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Le pari de la hauteur

Par L'Economiste | Edition N°:2209 Le 08/02/2006 | Partager

. Une alternative au déficit foncier. Des avenues de grande portée méritent d’aller vers le R+10Aujourd’hui, le périmètre urbain est estimé à environ 120.000 hectares. Les frontières se sont étendues dans tous les sens et non seulement vers le nord comme le prévoyait le schéma directeur qui a pris fin en 2004 mais reste toujours appliqué. Tout cela en l’absence d’une vision globale. Depuis quelques années, la tendance des habitants est marquée par une migration vers les quartiers périphériques: Sidi Moumen, Bernoussi, Sidi Maârouf, El Oulfa... Ce mouvement migratoire trouve son explication, d’une part, dans l’attrait des projets immobiliers offrant des logements à des prix abordables. D’autre part, à la proximité de zones industrielles et d’affaires récemment aménagées (Sidi Maârouf, Aïn Sebaâ…). L’extension se fait aussi vers Dar Bouazza. Pour certains professionnels, c’est l’avenir de la ville. Sauf que l’extension vers la périphérie pose problème. Comme dans l’Hexagone, des voix s’élèvent pour mettre en garde contre les conséquences de la «banlieurisation». «Le souci de loger le maximum ne doit pas occulter les dérives d’un tel choix», préviennent des urbanistes. «Détrompez-vous, ce n’est pas le schéma français que l’on est en train de reproduire. Pire encore, c’est vers le modèle de l’Europe de l’Est que l’on s’achemine inéluctablement», analyse une architecte. En termes clairs, ajoute-t-elle, si les logements sont relativement bien conçus, l’espace public reste mal pensé et les occupants de ces ensembles se retrouvent isolés dans des «ghettos». Et si en France, l’Etat avait opté pour le locatif dans le cas des HLM et a donc le droit aujourd’hui d’intervenir et de rectifier le tir. Au Maroc, les habitations à caractère social sont des acquisitions à part entière, ce qui limite l’intervention de l’Etat et laisse la porte grande ouverte aux modifications de plans. Or, pour Sajid, les priorités d’il y a 20 ans ne sont plus de mise. Des projets de requalifications de certains quartiers s’imposent. Dans le même ordre d’idées, le maire préconise de sortir du schéma R+3 ou +4 et d’aller dans le sens de la hauteur. Idée également défendue par des urbanistes: «Des avenues de grande portée comme Zerktouni méritent d’aller vers le R+10», suggère Yahia Ben Moussa, architecte-urbaniste. Des projets de grande envergure qui coupent l’herbe sous les pieds des promoteurs de fortune. «Seuls des groupes structurés avec de solides références peuvent prétendre à ces marchés», poursuit le jeune urbaniste. Moyennant des compensations (espaces verts, servitudes…), les donneurs d’ordre devront sûrement les séduire.


Le concept des ZAC

Les zones d’aménagement concertées, qui ont une assise juridique (Dahir d’association de propriétaires), permettent, selon des urbanistes, une meilleure maîtrise du foncier avec la création de sociétés mixtes. Sauf que des professionnels soutiennent que la ville n’est pas assez mûre pour réussir de tels concepts basés sur la concertation. «L’absence d’implication des riverains vide ce concept de son essence», brandissent les adeptes des ZAC.Reste qu’un pas est franchi dans le sens de la concertation avec l’expérience-pilote enclenchée dans les anciennes arènes d’Anfa. «L’intérêt de ce chantier intégré est de donner une nouvelle vision d’urbanisme», affirme Sajid. La réhabilitation du boulevard d’Anfa (plan d’alignement, voirie, enfouissement des réseaux électrique et téléphonique, éclairage…).


Projets structurants

La réflexion autour de projets structurants associe acteurs politiques, économiques, médias… Des ateliers multidisciplinaires et des think-tank tentent de trouver des créneaux et de nouvelles niches permettant à la ville de Casablanca de se positionner sur l’échiquier régional, national et international. Et partant rivaliser avec les métropoles du Bassin méditerranéen. Des pistes sont fournies par le plan Emergence: aéronautique, outsourcing, automobile… Un prélude en est déjà donné avec le projet de Casa-Shore. Dans le pipe également, le projet de la Marina. L’idée est de relier le port à la ville. De même pour l’aérodrome d’Anfa qui a permis de dégager plus de 300 hectares à urbaniser. Au menu également, le développement de centres urbains pour décongestionner la ville et l’extension de «villes-satellites»: Aïn Harrouda, Dar Bouazza, Bouskoura, Nouaceur et Tit Mellil en feront partie. «Il s’agira de petites villes avec leurs propres plans d’aménagement pour alléger la pression sur Casablanca», explique un responsable urbaniste. Pour lui, la solution serait plutôt de développer des mini-projets urbains autonomes. C’est ce qui permettra de créer de petits ensembles équilibrés et partant favoriser la mixité urbaine. A. R. & K. E. H.

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