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Le Maroc attend ses start-up

Par L'Economiste | Edition N°:627 Le 29/10/1999 | Partager


· Une activité marquée par la sous-traitance et la délocalisation, avec une forte prédominance de PME
· Les entreprises acculées à coller aux innovations technologiques


Pourquoi réunir trois secteurs en un seul salon?
Ceux qui se rendront à la troisième édition du Sielec, qui ouvre ses portes aujourd'hui, pourront toujours se poser cette question. Bien entendu, s'ils raisonnent par rapport au monde de l'infiniment petit, ils peuvent trouver un point commun entre l'électricité, l'électronique et l'éclairage. En dehors du fait qu'un groupement professionnel, à savoir la Fenelec, défend les intérêts de ces différents secteurs à la fois, la véritable explication se trouve ailleurs. L'électricité/électronique figure parmi les activités qui sont les plus ancrées à l'international. Et les chiffres réalisés à l'exportation peuvent en témoigner. La sous-traitance et la délocalisation sont des particularités de l'électronique et dans une moindre mesure de l'électricité. Il est d'ailleurs difficile d'imaginer que ces activités puissent se développer sans que le Maroc ne soit intégré aux réseaux de production internationaux.
L'électricité-électronique compte quelques succes-stories.
Dans l'électronique, SGS Thomson ou encore Alcatel ont réussi, et depuis longtemps, à investir des marchés à l'export. Dans l'électricité, des entreprises comme Ingelec pour la fabrication d'interrupteurs ou encore Bel-Transfo pour les transformateurs électriques sont aujourd'hui citées comme référence. Et ici, les perspectives semblent prometteuses. En particulier pour une activité dont la santé dépend fortement du dynamisme des investissements. "Le Maroc doit dans les six ans à venir porter le niveau d'électrification rurale de 30 à 80%. C'est une aubaine pour notre secteur", souligne le jeune président de la Fédération Nationale de l'Electricité et de l'Electronique (Fenelec), Salah Eddine Kadmiri.
Mais ces réussites ne sont peut-être que l'arbre qui cache la forêt.
Ces secteurs sont marqués par la prédominance des PME. Ce qui constitue parfois un handicap. La contrainte de la taille rend ces entreprises vulnérables lorsqu'il s'agit de soumissionner au marché public à l'occasion de grands projets d'investissements.
Mais attention, le secteur doit pouvoir relever un défi, peut-être beaucoup plus important. Il doit en effet épouser les évolutions technologiques qui se dessinent. L'électricité vit aujourd'hui à l'ère des réseaux ou encore de la domotique(1). La frontière entre l'électrique et l'électronique tend même à s'estomper. Le Maroc exporte aujourd'hui des produits de technologie moyennement avancée. Dans quelques années, il sera peut-être difficile de se contenter de l'avantage comparatif du coût de la main-d'oeuvre.

Mohamed BENABID

(1) Ensemble de techniques de gestion automatisée appliquée à l'habitation.

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