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Affaires

Le Maroc dans la course mondiale de l’archivage audiovisuel

Par L'Economiste | Edition N°:2302 Le 21/06/2006 | Partager

Les archives audiovisuelles sont souvent considérées comme la mémoire des pays. La Maroc essaie de rattraper son retard dans ce chantier et la SNRT se fait accompagner en cela par l’Institut national de l’audiovisuel (INA) français. Emmanuel Hoog, patron de l’INA, analyse la portée des projets en cours. - L’Economiste: La sauvegarde des archives audiovisuelles… comment convaincre des enjeux?- Emmanuel Hoog: L’Institut national de l’audiovisuel est la première banque mondiale d’images numérisées. Nous conservons 2,5 millions d’heures de radio et de télévision. Cela fait de l’Ina un acteur majeur dans les domaines de la conservation, de la sauvegarde, de la numérisation et de la valorisation des archives audiovisuelles. Cette avancée technologique, nous avons le devoir de la partager, car la mémoire que nous conservons est collective. C’est dans cet esprit que le ministère de la Communication du Maroc et l’Ina ont souhaité organiser ensemble les premières «Journées panafricaines sur la sauvegarde des archives audiovisuelles». Cette manifestation fait partie des projets maroco - français prévus dans la convention que nous avons signée en septembre 2005. Ce séminaire a un triple objectif: souligner l’importance qu’apportent la France et le Maroc aux valeurs culturelles, historiques, éducatives et économiques des archives audiovisuelles; sensibiliser l’Afrique aux enjeux de la sauvegarde des images et des sons; proposer des solutions de sauvegarde à tous les acteurs du secteur audiovisuel africain.. Et dans le cas du Maroc, qu’est-ce qu’il y a à faire?- La tenue de ce séminaire à Rabat et l’implication de tous les grands acteurs du secteur audiovisuel marocain montrent l’importance accordée à la gestion des archives audiovisuelles au Maroc. En outre, l’Ina est à l’origine du programme européen CAPMED, qui a soutenu la sauvegarde et la valorisation du patrimoine audiovisuel de la région. Ce programme regroupe les principales entreprises du pourtour méditerranéen, dont la SNRT, principal détenteur d’archives audiovisuelles au Maroc, et 2M. Nous avons plusieurs actions communes en cours, tant dans le domaine de la formation des équipes (par exemple, nous formons des documentalistes) que dans la numérisation des archives. . Le champ audiovisuel marocain est en pleine ouverture. Quels sont vos projets pour accompagner cette évolution?- L’Ina était déjà là en 1989, à la création de la 2M! Nous avons formé l’ensemble de l’équipe fondatrice. Depuis, les échanges dans les domaines de la formation aux métiers de l’audiovisuel, du conseil et du patrimoine audiovisuel n’ont cessé d’augmenter.Les succès du Maroc dans l’accueil de grandes coproductions internationales, l’augmentation de la production télévisuelle locale, le lancement de nouvelles chaînes comme la chaîne éducative ou bientôt Médi 1 Sat génèrent des besoins importants de techniciens qualifiés, de journalistes et de créateurs.Nous travaillons régulièrement à la formation des équipes de la SNRT et de la 2M. Dans le cadre de la formation initiale, nous discutons avec l’OFPPT de la possibilité de notre implication dans la mise en place du centre de formation aux métiers du décors à Ouarzazate. Nous suivons également l’évolution du projet de centre de formation aux métiers de l’audiovisuel à Casablanca.Dans le domaine de la production, nous travaillons avec de jeunes réalisateurs marocains et nous nous intéressons aux projets de production à base d’archives.. L’Ina détient un bon nombre d’archives audiovisuelles sur la période du protectorat français au Maroc. Comment notre pays peut-il en tirer profit? Quelles sont les démarches entreprises par votre institution dans ce sens?- Les archives audiovisuelles qui traitent du Maroc d’avant 1956 et qui sont détenues par l’Ina représentent 20 heures de télévision, soit plusieurs centaines de sujets. Les plus anciennes datent d’octobre 1940. Elles montrent les troupes espagnoles à Tanger. La convention signée entre l’Ina et le ministère de la Communication prévoit l’engagement de l’Institut dans le développement du patrimoine audiovisuel au Maroc. La longue collaboration entre l’Ina et la SNRT a permis de donner corps à cette ambition. Une convention de partenariat tout à fait originale permet à la SNRT de disposer pour son usage de ces 20 heures d’images, et donc de les diffuser. Elle permet aussi à la SNRT de les commercialiser au Maroc. En contrepartie, la SNRT met à disposition de l’Ina une partie de son propre fonds d’archives, qui viendra enrichir les collections de l’Institut.


Archives pour tous

Suite à un travail de numérisation de ses archives, l’INA a mis en ligne gratuitement 100 000 archives représentant 10 000 heures de programmes. A côté de cette opération grand public, la numérisation a permis de diffuser plus rapidement les archives à ses clients et offre à la consultation gratuitement (à l’adresse www.ina.fr) les dix premières minutes des programmes, le reste est payant suivant différentes formules.«Ancien élève de l’Ecole nationale d’administration, Emmanuel Hoog a débuté sa carrière en 1988 au bureau du budget et des affaires financières du ministère de la Culture et de la Communication. En 1992, il est nommé rapporteur adjoint de la mission pour la création de l’Institut international d’histoire des arts de Paris et administrateur du Théâtre national de l’Odéon à Paris, fonction qu’il occupe pendant 5 ans. Il devient ensuite directeur délégué du Piccolo Teatro de Milan en 1997-1998.Il a également été conseiller pour la culture et l’audiovisuel au cabinet du président de l’Assemblée nationale, Laurent Fabius, ancien Premier ministre auprès de qui il conservera des fonctions identiques au ministère des Finances jusqu’à sa nomination à l’INA«Propos recueillis par Tarik QATTAB

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