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L'Economiste à Casablanca
Les 120 millions de DH de Villa d'Anfa partis en fumée…

Par L'Economiste | Edition N°:1524 Le 23/05/2003 | Partager

. Le propriétaire de l'hôtel demande une dérogation pour élever ses bâtiments à R+7L'hôtel Villa d'Anfa aurait pu être aujourd'hui opérationnel. Ces premiers clients auraient sans doute apprécié le cadre de vie dans ce quartier résidentiel de Casablanca. Mais ce 5 étoiles situé au boulevard Moulay Rachid, en face de l'espace Porte d'Anfa, n'aura pas été mené à bout. Et pourtant, les travaux ont commencé en 1999. Le promoteur de l'hôtel avait besoin d'une dérogation lui permettant d'élever ses bâtiments à R+7. Mais la zone où se trouve l'hôtel ne prévoit que R+5 selon le plan d'aménagement de la ville. Disposition qui n'arrange aucunement le promoteur. Selon lui, l'hôtel ne pourrait être rentable en R+5. D'ailleurs, suite à des négociations avec la chaîne le Méridien pour la gestion de l'hôtel, il a été convenu de porter le nombre de chambres à au moins 110. A défaut, le Méridien refusera de prendre en gestion l'hôtel car dans sa conception actuelle, Villa d'Anfa ne répond pas aux critères de rentabilité. «Après de multiples réunions avec les représentants de la wilaya, de l'agence urbaine, du centre régional du tourisme, on a reçu l'accord de principe pour obtenir cette dérogation«, indique Abdelghani El Guermaï, propriétaire de l'hôtel. «Mais chose surprenante et incompréhensible, après le départ de Benhima, on nous a refusé la dérogation«, affirme-t-il amèrement. Et d'ajouter: «C'est à l'agence urbaine que ça bloque«. Contactés par L'Economiste, les responsables de l'agence urbaine affirment que c'est une commission multipartite qui instruit les dossiers de dérogation. C'est elle qui peut donner son avis et envoie le PV à la commune concernée, seul interlocuteur des citoyens. La commune précise que le blocage ne vient pas d'elle. Pour sa part, le promoteur affirme avoir répondu aux conditions d'obtention de la dérogation à travers l'accord écrit de ses mitoyens, qui ne voient aucun inconvénient à la réalisation du projet. N'empêche, l'hôtel n'a reçu aucun avis de la part de l'administration. Devant cette opacité des circuits administratifs, le propriétaire du projet exprime son regret: «Ça ne m'intéresse plus, je suis démotivé et dégoûté«. Notons que l'investissement global pour ce projet d'hôtel est évalué à 120 millions DH. Il prévoit deux sous-sols réservés au parking ainsi que des équipements hôteliers de haut niveau. Ali JAFRY

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