne sur la lutte contre l’obésité, établissant les lignes de conduite à suivre pour combattre la maladie, a affirmé l’Organisation mondiale de la santé (OMS), organisatrice de la réunion.La rencontre de 3 jours sera la première du genre dans la région, où la moitié des adultes et un cinquième des enfants souffrent de surcharge pondérale, un tiers d’entre eux étant déjà obèses, selon les statistiques de l’OMS.«L’obésité en Europe a atteint des proportions épidémiques», a déclaré l’OMS le mois dernier. «Sa prévalence a triplé au cours des deux dernières décennies».Si aucune action n’est prise, avertit l’organisation, la région comptera d’ici 2010 environ 150 millions d’adultes obèses, soit 20% de la population, et 15 millions d’enfants et d’adolescents obèses, soit 10% de la population.La Commission européenne, principale partenaire de l’OMS à la réunion d’Istanbul, a prévenu le mois dernier que le surpoids et l’obésité s’accroissent à un rythme alarmant au sein de l’UE. «Jusqu’à 27% des hommes européens et 38% des femmes sont maintenant considérés comme obèses, selon l’Etat membre de l’UE concerné», a-t-elle affirmé. «Il a déjà été prouvé que cela conduit à l’augmentation du nombre de cas de diabète et de maladies cardio-vasculaires», a déclaré le Commissaire européen à la Santé et à la Protection des consommateurs, Markos Kyprianou. L’OMS a pris note des actions menées récemment par les pays européens pour contrer la maladie, mais affirme qu’aucun d’entre eux n’y est parvenu efficacement. Les enfants étant particulièrement menacés, les écoles sont devenus la cible privilégiée des mesures gouvernementales, qui s’efforcent d’encourager l’activité physique et d’améliorer les menus des cantines.Les experts estiment que l’obésité est plus fréquente dans les couches les moins éduquées et à plus faibles revenus de la population, qui tendent à manger plus de viande, de graisse et de sucre que de légumes et de fruits, et ont un mode de vie plus sédentaire. Le surpoids et l’obésité sont des facteurs importants de risque pour de nombreuses maladies non transmissibles (hypertension, maladies cardiaques, certains diabètes et cancers, ostéoporose) responsables de 75% des morts en Europe.L’obésité a aussi un coût pour les gouvernements: elle consomme entre 2 et 8% des budgets nationaux de santé, selon l’OMS. L’Espagne a, par exemple, rapporté que près de 7% de ses dépenses de santé, soit 2,5 milliards d’euros (3,2 milliards de dollars) par an, étaient liés directement ou indirectement à l’obésité. A Istanbul, l’OMS va également annoncer les vainqueurs d’un Prix de la lutte contre l’obésité, sanctionnant les opérations à but non lucratif ayant contribué à faire connaître le problème et à promouvoir des régimes sains.Synthèse L’Economiste

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