×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Le Maroc et la crise des subprimes
    Le terrible choc du pétrole

    Par L'Economiste | Edition N°:2774 Le 12/05/2008 | Partager

    . Tout le bénéfice des réformes s’envole dans les subventions . Il faut réformer sérieusement la compensation. Subventionner pour payer la paix socialeA l’assurance du ministre de l’Economie et des Finances, Salaheddine Mezouar, s’oppose la prudence du directeur du Trésor, Zouhair Chorfi. Le constat de ce dernier est sans équivoque. Les marges budgétaires dégagées grâce aux réformes sont absorbées sous l’effet des chocs exogènes. Notamment la réallocation de ces marges aux charges de la compensation, qui atteindra 31 milliards de DH cette année, soit 4,7% du PIB. «Malgré ce choc, la situation macro-économique restera maîtrisée en 2008», rassure Chorfi, qui fonde tous ses espoirs sur la croissance du PIB non agricole de 6% chaque année depuis 2004. Il y a aussi l’apport du transfert des MRE et des recettes du tourisme, qui connaissent une amélioration continue, avec près de 120 milliards de DH en 2007. Mais la situation dépeinte par le directeur du Trésor rend incontournables et urgentes les réformes des secteurs de l’énergie et de l’agriculture. Les prévisions 2008 tablent sur 75 milliards de DH, soit plus de 11% du PIB pour la facture énergétique. Pour le secteur agricole, les espoirs sont portés par le tout nouveau Plan Vert. Le SOS du directeur du Trésor porte sur la réforme du système de compensation et la mise en place de filets de protections sociales, ciblant mieux les populations vulnérables. Car, si rien n’est fait, prévient le directeur du Trésor, on pourra s’attendre au pire. Là-dessus, son ministre relativise. Pour Mezouar, le problème n’est pas le montant de la compensation, encore moins son pourcentage sur le PIB, mais son utilisation et son impact. Son argument se défend. «Si on n’avait pas ce système de compensation, qu’est-ce qui se serait passé, dans un contexte où les matières premières augmentent de même que les produits de base»? Personne ne sait.Ce qui fait dire au ministre, «à la limite, la compensation n’est pas un coût, c’est un investissement pour un meilleur équilibre social». Il reconnaît que 30 milliards de DH de compensation, c’est beaucoup, mais s’interroge sur le contre-coup de cette situation. D’autant plus que la problématique de répartition des revenus de la richesse est réelle. Le débat au sein du gouvernement, c’est de savoir comment mieux affecter ces ressources. La problématique est donc structurelle et, par conséquent, Mezouar appelle à réfléchir à des solutions pour des schémas alternatifs. Parmi l’une des pistes privilégiées, le système brésilien de bourses allouées aux populations les plus démunies. Mais «nous allons mettre en place un système adapté à nos réalités». Il n’empêche que des équipes du ministère des Finances seront dépêchées dans les pays où sont appliqués ces systèmes de subvention. En attendant, Mezouar rassure: «Nous avons aujourd’hui la possibilité de faire face à la situation sans toucher à l’investissement». Jusqu’à quand? Le solde négatif de la balance commerciale a été de 138,8 milliards de DH l'année passée et le déficit budgétaire, hors compensation, est de 2,8% du PIB. De plus, à fin mars 2008, avec l’impact des importations des céréales, la facture énergétique a contribué à hauteur de 75,3% à la dégradation de la balance commerciale.Bachir THIAM

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc