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L'Economiste à Rabat-Salé
Des élus jouent la carte de la coopération internationale

Par L'Economiste | Edition N°:1539 Le 13/06/2003 | Partager

. La loi sur la régionalisation est adoptée sans qu'elle soit accompagnée de textes d'application“Quand les élus sont candidats, ils affichent un grand enthousiame. Une fois élus, ils deviennent autorité et ferment toutes les portes et même leurs poches”. C'est le reproche que fait Abdelkbir Berkia, président de la Région de Rabat-Salé-Zemmour-Zaërs, à l'encontre des élus locaux. C'était devant un parterre d'entrepreneurs venus assister à la conférence organisée par L'Economiste à Rabat jeudi 5 juin. Le niveau d'instruction des élus est également montré du doigt. Et Berkia de donner l'exemple des réunions de la Commission de l'aménagement du territoire régionale: «A chaque fois qu'on assiste à une réunion de cette commission où siègent des experts et des ingénieurs, il y a un déséquilibre évident entre les différentes parties. «Ce n'est pas de leur faute, c'est la société qui les a choisis et c'est ça la démocratie«, commente-t-il. Il s'agit d'amener cette matière grise à participer à la gestion décentralisée en vue d'en hisser le niveau. Révolu le temps où le caïd avait le dessus sur les Conseils communaux qui n'étaient que d'un avis consultatif. Dès la charte communale de 1976, le caïd commence à perdre du terrain. Et Berkia de citer à titre d'enseignement et d'anecdote: «Il y avait un agent d'autorité illettré qui, fait appel à un commis de la municipalité et lui a demandé: “Lis-moi cette charte” (celle de 1976). L'agent commence alors à énumérer pratiquement toutes les attributions des élus, y compris le moyen de transport, le gasoil, les autorisations, le fonctionnement… Le caïd s'est rendu compte que tous les pouvoirs qu'il avait lui échappaient. Une fois que le commis a terminé, il lui a demandé: “Et la prison? C'est entre leurs mains ou les nôtres? “Entre vos mains”, lui a-t-il répondu. Eh bien, ça me suffit«. C'est une mentalité qui est en train de disparaître grâce à l'évolution du niveau d'instruction de la société. La loi sur la régionalisation, autre échelon de décentralisation, est là. Mais les textes d'application ne sont pas encore sortis et «c'est la grande inconnue puisque sans texte d'application, la loi n'a aucune valeur; et nous touchons à la fin de notre mandat«. Que peut donc faire un conseil sans loi? s'interroge le président. Toutefois, avec l'aide des walis, qui se sont succédé (Guedira, Sahel et actuellement Hassan El Amrani) et qui n'étaient pas obsédés uniquement par le volet sécuritaire, on a pu donner un coup de pouce à des projets régionaux. Berkia ne mâchera pas ses mots. Il l'a dit clair et net: «tant qu'il y a des barrons de l'administration qui décident à la place des ministres, rien ne changera; il y a des barrons qui bloquent, encouragés en cela par des ministres qui se laissent faire«. Le Conseil régional en a vécu l'expérience. Il a voté et adopté en effet la décision d'accorder de subventions aux différents secteurs sociaux en présence du wali. Mais «ça a été rejeté par un commis du ministère; voilà le sort réservé aux décisions d'une institution élue par la base«. Ce n'est que la deuxième année que la collectivité régionale a pu soutenir les associations de la région. Sur le registre de la coopération internationale, la région Rabat-Salé-Zemmour-Zaërs est très active. Elle a déjà à son actif trois conventions avec Rhône-Alpes (France), Piémont (Italie) et Bruxelles (Belgique). A ce sujet, “on nous a dit: “pourquoi ne pas faire cette coopération dans le cadre d'un jumelage? terme qu'on refuse dans le Conseil régional«, tient à préciser Berkia. Et d'ajouter en réponse aux détracteurs: «On n'a jamais demandé l'aumône mais on a toujours dit: il y a un échange, une coopération; vous nous donnez et on a beaucoup de choses à vous apporter«. Cette expérience de coopération est citée en modèle dans le monde entier. Et c'est à la faveur de cette ouverture à l'international que le Conseil a pu relever avec succès le défi de doter la région d'un parc industriel aux standards internationaux.


La région

C'est une région créée en 1997 et où sont représentées les préfectures de Rabat, Sala-Al Jadida, Sala-Al Madina, Skhirat-Témara et Khémisset. Elle est composée de 57 communes dont 40 rurales et 17 urbaines. Elle est d'une superficie de 9.580 km2 et d'une population de 2 millions d'habitants. Le Conseil régional compte 85 membres élus directement, 20 conseillers de la deuxième chambre du Parlement et 25 de la première chambre. Les parlementaires siègent à titre indicatif ont droit à la discussion mais pas au vote. Ali JAFRY



Réactions de la salle

. Mettre les bouchées doubles«Nous sommes au seuil d'un nouveau départ, il faut qu'il soit exploité«. Ahmed Rhoulami, PDG de la CMM, soumet des propositions concrètes aux intervenants. Aux chefs d'entreprise, il demande de consacrer une partie des budgets à l'alphabétisation. Aux présidents de la région et de la commune d'Agdal-Ryad, d'échanger les expériences. «Car les hommes sont le facteur déterminant de toute entreprise. Bien plus que les moyens financiers«. Aujourd'hui il faut mettre les bouchées doubles. L'expérience communale réussie est à exporter et transposer. Il propose à L'Economiste d'inviter Boutaleb et Berkia à d'autres rencontres.L'alphabétisation est déjà le cheval de bataille de l'Association des opérateurs de Salé. Mustapha Echoukry rappelle qu'en 2001-2002, près de1.200 personnes ont été alphabétisées avec un taux de réussite de 78%. Actuellement, ce sont 1.900 personnes qui sont en formation. Et les demandes sont faites pour 600 autres. «Nous travaillons en collaboration avec l'OFPPT et les écoles privées. Pour la prochaine année, 1.200 personnes encore s'inscriront au programme. Rappelons qu'au niveau de Rabat-Salé, 5.600 personnes ont besoin d'être alphabétisées«.

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