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Le taux de chômage ne décroche pas des 12%

Par L'Economiste | Edition N°:1711 Le 24/02/2004 | Partager

. Au dernier trimestre 2003, il s'est établi à 12,8%. Des analystes tablaient pourtant sur 11%Ne dit-on pas que quand l'agriculture va, tout va? C'est du moins ce qui a été ressassé pendant les nombreuses années de sécheresse. Aujourd'hui, le taux de chômage demeure préoccupant et ce, malgré la pluviométrie et une campagne agricole jugée favorable. Par ailleurs, tous les pronostics avaient prévu, il y a une année, une embellie du marché de l'emploi. Les analystes avaient parié sur une baisse du taux de chômage à 11%. Or, au quatrième trimestre 2003, le bilan n'est pas aussi reluisant que les pronostics. Contrairement à toutes les attentes, le taux s'établit à 12,8%. La réalité est certainement tout autre car la recrudescence de l'auto-emploi est un phénomène qui biaise parfois les données sur le chômage. Ajouter à cela le travail saisonnier et celui non déclaré dans le secteur informel. Le Haut-commissariat au Plan vient de rendre publique une note d'information sur la situation du marché du travail au 4e trimestre 2003. Il en ressort que la «population active au chômage s'est accrue de 63.000 personnes, soit un rythme de progression de 4,8%» par rapport au même trimestre de l'année 2002. Le nombre de chômeurs a atteint 1,37 million au dernier trimestre 2003 contre 1,31 une année auparavant. A l'origine de cette hausse, «un décalage entre l'offre et la demande d'emplois», explique la note du Haut-commissariat au Plan. Mais également le manque de réformes structurelles à même de diversifier et consolider le tissu industriel. Ainsi, le taux de chômage s'est établi à 12,8% contre 12,5% au quatrième trimestre 2002, soit une hausse de 0,3%. Cette légère hausse concerne aussi bien le milieu rural que le milieu urbain. En ville, le taux de chômage est passé de 20,1% à 20,4. De même qu'à la campagne il est passé de 3,8 à 4,1%, toujours entre le dernier trimestre 2002 et celui de 2003. Soit une légère hausse respective de 0,3%. En outre, selon le document du Haut-commissariat au plan, l'économie nationale a créé, entre le 4e trimestre 2002 et celui de 2003, près de 126.000 postes de travail, soit 98.000 en zone urbaine et 28.000 en milieu rural. Par ailleurs, la pression démographique est de plus en plus importante. A fin 2003, la population active âgée de 15 ans et plus a atteint 10,7 millions, enregistrant une hausse de 1,8% par rapport à la même période de l'année précédente. Quant au taux d'activité, il a régressé en passant de 51% à 50,6.


Profil

Citadin, jeune et masculin... tel est le profil du chômeur marocain. Selon la note du Haut-commissariat au Plan, le chômage est un phénomène essentiellement urbain dans la mesure où il touche 85,4% des citadins. Par ailleurs, c'est une population masculine dans sa majorité, soit 71,8% de chômeurs sont des hommes jeunes âgés à 80,9% entre 15 et 34 ans. A. R.

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