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Culture

Le Salon du Livre de Tanger gagne en maturité

Par L'Economiste | Edition N°:1445 Le 27/01/2003 | Partager

. La ville du détroit confirme de plus en plus sa place de rendez-vous incontournable de la culture. Guerre et… paix aussi. L'histoire n'a pas su détourner les regards sur la romance, le beau et le rêveLe Salon du Livre de Tanger, qui a fermé ses portes hier, a été marqué par la présence d'invités de marque qui par la sagesse de leurs propos ont séduit une nombreuse audience. Les historiens en particulier ont réussi a briser le mur qui se dressait autrefois entre les intellectuels et le public. Cinq jours d'échange, de rencontres, de conversations à bâtons rompus ont fait de Tanger une terre intercivilisationnelle. Les pensées se sont croisées et les mots ont imprégné le temps et l'espace. Histoires d'hier et d'aujourd'hui… histoires de guerre et de violence aussi. Comme l'a si bien expliqué l'historien Gaston Steiner: «La violence, c'est l'état humain». L'implication des uns et des autres dans des conflits qui déchirent l'humanité ont donné lieu à des débats constructifs. L'intervention de Leïla Chahid, représentante de l'Autorité palestinienne à Paris, une dame très engagée dans la cause humaine, a été particulièrement remarquée. Parfaitement consciente des enjeux du conflit israélo-palestinien, Leïla ne confond à aucun moment les registres. «Les Israéliens ont le droit d'avoir un pays tout autant que les Palestiniens». Des propos courageux et qui ne sont pas toujours bienvenus dans les pays arabes. Guerre et… paix aussi. L'histoire n'a pas su détourner les regards sur la romance, le beau et le rêve. La poésie a suscité un intérêt. La nuit de la poésie a été marquée par la lecture de vers, beaux et émouvants. Vénus Khoury Ghata a ainsi raconté, dans un verbe soigné, son pays, sa déchirure. Jalil Hakmaoui s'est posé pour sa part plusieurs questions existentielles sans pour autant trouver de réponses. Au fil des ans, le Salon du Livre de Tanger a pu s'ériger en plate-forme de la culture, du dialogue et du débat incontournable. Sa réussite peut se mesurer à travers son public discipliné, qui sait écouter et contempler, mais aussi à travers un programme riche et varié. Cinq tables rondes de très haute facture ont permis à des intervenants d'aller vers un public d'étudiants assoiffés de savoir. Les organisateurs ont essayé d'impliquer toutes les composantes du tissu tangérois. Ils n'ont pas encore établi un bilan définitif, mais les premières estimations tablent d'ores et déjà sur 10.000 visiteurs pour cette 7e édition. L'on peut regretter au passage l'afflux moyen qu'a connu le stand des livres, «et ce, en dépit de la présence de certains succès de librairie, tels «Les tabous de l'histoire» de Marc Ferro et «Errata» de George Steiner, nous confie la directrice d'une maison d'édition française. Les professionnels du livre ont d'ailleurs au cours d'une conférence, qui a rassemblé des éditeurs et libraires, abordé les problèmes que connaît le monde de l'édition. Au Maroc, le livre est un produit qui se vend difficilement. Le Marocain, écrasé par les contraintes de la vie quotidienne, consacre rarement, sinon accidentellement, un budget pour l'acquisition d'un livre. Et pourtant…Hayat KARIM ALLAH

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