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Economie

Le marché mondial du voyage reprend des couleurs

Par L'Economiste | Edition N°:1555 Le 07/07/2003 | Partager

. Les experts de l'OMT envisagent une reprise de la croissance au second semestre 2003 . Principales raisons: le spectre du SRAS s'éloigne et l'économie américaine se redresseFini la période des vaches maigres, le tourisme mondial reprend des forces. Un second semestre 2003 meilleur que le premier, c'est en tout cas ce que semblent préconiser les résultats du nouveau baromètre du tourisme mondial de l'OMT à fin juin. Les spécialistes qui le composent sont unanimes. Même si les 6 premiers mois de l'année 2003 sont marqués par les effets de la guerre en Irak et l'épidémie du SRAS, «les perspectives sont plus encourageantes dans un avenir proche«. D'après le secrétaire général de l'Organisation mondiale du tourisme, Frangialli, l'optimisme des spécialistes se fonde sur plusieurs indicateurs: l'espérance d'une amélioration progressive de la situation économique, la diminution de l'incertitude sous l'effet du relâchement des tensions internationales et le recul de l'épidémie du SRAS. Toutefois, les réservations tardives et une évidente sensibilité aux prix demeurent les indicateurs des tendances lourdes du marché.Pour l'essentiel, certaines destinations ont commencé l'année avec une croissance considérable en comparaison avec les premiers mois de 2002 relativement bas, faut-il le rappeler. Le déclenchement de la guerre en Irak en mars a fait immédiatement chuter la demande, surtout pour ce qui est du transport aérien, du tourisme interrégional et des voyages vers les destinations jugées à risque, en raison de leur proximité de la zone du conflit. Cela dit, les professionnels et administrations nationales du tourisme (ANT), étant préparés, ont pu s'adapter rapidement aux nouvelles circonstances. Les mesures ont essentiellement consisté à déplacer ou à réduire la capacité et à maîtriser rigoureusement les coûts. Par contre, l'apparition du SRAS étant beaucoup plus inattendue a représenté un coup dur pour les destinations et les opérateurs. Aussi, les ANT ont soutenu le secteur avec des plans d'action rapide dans plusieurs domaines comme la communication, la promotion et le marketing.En Europe, l'attentisme des consommateurs s'est traduit début 2003 par une baisse de l'activité touristique dans la majorité des destinations européennes. Dès le début de la guerre, la plupart des pays ont enregistré une dégringolade de leurs chiffres touristiques. Avec la disparition de l'incertitude, les prévisions pour la saison d'été sont moyennes, voire bonnes, mais avec des réservations tardives et une pression sur les prix.Du côté des Amériques, les résultats varient considérablement entre l'Amérique du Nord et le reste du continent. Aux Etats-Unis, les préoccupations se sont focalisées sur la guerre, la crainte du terrorisme et la situation économique incertaine. Aussi en mars, les Etats-Unis, le Canada et le Mexique ont subi des baisses à deux chiffres. De nombreuses autres destinations de la région ont aussi enregistré un recul à cette même période, mais beaucoup moins prononcé. L'Argentine, le Brésil et les Caraïbes, quant à eux, montrent des signes manifestes de reprise de l'activité touristique. Pour les professionnels, ce redressement est dû à la fin de la guerre mais aussi aux signes de redressement de l'économie américaine. Un peu plus loin en Asie et Pacifique, c'était la panique totale. La flambée épidémique du SRAS en mars a perturbé l'évolution du tourisme dans cette région. Et gravement touché la majorité des destinations. Les résultats des 3 ou 4 premiers mois de l'année sont tous négatifs. Des chiffres d'autant plus déplorables que le comportement de la région avait été remarquable en 2002. Les seules destinations qui ont réussi à tirer leur épingle du jeu sont l'Asie du Sud et l'Océanie. Au cours des prochains mois, le tourisme subira encore certainement le contrecoup de l'épidémie du SRAS mais avec un grand espoir d'amélioration. Le nombre de nouveaux cas et décès signalés est en baisse continue et l'OMS a levé son veto sur plusieurs destinations. Par ailleurs, l'Afrique et le Moyen-Orient présentent des caractéristiques assez similaires, sous l'effet de la guerre en Irak. Par exemple, le Maroc, la Tunisie, l'Egypte, la Jordanie, le Qatar et le Liban avaient tous commencé l'année par une progression considérable de l'activité touristique en janvier. La croissance y a été plus modérée en février et les chutes y ont été assez importantes en mars. En avril, les pertes étaient déjà plus limitées, certaines destinations enregistrant même de modestes augmentations. Cependant, au Maroc, les attentats qui se sont produits le 16 mai dernier ont porté un coup dur au tourisme. Tout est mis en oeuvre pour redresser la barre. Radia LAHLOU

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