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    Entreprise Internationale

    L'écroulement d'Olympia & York crée une onde de choc

    Par L'Economiste | Edition N°:30 Le 21/05/1992 | Partager

    Le groupe canadien, numéro Un mondial de la promotion immobilière, plombé par 12 milliards de Dollars de dettes, s'est placé sous la protection des lois canadiennes et américaines sur les faillites pour se mettre à l'abri de ses créanciers.
    L'effet d'un recours est de placer l'entreprise hors d'atteinte, le temps de mettre en oeuvre un plan de restructu-ration.
    La faillite de Olympia & York serait, si elle survenait, la plus importante de cette fin de siècle. Le sinistre dépasserait même l'effondrement de l'empire Maxwell.
    Créée dans les années 50 par les frères Reichmann, Olympia & York est devenue en 30 ans le premier promoteur immobilier et sans doute la plus grosse société familiale de la planète.
    Mais par leur ambition démesurée, les frères canadiens ont fait basculer leur empire. "La clé du succès - et de l'échec final aura été de voir grand", explique-t-on.
    A partir des plus grandes villes canadiennes, notamment Toronto, Olympia & York s'est en effet étendue à New-York, à d'autres cités américaines puis à Londres. Et c'est avec Canary Wharf, un projet prévoyant la construction d'un million de mètres carrés de bureaux à Londres que les difficultés du groupe ont commencé.

    Lancé en 1987, ce projet, qui rappelle celui de la Défense en France, à la différence qu'il est mené par une entreprise familiale, a nécessité aux frères Reichmann un investissement colossal: la première tranche en cours d'achèvement a, à elle seule, coûte 1,5 milliard de Livres. L'opération a tourné au désastre à cause de la Grande crise immobilière que vivent le Canada, les Etats-Unis et la grande-Bratagne du fait de récession économique.
    Résultat: chute des taux d'occupation des immeubles, baisse de leur valeur et augmentation des charges financières du groupe. En effet, 60% seulement des surfaces ont trouvé preneur au prix d'importants rabais; ce qui a mis le groupe en quasi-cessation de paiement dès le début de cette année.

    Les effets d'un effondrement d'Olympia & York devraient être très importants. En premier lieu, c'est l'énorme projet de rénovation des Docks de Londres qui est particulièrement menacé car à moitié achevé. Sa continuation suppose une somme complémentaire de 300 millions de Livres pour la première tranche et 1,7 milliard par la seconde.
    Si en outre, la restructu-ration de l'entreprise passe par une mise en vente de ses actifs, la crise de l'immobilier canadien durera longtemps, probablement 10 ans, selon les estimations d'un banquier canadien. L'onde de chocs ne s'arrêterait d'ailleurs pas là. C'est tout le système bancaire international qui serait aussi affecté.

    Directement par le fardeau de la dette des frères Reich-mann, et à ce niveau on rencontre les principaux créanciers: les grandes banques canadiennes, la Citicorp, la Hong Kong and Shangaï Bank et le Crédit Lyonnais, la banque française la plus engagée. Paribas, Société Générale, la BNP et le Crédit Agricole ne sont en effet présentes sur ce dossier que par des montants relativement réduits.
    Indirectement, l'ensemble des banques risquent d'être affectées par les retombées de l'affaire sur le marché immobilier mondial.

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