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Culture

Le Festival de Marrakech acquiert ses lettres de noblesse

Par L'Economiste | Edition N°:1602 Le 16/09/2003 | Partager

. Rigueur éditoriale, cohérence et créativité sont les mots d'ordre. Edition consacrée à la découverte de nouveaux talents La troisième édition du Festival international du film de Marrakech, qui se tiendra du 3 au 8 octobre, se déroulera sans son fondateur, Daniel Toscan du Plantier. Mais les organisateurs ont la même volonté de convaincre. Quand Du Plantier a décidé d'associer son nom au Festival de Marrakech, il avait la nette conviction que le Maroc peut être une plate-forme cinématographique incontournable. “ C'est un projet qui lui tenait trop à cœur ”, a déclaré sa femme Mélita lors de la conférence de presse tenue hier à Casablanca. L'émotion était très grande. Le chagrin s'est mêlé à l'ambition afin que le Festival prenne la place qui lui est destinée parmi les rendez-vous de la cinéphilie universelle. La programmation de cette troisième édition se veut résolument internationale (15 pays y sont représentés). Grâce à des choix éditoriaux rigoureux et réfléchis, le Festival s'apprête à accueillir une programmation spécifiquement ancrée dans la ville, avec des films venus du monde et des cinématographies du sud. Au total 72 films sont proposés. Le nouveau comité de sélection, dirigé cette année par Christine Ravet, aura visionné plus de 800 films, dont 200 courts métrages. “La ligne éditoriale, cette année, c'est avant tout un parti pris d'originalité et de découverte avec les films sélectionnés dans la section Mawahib” , a précisé André Azoulay, vice-président délégué de la Fondation internationale du festival. Aucune place donc pour l'improvisation ou les choix hasardeux. “Nous avons voulu conserver la liberté de n'avoir aucun film lorsqu'il n'est pas bon. Car vouloir que tous les pays soient représentés, c'est forcément aller au compromis” a t-il ajouté. Une nouvelle section vient de s'ajouter à l'édition de cette année. Il s'agit de Mawahib (talents), une section consacrée à la découverte d'œuvres novatrices. Les douze films en compétition ainsi que le films de la section parallèle Mawahib, s'inscrivent majoritairement dans une réalité sociale contemporaine. Les films traitent pour leur majorité de l'après-guerre, l'après-révolution, l'après-Apartheid… Des sociétés en crise font l'objet d'un magique tour de manivelle qui transforme les réalités amères en parfaits chef-d'œuvres. Cette édition, le Maroc va afficher une forte présence dans toutes les sections, notamment à travers le film d'ouverture Mille Mois, de Faozi Bensaïdi, primé au Festival de Cannes, “Le Festival n'est pas né d'un effet de mode et encore moins du hasard ou d'un caprice. Il a été dès le départ un Festival inspiré, reconnu et légitime”, a conclu André Azoulay. Daniel Toscan du Plantier, compagnon de route hors pair, sera présent par son âme lors de cette édition dont il a commencé à dessiner les contours avant sa disparition. Une édition qui s'inscrit dans le sillage des précédentes mais qui va plus nettement afficher les ambitions du Maroc dans l'espace cinématographique international ainsi que sa capacité à proposer un projet culturel porteur d'idées. Hayat KARIM ALLAH

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