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L'Economiste à Rabat-Salé
Un parc industriel pour abriter même des investissements sur 20 ha

Par L'Economiste | Edition N°:1539 Le 13/06/2003 | Partager

. La cession de terrains se fera sur la base de prix attractifs ou même gratuitement A la région de Rabat-Salé-Zemmour-Zaërs, les opérateurs économiques déplorent le manque du foncier. Le projet de parc industriel Aïn Johra leur apporte une solution. Et c'est le Conseil de la région qui en a eu l'initiative. En fait, ceci est le fruit de la coopération internationale (avec la région Rhône-Alpes, la région Piémont et la région de Bruxelles-capitale). Ainsi, et pour la réalisation du projet, la région Rhône-Alpes a pris en charge les études de marketing, le montage global du projet ainsi que l'assistance technique. Et la région du Piémont la réalisation des études d'impact du projet sur l'environnement. Elle a financé aussi les études afférentes à la réalisation de la station de traitement des eaux usées du parc industriel. Le projet a bénéficié également d'une subvention de l'Etat de 65 millions de DH accordée par le Fonds Hassan II pour le développement économique et social. La contribution de la région s'élevait à 20 millions de DH.Le parc industriel de Aïn Johra a élu domicile à la province de Khémisset. Il sera conçu sur une superficie de 400 ha et réalisé en quatre tranches successives de 100 ha. Les superficies disponibles peuvent atteindre jusqu'à 20 ha. «On veut favoriser l'implantation des grandes unités industrielles«, lance Abdelkbir Berkia, président de la région Rabat-Salé-Zemmour-Zaërs. Les promoteurs du parc estiment que le projet engendrera quelque 72.000 emplois. Une zone d'habitation les accueillant ainsi que leurs familles est prévue sur le site afin d'assurer la proximité avec le lieu de travail. «Nous voulons faire de ce projet un parc industriel dans le vrai sens du terme et non une zone d'activités. Ce sera un parc industriel à l'image de ceux qui existent en Europe avec toutes les normes qui s'imposent«, indique Berkia. Le projet sera géré par une société mixte dont 10% de parts sont détenues par la région Rhône-Alpes et 10% par la région Piémont (en Italie). Le capital de la société est ouvert aussi aux particuliers: «Celui qui prend 10% aujourd'hui, c'est comme si le Conseil régional lui offrait 10 millions de DH… Avis aux intéressés«, affirme sur un ton humoristique Berkia. Par ailleurs, une formule gratuite de cession de terrains est à l'étude. Celle-ci ne profitera qu'aux «premiers venus menus de projets ficelés. Et il n'y aura pas de spéculation«, rassure Berkia. Des investisseurs nationaux et étrangers (Italiens, Français, Belges, etc.) se sont déjà manifestés. Mais «on n'a pas voulu présenter un plan sur papier. On tenait, à tout prix, à présenter le terrain qui sera inauguré prochainement et à ce moment, les gens choisiront l'endroit, le lot directement«, précise-t-il. A l'occasion, le président de la région a tenu à saluer l'ex-Premier ministre pour la cession du terrain domanial, site du parc, à la région en moins d'un mois.


Activités et objectifs

Aïn Johra, parc industriel de grande envergure, a une vocation multiple. Toutes les activités y trouveront droit de cité. Les industriels du textile et les professionnels de l'agroalimentaire sont les bienvenus. Idem pour les industries électriques et électroniques. La mécanique, la métallurgie et la plasturgie y auront également part. Cette multiplicité d'activités est destinée à réaliser des objectifs eux-mêmes multiples. D'abord, il s'agit de la promotion de l'emploi et de l'investissement. Ensuite, l'idée est de restructurer le tissu industriel sans oublier la lutte contre la spéculation sur les terrains.



Réactions de la salle

. «Là où il n'y a pas de projets, il y a des kamikazes«Pour Ali Sedjari, «ça doit être la première fois que tous les acteurs sont réunis pour affronter la réalité«. Selon l'universitaire, il est impossible de dissocier la commune de son environnement. Il y a un rapport de cause à effet. «Les communes sont à géographie variable«, explique Sedjari. Sans compter qu'il n'y a pas de modèle de décentralisation adapté. Et la charte communale ne peut pas y changer grand-chose. Car la commune souffre de plusieurs déficits. «Il y a un déficit de responsabilités: nous n'évoluons pas dans un environnement où les responsables assument leurs actes. Les communes ont également un handicap dans le processus de décision. Pour les bidonvilles, nous n'avons pas réagi car nous manquons de capacité d'anticipation«. Un autre déficit fondamental est celui des compétences humaines. Et enfin, il y a absence de management public adapté. «La ville est une entité humaine. Mais c'est aussi une entreprise. Il faut donc la gérer avec les outils de l'entreprise«. Sedjari déplore aussi l'absence de convergence des différents acteurs pour les axes stratégiques de la ville qui doit être considérée comme une entité globale. «La ville doit avoir la capacité de produire des projets, car là où il n'y a pas de projets, il y a des kamikazes«, conclut-il.. Que les opérateurs s'impliquent!«Aujourd'hui, on interpelle les hommes politiques. Et les opérateurs économiques doivent s'impliquer davantage. Pareil pour les intervenants dans l'espace non seulement urbain mais aussi rural«, indique cet architecte. Or, sans vision globale en termes de politique sociale, culturelle et diplomatique (se rapprocher de l'autre), impossible d'avancer. «L'architecture est le vecteur de construction de ce pays en pleine mutation. Il faut lutter sur tous les plans. C'est pour la création d'une société moderne qui aille de l'avant et qui soit ouverte«. La concertation est donc le maître mot.

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