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International

Le monde incapable de sauver le Liban

Par L'Economiste | Edition N°:2331 Le 01/08/2006 | Partager

. Le carnage de Cana scelle l’impuissance de l’ONU . Israël exclut un cessez-le-feu immédiat Après le bombardement de Cana, le 30 juillet, qui a tué 52 civils principalement des enfants, Israël a assuré avoir suspendu ses frappes aériennes au Liban pour 48 heures, tout en se réservant le droit de continuer à attaquer d’éventuels commandos du Hezbollah. Le Premier ministre libanais, Fouad Siniora, a dénoncé «les criminels de guerre israéliens» et exigé «un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel, et une enquête internationale sur les massacres israéliens au Liban».Le Conseil de sécurité de l’ONU, réuni en urgence le 30 juillet, a déploré mais sans la condamner le carnage de Cana. Cette frappe est la plus meurtrière depuis le début de l’offensive israélienne contre le Hezbollah au Liban. Cette «guerre» est entrée aujourd’hui 1 août dans sa 21e journée. Le drame de Cana a suscité réprobation et manifestations dans le monde. Le Conseil a chargé le secrétaire général, Kofi Annan, de lui présenter un rapport d’ici une semaine sur les circonstances de cet événement tragique.L’aviation israélienne compte continuer ses frappes au cas où des commandos du Hezbollah seraient repérés. Parallèlement, Israël coordonnera avec les Nations unies 24 heures de «passage sûr» pour les civils qui souhaitent quitter le secteur.Auparavant, le porte-parole du département d’Etat américain Adam Ereli avait annoncé la «suspension par Jérusalem de ses frappes aériennes au Liban sud pour se donner le temps de mener une enquête» sur le bombardement de Cana. Mais le ministre israélien de la Défense, Amir Peretz, a précisé le 31 juillet que pour Israël cela ne pouvait signifier un cessez-le-feu immédiat au Liban. La secrétaire d’Etat chargée des Affaires étrangères Condolezza Rice a dû renoncer à se rendre à Beyrouth après le drame de Cana. Elle est rentrée, le 31 juillet à Washington, après avoir rencontré le ministre israélien de la Défense, Amir Peretz.L’Union européenne, qui n’est pas épargnée par les dissensions internes, va néanmoins chercher le 1er août à Bruxelles à peser pour un règlement du conflit au Liban en réclamant la fin des hostilités. Convoqués par la présidence finlandaise de l’UE, les ministres européens des Affaires étrangères devaient se retrouver aujourd’hui afin de «discuter de toutes les étapes nécessaires pour mettre fin au conflit, dont un règlement politique et les forces internationales pour soutenir un cessez-le-feu permanent. La Russie estime qu’un cessez-le-feu «immédiat» est plus que jamais nécessaire après le drame de Cana, qui constitue une «violation grossière» du droit humanitaire, a déclaré lundi le porte-parole de la diplomatie russe, Mikhaïl Kamynine. Tandis que les USA et la Grande Bretagne continuent à soutenir Israël. Selon le gouvernement libanais, 750 personnes, principalement des civils, ont été tuées au Liban depuis le lancement de l’offensive le 12 juillet après la capture par le Hezbollah libanais de deux soldats israéliens. Le gouvernement israélien a exprimé ses «regrets» après ce bombardement. Mais il a rejeté la responsabilité sur le Hezbollah, soutenu par la Syrie et l’Iran. Il s’est justifié en affirmant que Cana servait de refuge aux combattants chiites. Le Hezbollah a réagi en tirant 156 roquettes sur le nord d’Israël, un record depuis le début de la crise, selon l’armée israélienne. Le conflit a fait plus de 800.000 déplacés au Liban et entraîné l’évacuation de ce pays de dizaines de milliers d’étrangers. En Israël, 18 civils ont été tués par ces roquettes depuis le 12 juillet, alors que 33 militaires sont morts dans le cadre de l’offensive israélienne au Liban. Parallèlement, l’armée israélienne mène depuis le 28 juin une opération dans la bande de Gaza pour retrouver un soldat capturé par des groupes palestiniens. 147 Palestiniens ont été tués depuis le début de cette offensive.A noter que l’aviation israélienne a mené deux raids aériens contre la bande de Gaza dans la nuit du 31 juillet alors que les groupes armés palestiniens menacent Israël de venger la mort de 52 civils tués dans des bombardements à Cana, au Liban sud. Les Brigades des martyrs al-Aqsa, groupe armé issu du Fatah du président palestinien Mahmoud Abbas, et les Comités de la résistance populaire ont prévenu que «toutes les options étaient ouvertes» pour frapper Israël. Quant à la branche militaire du Jihad islamique, elle a explicitement menacé Israël d’attentats suicide. A Gaza, quelque 2.000 manifestants, qui protestaient contre l’offensive au Liban, ont partiellement mis à sac dimanche soir les bureaux des Nations unies, avant d’être repoussés par les forces de sécurité palestiniennes.


Division diplomatique

Depuis le début du conflit, Washington et Londres soutiennent l’Etat hébreu dans son rejet d’un cessez-le-feu immédiat, qui, d’après eux, garantirait une reprise ultérieure de la violence. La France, qui demande un cessez-le-feu immédiat entre Israël et le Hezbollah, a marqué ses distances avec les Etats-Unis. La France a introduit, le 30 juillet, un projet au Conseil de sécurité, prévoyant notamment de jeter les bases nécessaires à un accord-cadre politique en vue «d’un cessez-le-feu permanent et d’un règlement durable». Le projet détaille des mesures à prendre pour cela, y compris le déploiement d’une force internationale, sous réserve de l’approbation des gouvernements libanais et israéliens et d’un accord de principe entre eux sur les principaux éléments d’un plan de règlement global.. TensionL’Iran a durci son attitude face à la communauté internationale dans le différend sur son programme nucléaire, en indiquant pour la première fois que les offensives israéliennes contre le Hezbollah au Liban et le Hamas dans la bande de Gaza auront un impact sur sa réponse. L’Iran a prévu de répondre le 22 août à cette offre. Celle-ci comporte des mesures incitatives. Son rejet ouvrirait la voie à des mesures contre Téhéran au Conseil de sécurité de l’ONU. La menace devrait s’accentuer avec l’adoption par le Conseil d’une résolution exigeant de l’Iran la suspension de toutes ses activités liées à l’enrichissement d’uranium d’ici le 31 août. Selon des diplomates étrangers en poste dans la capitale iranienne, Téhéran semble prêt à une confrontation sur ce point. La diplomatie iranienne n’a pas précisé si la confrontation ne ferait qu’ajouter au conflit au Liban et dans les territoires palestiniens, ou s’il aurait une influence directe sur ce dernier. L’Iran, ennemi juré d’Israël, est considéré comme le principal soutien des mouvements palestiniens du Hamas et libanais du Hezbollah. Mais Téhéran a toujours démenti, en jurant n’apporter qu’un soutien moral au mouvement radical chiite. Synthèse L’Economiste

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