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    Le lycée Massignon rend hommage à Jean Védrine

    Par L'Economiste | Edition N°:3512 Le 20/04/2011 | Partager
    Une nouvelle médiathèque porte son nom
    Hommage à l’un des acteurs de l’indépendance

    Le lycée Louis Massignon rend hommage à Jean Védrine. La nouvelle médiathèque de l’établissement Osui de Casablanca portera son nom. En présence des trois générations «Védrine»: son fils, Hubert Védrine, ancien ministre Français des affaires étrangères, son petit fils et son arrière petit fils, les lycéens ont tenu à saluer l’un des artisans de l’indépendance du Maroc. Il était en effet, l’homme que Mohammed V considérait, à l’égal de François Mauriac (bien que plus discret), comme le Français qui avait contribué le plus efficacement à l’indépendance de son pays. Pour dévoiler la plaque commémorative, personne d’autre que son arrière petit fils.
    La nouvelle médiathèque Jean Védrine du lycée a été inaugurée samedi 16 avril. L’occasion pour le proviseur, Michel Lepretre et le directeur général du réseau MLF-Osui, Jean Christophe Deberre, de créer un rendez-vous avec l’Histoire. Cet hommage a réuni des personnalités telles que Mahjoubi Aherdane ou encore M’hammed Boucetta, membres du premier gouvernement de l’indépendance.
    Au programme, des récitations de poèmes sur fond de projection photos. Un challenge pour une génération qui, comme l’a souligné le proviseur, était réticente au projet, préférant de loin surfer sur internet ou écouter de la musique branchée.
    Et comme l’avenir ne se fait jamais sans passé, le corps professoral du lycée Massignon a tenu à sensibiliser les élèves de seconde, à travers cet hommage à Jean Védrine, à un passé pas si lointain du Maroc: les années 1950.
    Du Maroc, Jean Védrine se souvenait: «Nous étions en 1952, j’allais au Maroc pour la première fois. J’ai trouvé partout à travers le pays des interlocuteurs accueillants (malgré la tension grandissante), Français et Marocains, de milieux divers. Expérience et découverte inoubliable». Le Maroc non plus tient à ne pas oublier Jean Védrine, ses Souverains ont depuis l’indépendance rendu hommage à cet homme que Jean Lacouture décrit comme «un des militants les plus valeureux parmi une pléiade d’hommes qui, sans se référer à une idéologie précise, ni puiser leur énergie dans tel ou tel conflit d’intérêts, avaient vu le Maghreb réprouver le traitement qui était infligé à ses peuples et décidé, de contribuer à mettre fin à l’injustice coloniale. Un vrai citoyen du monde».
    Né à Lyon, en 1914, dans une famille très modeste, Jean Védrine avait fait ses études chez les frères maristes (éducateurs de Mauriac). Il fait la connaissance de François Mitterrand au commissariat pour les prisonniers à Vichy, puis deviendra par la suite son ami intime.
    Passés dans la Résistance en 1943, comme leur chef de service Maurice Pinot, les deux hommes allaient se retrouver au lendemain de la guerre. Mitterrand, ministre, il devient directeur de son cabinet au commissariat des prisonniers. C’est à l’initiative du même Maurice Pinot, qui avait créé une affaire de parfums, que Jean Védrine découvrit le Maroc, pour lequel il éprouva un véritable « coup de foudre ». Une amitié que le Maroc continue de lui témoigner.

    Houda SIKAOUI

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