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Leasing auto: 51% de croissance en 2005!

Par L'Economiste | Edition N°:2274 Le 12/05/2006 | Partager

. 2 milliards de dirhams engagés en un an. Ni le pétrole ni la TVA sur les produits financiers n’ont entamé l’embellieLa location avec option d’achat a le vent en poupe. Elle a bouclé l’année 2005, avec un taux de croissance de 51% pour un montant total des crédits distribués de 2 milliards de dirhams. Ce qui porte la part de la LOA dans le financement automobile à 66% en 2005 contre 57% un an auparavant. Rapprochés à l’évolution du parc auto (4,38% en 2005), ces chiffres laissent penser qu’il y a plus de renouvellement que de «premières» acquisitions. Le développement de la location avec option d’achat est l’un des principaux facteurs de l’essor que connaissent les ventes de voitures neuves au Maroc. En partenariat avec les importateurs, les sociétés de financement ont placé cette formule au cœur de leur stratégie de conquête et d’extension de la demande qu’elles accompagnent par une artillerie de promotions. Rien n’entame l’embellie que connaît cette activité. Même l’augmentation du prix des produits pétroliers n’a pas eu d’impact. L’unique effet relevé par les organismes de crédit est un changement des préférences des consommateurs qui optent de plus en plus pour des voitures essence. Le diesel et l’essence étant presque au même niveau de prix.«L’explosion des cours du brut a coïncidé avec une croissance exceptionnelle des ventes de véhicules neufs et donc des financements automobiles», confirme un responsable à Salafin. Cette situation est attribuée à plusieurs facteurs: l’accès d’une nouvelle catégorie de consommateurs à la motorisation, l’arrivée de nouveaux modèles moins consommateurs en carburant et les coûts importants engendrés par l’entretien de véhicules anciens.. Le seul intérêt, la TVAPour sa part, l’augmentation du taux de TVA de 7 à 10% sur les produits financiers n’a pas non plus freiné le recours à la LOA. Et ce même si ce changement de taux consacré par la loi de Finances 2006 a eu un léger impact sur les mensualités des clients, y compris ceux qui avaient contracté leur LOA avant janvier 2006. Cet engouement pour la location avec option d’achat s’explique aussi par les avantages d’ordre fiscal. Contrairement au crédit classique, le calcul des loyers s’effectue sur la base du prix hors TVA. Ce qui rend cette formule intéressante puisque cet avantage est répercuté sur le client. «C’est du leasing aux particuliers en quelque sorte. Le calcul financier s’effectue hors taxe», explique Youssef Belhadj, directeur adjoint des Partenariats à Wafasalaf. Ce «système» permet ainsi de réduire le montant des mensualités par rapport à un crédit classique. La LOA concerne surtout les véhicules de tourisme importés qui supportent une TVA de 20%. La formule n’étant pas intéressante pour les véhicules montés localement et qui bénéficient déjà d’une TVA avantageuse (7%). « Dans ce cas, un crédit classique est plus profitable car le montage LOA n’est pas adapté», soutient Belhadj. Avis partagé par les responsables d’Eqdom et de Salafin. «La LOA, dont le principal intérêt est l’exonération de la TVA sur le véhicule financé, ne présente pas beaucoup d’intérêt pour le financement des véhicules montés localement. L’avantage à répercuter sur le client n’est pas significatif sinon nul», précisent les responsables de Salafin.La LOA permet de financer l’achat d’un véhicule neuf en contrepartie de paiement des loyers et d’une valeur résiduelle fixée généralement à 1%. La durée du contrat varie entre 48 et 60 mois. Pendant cette période et tant que l’option d’achat n’est pas levée, l’organisme de financement reste propriétaire du véhicule. Le client garde la possibilité de faire un remboursement par anticipation, mais dans ce cas il doit reverser une partie de la TVA au prorata des années d’utilisation. C’est la raison pour laquelle les organismes de crédits déconseillent cette option à leurs clients car elle remet en cause l’avantage principal de la LOA. «Nous vendons à nos clients un avantage fiscal et il n’est définitif que si la durée du contrat dépasse 48 mois. Dans le cas contraire nous serons obligés de facturer à nos clients des fractions de TVA non amorties», tient à préciser Yassir Balakoul, responsable Marché Automobile et Prescription à Eqdom. L’autre raison est que les sociétés de financement perdent de l’argent sur les remboursements anticipés de prêts. Dans un montage LOA, le client doit assurer un apport qui varie entre 20 et 40% du prix du véhicule. Il s’agit d’un premier loyer majoré. Dans le cas d’Eqdom par exemple, cette avance inclut aussi une assurance contre l’invalidité-décès, l’assurance contre le vol, l’incendie et la collision avec tierce identifiée ainsi que la perte financière. . Un aménagement de la formule à l’étudeLa responsabilité civile étant à la charge du client. «Nous avons choisi de couvrir la collision qui est la statistique la plus importante. L’avantage est de permettre à nos clients de bénéficier de notre capacité à mettre des véhicules sur la route. C’est une mutualisation du risque sur tout le parc», poursuit Balakoul. Chez Wafasalaf, ce premier loyer est majoré des frais d’assurance qui couvrent le décès-invalidité. Pour Balakoul, rien n’interdit de dépasser le cadre classique du financement et d’introduire des changements dans l’offre LOA. Une réflexion est d’ailleurs menée pour inclure un package global qui inclurait la maintenance, l’entretien et la réparation…Ce qui permettrait de faire face à l’arrivée de la location longue durée pour les particuliers.


Le mécanisme ailleurs

Schématiquement, la location avec option d’achat se déroule en trois phases:Le consommateur commence par choisir le véhicule qu’il désire, ensuite l’organisme de crédit achète ce véhicule et le loue à son client pendant une durée déterminée (généralement comprise entre 3 et 5 ans) et enfin le locataire, après une certaine période d’utilisation, peut décider d’acquérir le véhicule loué à un prix souvent faible. La valeur résiduelle étant fixée à 1% du prix. Ce qui encourage généralement les clients à lever l’option d’achat. En France, par exemple, si le consommateur décide de ne pas lever l’option d’achat, il doit, en fin de contrat, rendre la voiture en bon état à l’organisme loueur qui, le cas échéant, lui restituera le dépôt de garantie, déduction faite des éventuels frais de remise en état. Le dépot de garantie est égale au montant de l’option d’achat et sera conservé par l’organisme loueur si le locataire achète l’automobile. Afin que le locataire n’ait rien à débourser en fin du contrat pour conserver le véhicule, le prix d’achat correspond en général au montant du dépôt de garantie.K. M.

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