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L'Economiste à Rabat-Salé
Une pépinière pour les entreprises innovantes

Par L'Economiste | Edition N°:1539 Le 13/06/2003 | Partager

. Pour mener à bien leur projet, les jeunes promoteurs profiteront de l'expérience des grandes entreprises . En effet, des groupes comme ST Microelectronics contribueront par leur savoir-faire Le grand projet initié par la Commune d'Agdal-Ryad est certainement celui de la pépinière d'entreprises. Située entre Hay Ryad et le campus universitaire Al Irfane, elle pourra accueillir 50 jeunes promoteurs ayant des projets de haute technologie. Cette pépinière se destine à réunir un ensemble d'unités qui ont une forte valeur technologique ajoutée. Le but d'un tel projet est de générer des synergies entre les acteurs du développement: universités, centres de recherche et grandes entreprises. C'est pour créer, à terme, un pôle d'entreprises innovantes. Déjà, ST Microelectronics va recruter dans ce cadre près de 500 ingénieurs. La pépinière proprement dite s'étalera sur 1.000 m2. A côté, un hôtel d'activité regroupant les représentants d'entreprises leaders prendra 1.800 m2. Et un centre de ressources commun réunira les pôles universitaires et les grandes entreprises. «Les jeunes promoteurs paieront un prix moindre que le prix coûtant, deux fois plus bas que le prix pratiqué à Casablanca. Le mètre carré se vendra à 50 DH pour les créateurs, alors que dans d'autres pépinières, il coûte jusqu'à 450 DH«, commente Hafid Boutaleb, président de la Commune d'Agdal-Ryad. Signalons que les projets émanent des instituts supérieurs de formation. Après une période d'incubation de 18 à 24 mois, l'étape de concrétisation se fera à l'extérieur, plus précisément au sein de la pépinière. Cette phase s'étalera sur 18 à 24 mois. Le projet est réalisé avec plusieurs partenaires, notamment la CDG et la CDC-France (caisse de dépôt et de consignation), qui a entièrement financé l'étude de faisabilité. Pour ce qui est des prestations, les entrepreneurs bénéficieront d'un accompagnement normalisé avec un cahier des charges strict pour la création d'entreprises. Outre la disponibilité de lots polyvalents à partir de 20 m2, les promoteurs auront la possibilité d'extension sur place. Les prestations annexes seront facturées au prix du marché. La pépinière bénéficiera des atouts stratégiques de Rabat. Sans compter qu'elle s'insère dans un quartier d'affaires et résidentiel à Hay Ryad. Autrement dit, l'axe majeur du développement du Maroc (Casablanca-Rabat). Les entrepreneurs pourront profiter de la densité des infrastructures de transport et de l'industrie. Sans compter que Rabat est le centre de décision du Royaume.


Réactions de la salle

. Former des agents de développementPour Hassan Khattar, entrepreneur et élu local, la commune a aujourd'hui un caractère administratif. Ses ressources sont sûrement proportionnelles au nombre d'habitants. Mais, «ce sont les zones modernes qui bénéficient le plus d'investissements«, explique Khattar. La commune est un goulot d'étranglement à cause de sa structure administrative. «Mais le plus grave, ce sont les mentalités. Beaucoup d'entrepreneurs et d'investisseurs doivent encore donner des enveloppes«, souligne l'élu. Pourquoi ne pas proposer au ministère de l'Intérieur de former des agents de développement de commune? s'interroge-t-il. «Il faut que chaque commune ait un budget et un programme d'investissement précis. Avoir des objectifs d'industrialisation et de modernisation. Développer la formation et la mobilisation pour être près des investisseurs«. Sur un autre registre, Hassan Khattar soumet une autre proposition, celle de transformer tous les terrains privés non construits en espaces verts momentanément. Cela viabilisera plus la ville.Ceci dit, l'entrepreneur prévoit un bel avenir pour la région. «La Commune d'Agdal en est un exemple. C'est une commune-pilote, mais l'hirondelle ne fait pas le printemps«. Ce n'est sûrement pas un hasard si les résultats sont positifs. «Un conseil dans lequel il y a des cadres supérieurs et une volonté de réaliser les objectifs ne peut que développer l'environnement«.C'est aussi un combat contre les monopoles. «Il faut également libérer les initiatives privées pour que les cadres aillent vers les communes«.

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