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Le rail de retour sur le marché obligataire

Par L'Economiste | Edition N°:2420 Le 12/12/2006 | Partager

. Deux emprunts portant sur 1330 millions de DH. Objectifs: dédoublement de la voie des phosphates et remboursement anticipé d’une dette. L’Office en bonne santé financière Gros coup de l’ONCF sur la place casablancaise. Pour réaliser sa convention d’investissement avec l’OCP et anticiper le règlement d’une dette envers la BAD, l’Office aura pour la deuxième fois recours au marché obligataire. Il lève la coquette somme de 1330 millions de DH scindée en deux emprunts. Le premier porte sur 800 millions de DH et servira au dédoublement de la voie Nouaceur/Jorf Lasfar. Quant au second (530 millions de DH), il permettra de rembourser un crédit contracté en 1997 auprès de la Banque africaine de développement. C’est la deuxième opération du genre pilotée par CDG Capital. La nouvelle filiale du groupe CDG est aussi chef de file du syndicat de placement, dont Attijariwafa bank est cochef de file. Les souscriptions à cette ouvertes à tous types d’investisseurs. Outre les institutionnels, cible classique des emprunts obligataires, les personnes physiques et morales résidentes ou non-résidentes ainsi que les associations peuvent aussi y participer. Les intéressés n’auront que deux jours (les 14 et 15 décembre) pour exprimer leurs ordres. Ils connaîtront les résultats de l’opération 5 jours après.Les 800 millions de dirhams, objets du premier emprunt, se répartissent à leur tour en deux tranches égales : cotée et non cotée. Mais les caractéristiques des titres sont les mêmes. Leur valeur nominale est fixée à 100.000 dirhams, soit 4.000 titres au total pour chaque tranche. Le taux facial variera entre 4,15 et 4,3%, soit une prime de risque de 0,65 à 08% pour une maturité de 15 ans. A noter que les allocations de ce premier emprunt se feront à la française (1). Qu’est-ce qui a motivé le rail à lancer cet emprunt? Le contrat qui le lie au groupe OCP, datant de 1984, a fait l’objet d’un avenant en janvier de l’année dernière. Cette modification concerne l’accroissement des quantités de phosphates transportées sur l’axe Nouaceur/Jorf Lasfar de 2,8 millions de tonnes à partir du mois prochain. Toutefois, la capacité actuelle de cette ligne (8,5 millions de tonnes) bloque la réalisation de cet objectif. Les investissements financés par le premier emprunt obligataire porteront la capacité annuelle de cette ligne à 16 millions de tonnes. L’OCP s’engage en contrepartie à verser une plus value annuelle de 42 millions de dirhams sur 15 ans sur la base d’un taux d’intérêt de 7,2%. Cette somme peut être révisée en fonction «des conditions financières obtenues pour la réalisation de l’investissement». Elle devrait ainsi descendre jusqu’à 36 millions de DH compte tenu des taux appliqués à l’emprunt obligataire. A noter que l’ensemble de ces flux fera l’objet d’un nantissement de premier ordre en guise de garantie au profit des créanciers du premier emprunt. . Mieux vaut anticiper que subirOutre le soutien de l’effort d’investissement cette opération permettra à l’Office d’alléger ses dettes à long terme. Les 530 millions de dirhams, objet du deuxième emprunt, représentent en effet l’encours actuel (61 millions de dollars) du prêt contracté il y a dix ans auprès de la BAD. Rappelons que sa valeur initiale était de 81,5 millions de dollars, payable en 20 ans dans 5 ans de différé rémunéré au taux d’intérêt Libor +0,5%(2) sur 6 mois.Le montant du deuxième emprunt sera scindé en 5.300 obligations d’une valeur nominale de 100.000 dirhams avec un taux facial fixe de 3,7% et une maturité de 15 ans. Ces titres bénéficient de la garantie de l’Etat en guise de garantie. Qu’est-ce qui motive cette décision ? En effet, l’ONCF s’est retrouvé en proie à deux catégories de risques. D’une part, le taux d’intérêt de la BAD a enregistré une augmentation exponentielle passant de 1,7 à 5,1% entre juillet 2003 et juillet 2005. De l’autre, la parité dirham qui modifie perpétuellement l’encours du prêt. Le retour de l’ONCF sur les marchés financiers s’inscrit dans le projet d’entreprise du groupe. L’Office ne se restreint plus aux fonds attribués ou garantis par l’Etat. Il cherche désormais des horizons de financement plus étendus auprès du public. Rappelons que la première opération du genre a été lancée à l’occasion du passage de la caisse de retraite interne de l’ONCF au régime du RCAR. D’autant plus que l’Office affiche une santé financière assez «surprenante». Longtemps considéré comme une entreprise en redressement, l’ONCF a vu son résultat net sortir du rouge en 2004 (138,3 millions de dirhams) pour passer à 505,3 millions de dirhams au terme de l’année dernière. Nouaim SQALLI---------------------------------------------------------------------------(1) Le chef de file du syndicat de placement fixera le prix limite de l’adjudication correspondant au prix le moins élevé des demandes retenues, et ce, dans la limite des titres disponibles. Les soumissions retenues seront entièrement servies au prix limite, soit au prix le moins élevé. (2) London InterBank Offered Rate : Taux d’intérêt de référence pour les prêts interbancaires sur la place de Londres et des eurodevises.

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