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Economie

Le Souss-Massa mise sur les produits du terroir

Par L'Economiste | Edition N°:2741 Le 25/03/2008 | Partager

. Objectif: combattre la pauvreté et booster l’économie solidaire. Impératif: Chercher des débouchés internationaux L’avenir des produits du terroir au Souss-Massa-Drâa (SMD) est prometteur. C’est ce que donne à penser une stratégie menée par le Conseil régional. Concrètement, ces produits doivent contribuer à combattre la pauvreté et à booster l’économie sociale régionale. Un objectif auquel les responsables ont dédié deux initiatives parallèles et complémentaires. L’intérêt porte sur des produits tels que l’arganier, les figues de Barbarie, le henné, les dattes, le safran, la rose et le miel. Ces produits, faut-il le rappeler, ont l’avantage de résister aux déficits hydriques et présentent des aspects agro-écologiques importants. Le premier «fonds d’investissement» est destiné aux activités de conditionnement, à la promotion et la valorisation des produits du terroir dans la région de Targa. Le montant injecté dans ce fonds, relevant du Crédit agricole du Maroc, est de l’ordre de 30 millions de DH. Par ailleurs, une enveloppe de 9 millions de DH est mise à la disposition de l’association Agrotech SMD, au bénéfice des porteurs de projet. C’est une subvention non remboursable par le promoteur, histoire de l’aider à développer et à moderniser son projet. Toutes les étapes par lesquelles passe le produit sont concernées. L’appui portera d’abord sur la production, puis la transformation et ensuite la commercialisation. Ibrahim Hafidi, président de l’association Agrotech SMD, estime que la valorisation n’est qu’un moyen pour aboutir à l’étape où il sera possible pour ces produits de trouver leur chemin vers les débouchés internationaux. Concernant la contribution du fonds dans les projets présentés, elle peut atteindre jusqu’à 70 % pour ceux ne dépassant pas les 200.000 DH. Au-delà, et jusqu’à 400.000 DH, celle-ci est de 50 % maximum. La première étape de cette initiative fut un appel à projet destiné aux différents producteurs de la région et intéressés à développer leurs entreprises traditionnelles. Ces derniers ont jusqu’au 31 mars pour déposer leur demande. Par ailleurs, l’association Agrotech SMD a estimé qu’il y a d’abord lieu de procéder à une campagne d’information et de sensibilisation, afin d’exposer les grandes lignes du projet et de mettre la lumière sur l’importance d’une telle initiative. Dans ce contexte, Hafidi, qui est également directeur de l’Institut agronomique Hassan II d’Agadir, a fait le tour de la région expliquant que la mission de ce fonds était d’inciter à la création de projets à même d’accroître les revenus des populations et de combattre les discriminations et la pauvreté aux niveaux local et régional à travers la création de postes d’emploi. Par le biais de ces projets, ajoute-t-il, les populations devraient promouvoir leur organisation et leur solidarité économique au sein des villages. Le moyen le plus approprié serait ainsi l’adoption de différentes formes possibles de partenariat, de coopération et d’association. Mais l’expérience a démontré que la production et la commercialisation individuelles n’entraînent pas des résultats positifs. Aussi faut-il mettre en place des projets structurants permettant de regrouper les différents intervenants de la filière dans une structure organisée comme la coopérative.


Rose et safran en tête

Une étude a pu montrer qu’en matière de produits du terroir, plus de la moitié du chiffre d’affaires agricole de la région est réalisé par les figues de Barbarie. Les dattiers réalisent 20% alors que l’arganier atteint 11%. Concernant la contribution de ces produits au niveau national, à noter que la rose et le safran arrivent en tête, suivis de l’arganier. Les dattes et les figues de Barbarie atteignent respectivement 40 et 46 % de la production nationale.De notre correspondant,Ali RACHIDI

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