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International

Le pétrole à son plus haut sommet depuis 18 ans

Par L'Economiste | Edition N°:2260 Le 21/04/2006 | Partager

. Le prix du baril atteint 74 dollars. Principale cause, baisse des réserves américaines. Le FMI pour une répercussion du prix sur les consommateursLE baril de pétrole Brent de la mer du Nord a atteint pour la première fois la barre des 74 dollars jeudi 20 avril à la Bourse de Londres. C’est son plus haut niveau depuis le début de sa cotation sous sa forme actuelle en 1988. A New York et en Asie, le cours du «light sweet crude» dépassait les 72 dollars, soit son plus haut niveau depuis le début de sa cotation en 1983. Cette nouvelle flambée «est une réaction à la baisse des stocks américains de pétrole annoncée, mercredi 19 avril, par le département américain de l’Energie (DOE)», a commenté Bruce Evers, analyste chez Investec. Le DOE a rapporté une baisse de 800.000 barils des stocks de pétrole brut à 345,2 millions de barils lors de la semaine achevée le 14 avril. Les analystes ont tablé en moyenne sur une progression de 2,3 millions de barils. Les stocks d’essence ont chuté de 5,4 millions de barils à 202,5 millions. Alors que les prévisions annonçaient une baisse de seulement 2,2 millions de barils. «Quant aux stocks de produits distillés, ils ont reculé de 2,8 millions de barils à 114,6 millions,» selon le DoE. Les analystes s’attendaient un repli de 1,4 million de barils en moyenne. Ce déclin des stocks fait craindre au marché une insuffisance de l’approvisionnement en essence. Il coïncide avec la saison des départs en vacances des Américains, pic annuel de la consommation de carburant aux Etats-Unis. Cette crainte est accrue par de nouvelles normes environnementales aux USA. La production des raffineries, qui doivent désormais inclure de l’éthanol (et non du MTBE qui est trop polluant) dans la composition de l’essence. Elle est aussi renforcée par le fait que le Nigeria voit sa production amputée de 20% par les récentes attaques menées par des militants séparatistes dans le sud du pays. Le marché reste aussi sur les nerfs face à l’escalade des tensions entre les Etats-Unis et l’Iran. Les analystes évoquent des scénarios catastrophes qui porteraient le baril de brut au-delà de 100 dollars en cas de conflit ou de saison des ouragans. Le chef de la diplomatie américaine, Condoleezza Rice, n’a pas exclu, jeudi 20 avril, que «les Etats-Unis interviennent militairement contre l’Iran au nom du droit de Washington à l’autodéfense, tout en déclarant qu’elle voulait encore croire à une solution diplomatique».Par ailleurs, le directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Rodrigo Rato, estime qu’il «faut répercuter sur le consommateur les nouveaux prix de l’énergie». «Le prix du pétrole a atteint des niveaux qui excluent un retour à ceux d’il y a deux ans, à 30-35 dollars le baril», ajoute-t-il. Le FMI considère qu’il y a un 15% de probabilités que le prix du baril dépasse les 80 dollars à la mi-2006. Selon lui, «les pays consommateurs, qui n’ont pas investi dans le raffinage depuis une décennie, doivent renverser cette tendance».Quant au ministre algérien de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil, il a affirmé que «les gouvernements des pays occidentaux doivent baisser les taxes sur les carburants pour réduire l’impact des prix élevés du pétrole sur les consommateurs». Pour sa part, le ministre iranien du Pétrole Kazem Vaziri Hamaneh a déclaré jeudi 20 avril que «son pays était opposé à une hausse de la production de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP).Tout vendeur est naturellement satisfait lorsque les prix augmentent». Des déclarations qui interviennent alors que le sommet UE-Japon est prévu pour lundi 24 avril à Tokyo. L’énergie dont l’UE a fait une priorité avec la hausse des prix du pétrole et les menaces sur les livraisons de gaz venu de Russie devrait être au coeur des discussions. Parallèlement, les grands argentiers du G7 se réunissent aujourd’hui à Washington, alors que l’économie mondiale est en bonne santé mais menacée par la flambée des prix du pétrole et l’aggravation des déséquilibres financiers mondiaux. Le G7-Finances, qui réunit les sept pays les plus industrialisés du monde (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie, Japon), se tiendra avant les assemblées de printemps du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale. Dans la foulée, un dîner réunira également la Chine, la Russie, l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis.


Producteurs et consommateurs réunis à Doha

PAYS producteurs et consommateurs de pétrole se retrouvent ce week-end en pleine flambée des cours du brut à Doha pour «dialoguer» lors d’un forum qui sera aussi l’occasion d’une réunion informelle des pays de l’Opep, dont aucune faveur n’est toutefois attendue. Une soixantaine de pays et d’organisations internationales seront représentés, pour beaucoup au niveau ministériel, à ce 10e Forum international de l’énergie prévu du 22 au 25 avril dans la capitale qatarie. Les thèmes classiques (défis de l’avenir, énergies renouvelables, sécurité énergétique, investissements...) devraient être dominés par la problématique des cours du pétrole.


L’or et le platine pulvérisent les records

LE prix de l’or a atteint, jeudi 20 avril à Londres, un plus haut niveau depuis plus de 25 ans et le platine a battu un autre record. Les inquiétudes sur les tensions géopolitiques et l’éventuel effet inflationniste de la flambée du pétrole sont les principales causes. A Londres, l’once d’or a grimpé à 645,85 dollars vers 09h00 quant au platine, il a atteint 1.131,50 dollars l’once sur le London Platinum and Palladium Market (LPPM), un nouveau record. Ce métal a pris 15% cette année.Synthèse L’Economiste

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