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    Economie

    Le Maroc subit, la Chine promet…

    Par L'Economiste | Edition N°:2022 Le 17/05/2005 | Partager

    . Textiles: Créer un partenariat sino-marocain pour le marché américain. Pas de solutions pour les marchés européens. De bonnes intentions à vérifierLa Chine ne perd pas le nord. Selon son vice-ministre du Commerce Yu Guangzhou, en visite au Maroc, son pays serait prêt à «développer un partenariat des entreprises de textile chinoises et marocaines pour faire du Royaume une plate-forme d’exportations, profitant de l’accord de libre-échange Maroc-USA». L’idée est de contourner les restrictions imposées par l’Oncle Sam à la Chine pour certains produits dans le textile! Le président de l’Amith, Karim Tazi, salue l’initiative mais demande à voir sur le terrain.Arrivé dimanche au soir, Guangzhou a rencontré hier lundi le ministre du Commerce extérieur Mustapha Mechahouri et son homologue de l’Industrie et du Commerce Salaheddine Mezouar, avant de s’entretenir avec le Premier ministre Driss Jettou. Sans se faire d’illusions sur le pouvoir de négociation du Maroc, la démarche de la Chine à l’égard de ces pays qui subissent les exportations chinoises est appréciée par les officiels. «Nous sommes conscients de certains dégâts et je suis venu pour vous écouter», a déclaré Yu Guangzhou à Mechahouri. Pour les importations chinoises, le Royaume est en état de surveillance et peut aller, «si le préjudice est aggravé, jusqu’à faire activer la procédure des clauses de sauvegarde conformément aux dispositions de l’OMC», affirme Mechahouri. Lors de la séance de travail avec son hôte chinois, celui-ci a «attiré l’attention sur l’importance des exportations chinoises au Maroc sur quelques produits spécifiques et de la baisse des prix de ces produits variant entre 40 et 60% depuis 2003». En réponse à ces états de faits, la Chine propose un panel de mesures ne touchant pas directement à la problématique du textile marocain, puisque, pour ce volet, elle a promis des mesures «d’autorestriction» par une hausse des barrières tarifaires. Guangzhou rapporte que son pays est disposé à importer du Maroc jusqu’à 800.000 t de phosphates et engrais phosphatés d’ici à 2007. La rencontre avec l’Office chérifien des phosphates (OCP) prévue aujourd’hui devrait le confirmer.En 2004, les exportations des phosphates sont de 103.000 t, selon le ministère du Commerce extérieur. La Chine se dit preneuse «de toute quantité de poissons, sardines, et farines de poisson» en provenance du Royaume. Elle participerait également au financement de projets proposés par les entreprises marocaines exposant à la prochaine foire des consultations des investissements qui se tient à Pékin.La Chine veut calmer les esprits par ces mesures même si sa sincérité est encore à prouver.


    Vérité des prix

    La rencontre ce matin du vice-ministre chinois avec les professionnels du textile est le rendez-vous-clé de cette visite. L’Amith s’aligne sur les requêtes de l’UE, c’est-à-dire obtenir une limitation volontaire de la Chine. «Nous n’avons aucune exigence à exprimer, et nous n’avons aucun levier pour négocier.Tout ce que nous pouvons faire, c’est fournir des armes à Mandelson (ndlr: Commissaire européen pour le Commerce extérieur)», explique le président de l’Amith, Karim Tazi. Lors de cette réunion, Tazi présente l’ampleur des dégâts causés par les importations chinoises. D’autant que «nous sommes pleinement conscients que l’avantage détenu l’est d’une façon déloyale. Je ne suis pas sûr que la Chine pratique la vérité des prix», poursuit-il.Sur un créneau différent, la proposition d’un partenariat maroco-chinois de textile pour exporter aux Etats-Unis est intéressante. «Mais nous attendons de voir s’il y a une sincère volonté de mettre en place cette plate-forme».Mouna KADIRI

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