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Le marché européen du carbone sous pression

Par L'Economiste | Edition N°:2267 Le 03/05/2006 | Partager

. Chute du prix des certificats d’émission de CO2. Les émissions sont moins importantes que prévuesLe marché européen du carbone, où s’échangent des droits à polluer, est entré dans une zone de turbulences. Après l’annonce par plusieurs pays d’émissions moins importantes que prévu, le prix des certificats d’émission de CO2 a brutalement plongé. Six pays -la France, la République tchèque, les Pays-Bas, l’Estonie, la Belgique et l’Espagne- ont annoncé avoir enregistré des émissions de dioxyde de carbone inférieures aux prévisions pour 2005. Imaginé par les signataires du protocole de Kyoto, ce système vise à endiguer les émissions de CO2. L’idée est d’imposer des quotas aux pollueurs tout en leur permettant d’acheter des droits d’émission à ceux qui polluent moins. Le but est d’arriver à contrôler le volume global d’émissions de dioxyde de carbone et à le réduire progressivement. Un système d’échanges de ces quotas a ainsi été mis en place en Europe en 2005.La Bourse européenne Powernext Carbon, spécialisée sur le marché au comptant, a démarré l’année 2006 sur les chapeaux de roue avec un premier trimestre record d’échanges (5,97 millions de tonnes de CO2 négociées). L’annonce d’émissions moins importantes que prévu dans ces six pays a fait plonger le cours de la tonne de CO2. «Des circonstances exceptionnelles expliquent ce retournement. C’est la publication par les différents Etats membres des émissions vérifiées», affirme Jean-François Conil-Lacoste, directeur général de Powernext. Il s’agit en effet de vérifier l’adéquation entre les permis de polluer alloués à chaque pays et les émissions effectives de CO2. «Le marché réagit sainement aux fondamentaux mais de manière un peu brutale. Le cours de la tonne de CO2 «flirtait avec les 30 euros, il y a peu», a commenté Conil-Lacoste. La tendance était à la hausse. Le froid sec et rigoureux provoque une baisse d’hydraulicité. Autrement dit, le débit dans les cours d’eau se raréfie en raison du gel ou de la sécheresse. C’est ce qui mène à recourir aux centrales à charbon qui sont plus polluantes. Sur les six pays qui ont annoncé leurs émissions vérifiées pour 2005, cinq sont «vendeurs nets», avec des émissions inférieures aux allocations accordées. Seule l’Espagne est «acheteur net», mais avec un niveau d’émissions plus faible qu’attendu. Plusieurs autres pays européens, dont l’Allemagne et l’Italie, doivent révéler prochainement le niveau de leurs émissions pour 2005. Synthèse L’Economiste

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