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Economie

Le genre fait le moine?

Par L'Economiste | Edition N°:2229 Le 08/03/2006 | Partager

. Les deniers publics pour lutter contre la discrimination. Sur le terrain, toujours autant d’inégalités…C’est une grande première: le genre a réussi à se frayer une petite place dans la loi de Finances 2006! Cela veut dire que le Maroc s’engage à utiliser les deniers publics pour la diminution des inégalités entre hommes et femmes.Et ça ne s’est pas fait sans mal: quatre ans d’âpres discussions en tout, entre le ministère des Finances et l’Unifem (United nations development fund for women) pour parvenir à ses fins: «gendériser» les budgets. Pour la première fois de toute son histoire, l’enveloppe nationale dispose donc d’une annexe spécifique à la manière d’aborder les priorités en matière d’équité de genre. La voie est désormais toute tracée et les autres ministères devront suivre. L’Education, la Santé, l’Agriculture et le Développement rural sont dans la ligne de mire pour l’intégration du concept dans la formulation et l’exécution des budgets. Le rapport Genre montre la démarche pour répondre aux priorités des femmes et réduire les écarts de genre, dans le cadre de l’allocation des ressources et programmes ministériels. Et contrôler l’orientation des dépenses actuelles de l’exercice 2006 vers les budgets planifiés et les priorités féminines. En clair: le gouvernement s’engage à instaurer des dépenses sensibles au genre assurant la réalisation d’objectifs spécifiques comme la scolarisation des fillettes, par exemple. Au Maroc, s’il n’y a pas «officiellement» de discriminations dans l’accès au travail (tant dans le public que le privé) depuis les réformes du code du travail: «la réalité du terrain est toute autre», indique la Banque mondiale suite au séminaire «Genre et politiques économiques au Maghreb», organisé il y a deux mois à Rabat.Les femmes subissent des problèmes spécifiques et souffrent d’une précarité au niveau de l’emploi. En ville par exemple, le gros d’entre elles travaillent dans le secteur informel, donc sans aucune sécurité, sociale ou d’emploi. «Il y a une reproduction de la distribution des rôles et des tâches domestiques dans le cadre du travail», estime un membre de l’institution de Bretton Woods. Par ailleurs, «un tiers de féminisation dans le public», d’accord, mais les femmes butent toujours sur l’accès aux postes de responsabilité. Le chômage des femmes diplômées augmente et sa durée est plus longue que celle des hommes. Autre constat: la femme, dans tous les secteurs, n’est pas syndiquée et est sous-représentée dans les associations de défense des droits des travailleurs. Il faut, notamment, lutter contre le «laxisme» dans l’application des lois (code du travail, notamment), changer les mentalités et encourager la création de structures temporelles et matérielles pour que les femmes soient à l’aise dans le monde du travail, indique la Banque mondiale… Et dans le privé: même combat, avec, en sus, la nécessité d’appliquer la discrimination positive pour que les femmes puissent bénéficier de ressources économiques et agricoles. Céline PERROTEY

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