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Tribune

Le rôle des comptables remis en cause par la nouvelle répartition des tâches

Par L'Economiste | Edition N°:179 Le 11/05/1995 | Partager

Comme l'informatique, la comptabilité est devenue répartie. Les comptables auront alors un nouveau rôle. Au-delà de l'enregistrement de l'information qui leur était dévolu, il leur faudra en trouver la valeur ajoutée.

Avec la nouvelle technologie de l'information, une grande partie des travaux comptables tend à ce délocaliser des services comptables et trouve son origine de plus en plus dans les autres fonctions. Le traitement et la production des états comptables et financiers sont de plus en plus effectués par les systèmes informatiques.

Les dirigeants d'entreprise ont plus besoin de spécialistes capables de contribuer à la conception du système d'information de gestion, de véritables fiscalistes permettant à la société de payer le "juste" et équitable impôt et de trésorier capable de comprendre tous les rouages du système bancaire ainsi que les mécanismes du marché financier afin d'optimiser la gestion financière... tels sont les nouveaux défis et objectifs de la direction financière.

Actuellement, avec la poussée de la technologie de l'information, la base de données comptables (fichiers comptables), qui est constituée par l'ensemble des écritures comptables, trouve sa source dans tous les autres domaines d'activité de l'entreprise (gestion commerciale, achats, paie, trésorerie, production...). De plus en plus les informations comptables sont initiées par les non-comptables qui se font investir de plus en plus par des travaux comptables. Et les dépenses des services comptables ont leur origine de plus en plus en dehors de la comptabilité (informatique et autres services participant aux travaux comptables).

Est-ce que les comptables ne sont plus les seules personnes qui fassent de la comptabilité?

La réponse est affirmative pour plusieurs raisons:

D'abord la saisie des événements comptables, qui est la pièce maîtresse de l'échiquier comptable, échappe de plus en plus aux comptables, car elle n'est plus sous leur contrôle. Sauf pour certains responsables comptables et financiers qui, malheureusement, sont encore fidèles à l'orthodoxie comptable, puisqu'ils continuent à utiliser les journaux financiers (journal banque, journal des achats, journal caisse...); ils demandent à leurs comptables d'enregistrer d'abord, manuellement, les écritures comptables sur les journaux financiers avant de procéder à leur saisie!

Aujourd'hui la génération automatique des opérations de toutes les applications des diverses fonctions de l'entreprise, à partir de la saisie de base vers les fichiers comptables (par l'intermédiaire de l'interface), permet de passer automatiquement toutes les écritures aux comptes concernés. Pour certaines fonctions comme la gestion commerciale, la paie, la gestion de la production, la gestion des stocks..., les écritures sont intégralement automatiques et les comptables ne passent plus aucune écriture!

D'autre part la conception du système d'information de gestion tend aussi à échapper en partie aux comptables. Ce sont généralement les informaticiens et les responsables de l'organisation et du système d'information (contrôleurs de gestion, responsables du plan et de la stratégie...) qui conçoivent ensemble la grande partie du système de traitement de l'information.

L'informatique et le pouvoir des comptables

Toute les déclarations fiscales et de charges sociales, qui se faisaient autrefois de manière fastidieuse par les comptables et qui représentaient l'exclusivité de leur domaine d'activité, sont établies désormais automatiquement (déclaration 9421, déclaration CNSS, déclaration CIMR, assurances...). Actuellement la comptabilisation de la paie ainsi que toutes les déclarations qui y sont liées sont intégralement initiées et suivies par les services de personnel, les comptables n'ont plus rien à faire en matière de paie.

Par ailleurs la configuration du plan des comptes du NPCM permet aussi de faciliter le traitement comptable de tous les Etats financiers et de gestion au détriment du pouvoir détenu par les comptables. Actuellement dès l'établissement de la balance et du grand livre et donc de la clôture de la période comptable, les programmes informatiques peuvent éditer automatiquement le bilan, le compte des produits et charges, l'état des soldes de gestion, le tableau de financement et une grande partie des états de l'ETIC.

Même les déclarations de la TVA et de la Taxe Intérieure de la Consommation peuvent se faire automatiquement sur les imprimés correspondants à partir de l'application des ventes. Elles peuvent être aussi rapprochées et contrôlées avec les comptes correspondants.

Tout le traitement de la comptabilité analytique pour les entreprises qui ont un système de comptabilité analytique intégré à la comptabilité générale ou indépendant est repensé et suivi exclusivement par des non-comptables.

Les systèmes actuels permettent même d'intégrer des programmes d'autocontrôle des écritures comptables. D'autre part, les système actuels peuvent signaler une grande partie des erreurs comptables commises, notamment par des opérations de recoupement, entre les comptes de la comptabilité générale, ou les comptes de la comptabilité analytique, ou les deux.

Enfin, d'autres traitements qui étaient monopolisés par les comptables sont désormais effectués automatiquement, comme le rapprochement bancaire, le lettrage des comptes pour les besoins de l'analyse des comptes, tâche essentielle des service comptables.

Et alors que font donc les comptables? Et surtout que vont-ils faire dans les prochaines années? Est-ce que leur formation actuelle leur permet de suivre le rythme de développement de la nouvelle technologie d'information?

Aujourd'hui tout le personnel comptable est recentré sur la comptabilité générale suite à la mise en place du nouveau plan comptable marocain. La question que l'on peut se poser est de savoir une fois que le NPCM sera totalement opérationnel ce que vont faire tous ces comptables.

Nous pensons que la formation classique des responsables de la fonction comptable doit être remise en cause et qu'il faut désormais les orienter vers la conception de systèmes auditables pertinents et utiles à la gestion. Il faut leur donner une vision sur la technologie qui aille révolutionner leur métier. La maîtrise du système d'information devient un facteur clef de compétitivité dans les entreprises, au même titre que la capacité d'innover ou le savoir-faire. La technologie d'information qui n'a pas pour simple effet d'améliorer le processus existant doit créer tout un ensemble d'options nouvelles pour la collecte, l'organisation et l'utilisation des informations. Le système doit permettre d'acheminer le pouvoir de l'information vers les muscles moteurs de l'entreprise, pour les rendre plus performantes et de manière générale beaucoup plus compétitives.

Les missions de demain

Les systèmes d'information du XXIème siècle doivent permettre de:

- faciliter au maximum la tâche des utilisateurs, comptables ou non (responsables commerciaux, responsables de production et d'ordon-nancement, responsables marketing, responsables des ressources humaines...) qui doivent alimenter le système;

- mettre à la disposition des responsables d'entreprises une source d'information commune et constamment à jour, dans laquelle ils viennent puiser, en parfaite convivialité, toutes les informations dont ils ont besoin pour accomplir au mieux leurs fonctions et fonder leurs prises de décision;

De façon plus précise, le système d'information doit permettre:

- d'être accessible à un certain nombre d'utilisateurs autorisés par le système de sécurité de façon à interroger, en temps réel, la base de données par l'intermédiaire d'écran ou micro-ordinateur,

- de paramétrer les besoins spécifiques aux utilisateurs grâce à la création de plusieurs centaines ou milliers de comptes (comptes de la comptabilité générale et analytique) qui sont eux-mêmes corrélés les uns aux autres à l'image d'un piano,

- d'assurer un système de reporting cohérent (tant pour les groupes nationaux que pour les firmes multinationale, car les procédures sont semblables) en veillant en permanence à l'obtention d'une information fiable, auditable, pertinente, régulière et en temps utile.

Par Noureddine JAWDI*

* Contrôleur de gestion et auditeur interne groupe des Brasserie du Maroc.

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