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    Enquête

    Le réseau Marwan entre dans sa phase active

    Par L'Economiste | Edition N°:300 Le 16/10/1997 | Partager

    Pour son lancement, Marwan a choisi les deux principaux pôles universitaires du pays, Casablanca et Rabat. Deux noeuds du réseau y sont déjà opérationnels. Avant l'été prochain, seize autres villes seront équipées pour assurer une interconnexion des universités.


    Dans quelques années, nos profs n'auront plus à s'encombrer de photocopies pour consulter les recherches de leurs homologues de la Sorbonne ou de l'Université Libre de Bruxelles. Des conventions sont en discussion pour brancher Marwan aux réseaux similaires en Europe et Amérique du Nord.
    De même, les recteurs n'auront plus à dépêcher des collaborateurs jusqu'à Rabat pour déposer le palmarès de leurs établissements ou pour s'enquérir de la dernière circulaire de service. Ils pourront utiliser le courrier électronique ou l'Intranet via le réseau Marwan. Ce sont là quelques-unes des prestations qu'offrira Marwan.
    Dans un premier temps, Casablanca et Rabat vont servir de laboratoire au réseau. Deux noeuds y sont déjà installés avec une capacité de connexion d'une trentaine d'établissements. Dès le mois de novembre, cette capacité sera doublée. Marwan sera ensuite étendu à une quinzaine d'autres villes au rythme de deux ou trois connexions par mois. Son installation devrait être achevée au plus tard l'été prochain.
    Les choses vont aller très vite, a promis M. Driss Khalil, le ministre de l'Enseignement Supérieur qui vantait le réseau à un parterre de responsables de l'enseignement public et privé le vendredi 10 octobre à Rabat. L'appel d'offres pour la fourniture et l'installation des noeuds sera lancé dès la semaine prochaine.

    L'Education Nationale, l'En-seignement Supérieur, l'Habitat, l'Emploi et la Formation Profession-nelle sont les copromoteurs du projet. Ces trois départements participent à sa mise en oeuvre avec l'Office National des Postes et Télécom-munications. Ce dernier s'occupe de la réalisation et de la gestion de la partie télécommunication.
    Marwan est entièrement financé par le Budget de l'Etat. L'investissement est de 15 millions de DH. Les frais de gestion et de maintenance du réseau sont estimés à 6 millions de DH par an.
    L'accès au réseau est gratuit, les établissements n'auront qu'à débourser les frais de connexion. Ceux-ci sont différents selon qu'on opte pour telle ou telle connexion: il faut un forfait de 3.000 DH pour la liaison spécialisée par accès numérique synchrone. Cette formule présente l'avantage d'être «facile-ment» budgétisable.
    La connexion à la liaison analogique revient à 600 DH par mois. C'est une liaison à travers le réseau téléphonique. Elle nécessite comme équipement modem, routeur et plusieurs PC. A la différence de la liaison spécialisée, la vitesse de transmission des informations y est plus lente.
    Le coût pour la connexion d'un ordinateur isolé varie selon que le raccordement est temporaire ou permanent. Pour le raccordement temporaire, le coût est variable en fonction du temps d'utilisation, soit environ 24 DH l'heure. Pour ce qui est de la liaison spécialisée analogique, le coût s'élève à 600 DH par mois. Il faut cependant disposer d'un modem et d'un ordinateur.

    Chaque établissement connecté pourra alors produire ses propres documents. «Le but est de fédérer l'infrastructure d'information et de communication et s'interconnecter aux réseaux internationaux de la formation et de la recherche», est-il indiqué.
    La connexion à Marwan permet pour l'heure l'accès à Internet et à ses différents services: messagerie, échange de courrier électronique, transfert de documents, accès aux informations et rapatriement de logiciels. Vidéo-conférences, téléenseignement et consultation des bibliothèques virtuelles peuvent également être envisageables.
    Les établissements publics ou privés intéressés peuvent présenter leur demande de connexion au Centre National de Coordination et de Planification de la Recherche Scientifique.
    Pour la supervision de ce système, un plan de formation est prévu pour les administrateurs des différents centres. De même, 18 enseignants-chercheurs ont bénéficié d'une première formation et de stages à l'étranger.

    Malika EL JOUHARI

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