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Politique

Le Mouvement populaire redécouvre l’amazighité

Par L'Economiste | Edition N°:2741 Le 25/03/2008 | Partager

. Une tactique pour renouer avec la base électoralePourquoi le mouvement populaire (MP) s’intéresse à l’amazighité en ce moment précis? «Peut-être parce qu’il a été forcé de changer de rang et qu’il occupe actuellement une position inconfortable dans l’opposition» (1). Le but du MP est de renouer avec son ancien électorat majoritairement amazigh. Les militants amazighs ne désapprouvent pas ce genre d’initiative. «Cela permet de développer les concepts sur l’amazighité et seuls les résultats importent», indique Ahmed Assid chercher à l’Institut royal de la culture amazighe (Ircam). A côté des dirigeants du MP Mohand Laenser et Mahjoubi Aherdan, étaient présents dans la salle notamment Abdelaziz Meziane Belfkih, conseiller de SM le Roi et Mustapha Mansouri président de la chambre des représentants au Parlement. Fouad Ali El Himma, pressenti pour une intervention s’est en revanche désisté.Les participants majoritairement du MP ont pu débattre de questions liées à l’amazighité et à l’enjeu de développement, à la problématique des droits de l’homme et surtout à l’amazighité entre le culturel et le politique. C’est connu, l’une des questions récurrentes qui partage les amazighs c’est celle de la nature de leur mouvement, culturelle pour certains, politique pour d’autres. Une chose est sûre, les premières revendications des amazighs étaient purement culturelles (reconnaissance de l’identité amazighe, préserver la culture et le patrimoine amazigh…). «Le culturel a précédé, mais le politique n’a pas suivi car, durant des années, l’amazighité était un tabou», estime Assid. Puis la transition vers le politique s’est faite, grâce aux acquis culturels (création de l’IRCAM, enseignement de la langue amazighe, intégration de la langue amazighe dans les médias…). Ce sont donc les associations et les intellectuels qui se sont occupés de la culture amazighe pour réfléchir à la place qui lui sera accordée dans la société. Maintenant les partis politiques s’intéressent également à l’amazighité. «Ils doivent estimer que la culture amazighe est quelque chose de mobilisateur et qu’elle répond à des attentes au niveau de la société et que par conséquent son intégration dans leur programme va leur permettre de mieux approcher les électeurs», estime Ahmed Boukous, recteur de l’Ircam. Saad Souleymane BOUHMADI-------------------------------------------------------------------(1) La citation est celle d’un participant qui a tancé en public les organisateurs de la 3e université du printemps. Celle-ci avait pour thème «l’Amazighité et l’enjeu du projet sociétal démocratique et de développement».

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