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    Economie

    Le Maroc et la crise des subprimes
    Les PME au centre des préoccupations

    Par L'Economiste | Edition N°:2774 Le 12/05/2008 | Partager

    . Bâle II: avantage ou inconvénient?. Mezouar appelle la Smaex à changer de palier Bâle II en question. Pourquoi le choix de ce ratio et quelle conséquence sur la PME marocaine? C’est l’un des sujets qui a caractérisé les débats du colloque organisé par la Smaex (voir pages 4 et 5). Pour son PDG, Nezha Lahrichi, la nouvelle réglementation bancaire interpelle: «Parce que l’octroi de crédit aux entreprises va dépendre désormais du risque représenté par le prêt envisagé, sur la base du nouveau système de notation». En ce sens, dira Nezha Lahrichi, l’analyse du risque, son identification, son évaluation et sa gestion mobilisent tous les acteurs de la finance. Il n’en fallait pas plus pour piquer le ministre de l’Economie et des Finances. En réponse aux interrogations de la Smaex, Salaheddine Mezouar a suggéré à cette institution de changer de palier et de se fixer de nouveaux objectifs, «de façon à suivre l’évolution de l’économie marocaine». Autrement dit, la Smaex doit opérer sa mutation pour devenir un outil d’accompagnement stratégique de la politique d’exportation. Les préoccupations du ministre par rapport à toutes les questions relatives aux implications de la crise des subprimes au Maroc sont justifiées. D’autant plus que les PME constituent l’essentiel du tissu productif de notre économie, plus de 95%. «Les PME constituent le lieu par excellence où s’expriment avec force les retournements de conjoncture». Partant, Mezouar se pose plusieurs questions:La complexité qui caractérise les PME ne risque-elle pas de se traduire par une restriction du crédit ou son renchérissement? . Bâle II: InterrogationsDe manière générale, Bâle II ne risque-t-il pas de freiner l’innovation financière, qui par nature est porteuse de risque? Ces interrogations interviennent au moment où tous les espoirs du gouvernement sont portés sur l’approfondissement du marché de capitaux et la création d’instruments de financement innovants pour accompagner la croissance. C’est à ce niveau que les turbulences financières actuelles rappellent que «la maîtrise des schémas de risque est fondamentale pour la solidité financière». Quel doit être alors le bon dosage entre régulation et innovation?Deux thèses s’opposent. Pour la première, Bâle II désavantage les PME par rapport aux grandes entreprises, «du fait de leur probabilité de défaut plus grande». Pour la seconde, ce ratio a été conçu pour ne pas pénaliser les PME, «parce qu’il y a un effet portefeuille». C’est-à-dire que les risques sont diversifiés et mutualisés. Entre ces deux écoles, la patronne de la Smaex se dit inquiète. «Le débat est plus prononcé lorsqu’il s’agit d’entreprises exportatrices, qui ont des clients aux quatre coins du monde et dont la solvabilité est plus difficile à cerner».En tout cas, la transposition de Bâle II traduit les efforts des pouvoirs publics visant à aligner le secteur financier sur les meilleurs standards internationaux. Reste à mettre en place les outils d’accompagnement pour tirer profit des multiples avantages qu’offre cette nouvelle réglementation bancaire. My Ahmed BELGHITI

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