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Economie

Législatives 2007
L’USFP affûte ses armes

Par L'Economiste | Edition N°:2208 Le 07/02/2006 | Partager

. La jeunesse fortement sollicitée. Un groupe de réflexion réuni à El JadidaL’Union Socialiste des Forces Populaires (USFP) veut arriver aux élections législatives de 2007 avec un programme novateur. C’est la première impression qui se dégage, au vu des multiples réunions de groupes de réflexion organisées régulièrement ces derniers temps. Le parti de feu Abderrahim Bouabid cherche, en effet, à se repositionner dans un champ politique disloqué. Réuni samedi et dimanche derniers à El Jadida, un groupe de réflexion, sans les ténors, a invité une trentaine de jeunes dirigeants d’entreprises, cadres dans des administrations publiques ou encore journalistes et syndicalistes. Ils ne sont pas tous membres du parti, quelques-uns sont des sympathisants, d’autres déclarent volontiers n’appartenir à aucun parti. Un parterre hybride composé de femmes et d’hommes qui ont dit ouvertement et avec une franchise déconcertante ce qu’ils pensent de la politique, de l’économie, de l’identité culturelle et de bien d’autres choses. Critiques acerbes et dénonciation d’une situation politique jugée obsolète ont caractérisé de nombreuses interventions lors des débats. . La chasse aux idées nouvelles engagéeFort justement, la réunion du groupe de réflexion est «une initiative pour alimenter les besoins du parti en idées dans l’objectif de l’élaboration d’un projet de programme pour les élections 2007», dira Taha Balafrej, cadre du parti. Il avouera aussi qu’il y a encore à faire sur le plan organisationnel. Reste, cependant, un travail de propositions, d’idées qui doit être mené aussi. Un groupe de militants a pris cette initiative, dont certains sont membres du Conseil national. «La démarche est de ne pas rester uniquement entre membres du parti mais de s’ouvrir aux autres et d’être à leur écoute. Ce sont des acteurs et partenaires qui peuvent apporter des idées, des éclairages et faciliter l’élargissement de la base électorale», ajoute Balafrej. Le parti doit être à l’écoute de cette jeunesse et de ces responsables et intégrer leurs idées et propositions, estime-t-il. D’ailleurs, un certain nombre de responsables de l’Union ont déposé auprès de la direction un mémorandum préconisant l’organisation d’une campagne de recrutement de nouveaux adhérents. «Qu’on se tourne donc vers l’avenir, qu’on mobilise et qu’on tienne un discours attractif. Autrement dit qu’on cesse, qu’on rompe avec les pratiques du passé!»Même son de cloche chez Khalid El Hariry, député USFP d’El Jadida. «Le discours du parti doit évoluer en fonction de l’évolution de la société. Il y a des acteurs qui sont devenus importants dans la société marocaine, notamment les entreprises, la PME, les commerçants, les gens qui produisent», affirme-t-il. Vis-à-vis de ces acteurs, l’USFP n’a pas encore défini un discours clair qui puisse les attirer, répondre à leurs attentes et aspirations. C’est la même chose au niveau des jeunes cadres qui sont aux postes de décision dans les entreprises. «Aujourd’hui, l’USFP a besoin d’une plus grande ouverture vers ces gens». Il faut aussi avouer que le politique, d’une manière générale, ne jouit pas d’une assez bonne image. La saisonnalité de la communication (à l’occasion des campagnes électorales, des congrès du parti) ne fait qu’exacerber les esprits et les récriminations, notamment contre l’USFP. Mais là aussi, il faut avoir des choses à communiquer et non juste dire «voilà, je suis là», ajoute El Hariry. On doit donc avoir une vision claire et tranchée sur les sujets qui nous interpellent tous. Face à la déferlante islamiste, le parti veut donc reconquérir sa base en retrouvant la jeunesse à laquelle il veut désormais ouvrir tout grand ses bras. Une jeunesse qui commence à ne plus se reconnaître dans ce parti dont elle avait fait la force au début des années 70. Placée sous le signe «du dialogue et de l’ouverture», cette rencontre a-t-elle atteint son objectif premier? On ne le saura que dans les jours à venir, à l’occasion de la publication des actes de ces deux journées de réflexion. Cependant, on a pu se rendre compte combien les attentes des jeunes sont nombreuses. Elles ont trait tout aussi bien à la gouvernance, au rôle de l’Etat, des gouvernants et des gouvernés, des opérateurs économiques et, bien sûr, des partis politiques. Percutantes, elles ne réclament pourtant pas plus qu’un Etat de droit, où chacun connaît son devoir et ses responsabilités, ses limites et ses prérogatives. Jamal Eddine HERRADI

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