×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Entreprises

    Le SAM 97 dévoile les nouveaux sursauts du secteur

    Par L'Economiste | Edition N°:271 Le 13/03/1997 | Partager

    Faire le tour de l'agro-alimentaire en quelques jours, créer de nouveaux contacts d'affaires, sonder le pouls des professionnels marocains et étrangers, mais aussi du grand public... la deuxième édition du SAM expose jusqu'à dimanche les potentialités du secteur.


    Uune culture de salon spécialisé est en train de se renforcer au Maroc. C'est en tout cas sur cette impression que s'est ouvert le Salon de l'Alimentaire du Maroc (SAM 97), qui a rencontré un premier succès l'année dernière. Cette seconde édition est organisée par la FICOPAM, avec pour sponsors officiels la CNCA et le MAMDA.
    A travers la vitrine de ce salon émergent de nouvelles formes d'exploitation. L'observation vaut autant pour les procédés que pour les produits. Dès le premier jour, le visiteur, "avant de passer à table, traverse le salon", pour reprendre en substance l'un des axes de communication du salon, et remarque les améliorations apportées au niveau de l'agencement des stands, des efforts marketing, les nouveaux emballages, les nouveaux produits... dévoilant en quelque sorte les nouveaux sursauts du secteur. En 1995, les industries agro-alimentaires (hors poissons et produits frais) ont réalisé une production globale de 45 milliards de DH, soit 35% de la production totale des industries de transformation.

    "Notre objectif aujourd'hui est d'inculquer aux exposants que l'investissement des premières années ne sera productif quà long terme. Mais aussi engager notre action sur la promotion pour attirer les acheteurs tous azimuts, donc conclure des affaires et arriver aux normes des grands salons de l'alimentaire", souligne d'emblée M. Mohamed Chraïbi, président de la FICOPAM. Les normes, ajoute-t-il, "c'est d'expédier 100 mailings pour que 10 décideurs viennent et, sur les 10 décideurs, un traite des affaires".

    Course à la valeur ajoutée


    Aujourd'hui, tout le secteur est engagé dans une course à la valeur ajoutée. Les industriels se battent autant sur les prix que sur l'innovation et semblent découvrir un marché local longtemps négligé et considéré comme un débouché secondaire. D'ailleurs, ces dernières années, un effort considérable a été déployé afin de développer de nouveaux produits sur le marché domestique. Il en est ainsi du surgelé, des jus de fruits qui se déclinent en plusieurs saveurs et parfums, de l'huile d'olive qui arbore de nouvelles "robes"...
    Du nouveau, il y en a encore au SAM 97. Le salon a vu cette année le regroupement des sociétés d'un même secteur dans le même pavillon. Il en est ainsi des céréales, des conserves de poissons ou encore des conserves végétales. L'innovation, c'est aussi l'émergence de l'esprit associatif et le regroupement des associations professionnelles. Le SAM 97 accueille également une toute jeune fédération, récemment créée auprès de la CGEM. Il s'agit de la Fédération Nationale des Industries de Transformation et de Valorisation des Produits de la Pêche (FENIP). Elle regroupe toutes les associations s'intéressant aux industries de transformation et de valorisation des produits de la pêche, à savoir les industries de la conserve, de la semi-conserve, de la congélation, de farine et d'huile de poisson et les activités de conditionnement et d'exportation du poisson frais.

    Côté exposants, si le SAM 97 fait le plein, il a aussi accueilli des étrangers avec la Tunisie venue en force avec trois exposants dont un qui regroupe près d'une dizaine de sociétés dans l'agro-alimentaire et l'équipement. Les Français, les Allemands et les Italiens exposent également dans l'équipement.
    Traditionnellement ballotée, la Douane a cette année remporté de bons points auprès des exposants étrangers qui "ne pensaient pas que la Douane marocaine était aussi rapide" que la leur.
    Côté produits, les bananiers exposent pour la première fois. Il en est de même pour les margariniers, la charcuterie ou encore l'aviculture.
    Des délégations étrangères sont aussi présentes au salon, dont notamment les responsables des dossiers Maroc auprès de l'Union Européenne, des présidents d'organisations professionnelles étrangères, notamment de France, d'Italie, d'Espagne et d'Allemagne, des décideurs, des acheteurs potentiels...
    Il reste encore quatre jours pour établir des contacts, conclure des affaires, mais aussi s'informer sur les grandes tendances du secteur.

    Meriem OUDGHIRI

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc