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Le "P'tit-Déj d'Enjeux" : Mjid: "Fini le parrainage du coup de coeur"

Par L'Economiste | Edition N°:67 Le 18/02/1993 | Partager

M. Mjid, de qui dit-on "qu'il est né en courant" était l'invité du petit déjeuner débat d'Enjeux. "Sport et sponsoring" a été le thème choisi pour cette rencontre mensuelle et matinale. Les principaux points évoqués ont porté sur les différentes définitions du sponsoring, les droits et obligations des différentes parties, le phénomène "sponsoring" au Maroc
et son évolution. Cette dernière a été pratiquement "noyée" par les expériences personnelles des Présidents de Fédérations présents au débat.

La pratique de plus en plus fréquente du sponsoring est aujourd'hui perçue comme un investissement consenti à moyen et long terme par l'entreprise.

Le but est donc de promouvoir et de dynamiser l'image de l'entreprise. Celle-ci "accole" son nom à une "star" des stades ou à une équipe reconnue du public. "A l'instar des autres secteurs de l'économie, le sport devient une industrie qui se développe, accompagnée de règles marketing bien précises", souligne M. Mjid. Sans cette rigueur, le sponsoring est dans tous les cas voué à la disparition.

Aujourd'hui, ajoute-t-il, "fini le parrainage du coup de coeur. Place aux stratégies de communication".

Au Maroc, rappelle M. Mjid, le sponsoring a mal démarré. Les sponsors se sont vite fatigués face à une mauvaise gestion de leur participation et face "au profit immédiat".

Les grandes entreprises se sont de plus en plus éloignées et les petites n'avaient pas les moyens pour s'engager dans la course.

La destination réelle du sponsoring est avant tout la formation. L'argent du sponsoring doit servir à investir dans des écoles, des centres sportifs qui donneront des résultats à long terme.

M. Mjid met, par ailleurs, l'accent sur les deux vocations qui composent le sponsoring. Il s'agit tout d'abord de soutenir les athlètes de haut niveau, mais aussi la "masse" dont il faut s'occuper et qui deviendra à son tour l'élite. "Sponsoriser les jeunes, permettre à une certaine classe défavorisée d'accéder au sport, c'est en quelque sorte mettre un frein à la délinquance, en un mot conserver des acquis, à la fois sociaux et économiques".

Près de 65% de la population marocaine est concernée par le sport. Celui-ci n'est plus perçu comme une simple activité physique, mais aussi une activité sociale, économique et politique.

"C'est un forum politique, que je nommerai modestement Parlement et Communes des sportifs dirigeant occasionnellement", déclare M. Mjid.

Pour certains, le sponsoring est le terme anglais pour le parrainage. Pour d'autres, il s'agit de deux notions qui se chevauchent. En effet, techniques de communication, le sponsoring et le parrainage n'ont de commun que le support financier fourni en échange de la mise en avant de la marque ou du nom de l'entreprise concernée. Le sponsoring est défini comme étant une aide financière allouée à une entité quelconque dans le but de retombées publicitaires. Le parrainage, quant à lui, s'accompagne généralement de l'insertion des sportifs dans la vie active.

Malgré l'usage courant du terme de sponsoring, il est à noter que la loi du 19 Mai 1989 relative à l'éducation physique et aux sports n'a trait qu'au parrainage.

D'après l'article 30 de ladite loi, le parrainage, et plus précisément les conventions de parrainage sont "les contrats conclus, sous le contrôle de l'Administration, entre les entreprises intéressées et les groupements sportifs ayant pour objet d'assurer la formation professionnelle et la stabilité de l'emploi de l'athlète, le renforcement des moyens financiers, administratifs et techniques du groupement sportif en contrepartie de la promotion, sous toutes ses formes, de l'entreprise concernée.

Enfin, pour ce qui est des droits et obligations des différentes parties, le sponsorisé a "droit à l'indépendance et à la non-ingérence", souligne M. Mjid.

Il aura, en contrepartie, l'obligation de "tenir au courant le sponsor des résultats du financement qu'il accorde et de la gestion qui en est faite".

M.O.

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