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Le désendettement des ménages plus long que prévu

Par L'Economiste | Edition N°:3360 Le 13/09/2010 | Partager

. Accentuation de la contraction de l’endettement du privé, selon la BRI. Les banques centrales en quête d’une «assurance de liquidité»Une crise financière débouche souvent sur une longue période de contraction de l’endettement du secteur privé non financier. Tel est le cas pour 17 des 20 crises bancaires systémiques qui ont été précédées d’une brusque augmentation du crédit, le ratio dette/PIB retombant en moyenne de 38% de pourcentage pour s’approcher de son niveau d’avant l’envolée. C'est ce qui ressort d'une étude récente de la Banque des règlements internationaux (BRI) publiée cette semaine et rédigée par Garry Tang et Christian Upper.A en croire les données historiques, il faut donc s’attendre à une accentuation de la contraction de l’endettement du secteur privé, en particulier des ménages, enregistrée depuis la fin de la récente crise. Les économistes de la BRI cassent donc l'idée bien ancrée que la récession serait la conséquence de la réduction de la dette du secteur privé. En 2007, les familles américaines étaient endettées en moyenne à hauteur de plus de 130 % du revenu disponible, alors que les noyaux familiaux anglais et espagnols avaient contracté des crédits pour respectivement plus de 160 % et d'environ 130 % de leur revenu disponible. Le processus de désendettement a commencé un peu partout dans les pays développés les plus marqués par la crise, des Etats-Unis à l'Irlande, de l'Espagne au Royaume-Uni, indiquent les experts.L'étude analyse, en outre, la situation des marchés des crédits consortiaux durant la crise financière. Les modifications de la structure et de l’objet des montages donnent à penser que des contraintes liées à l’offre de crédit ont encore aggravé le déclin marqué de l’activité sur ces marchés. «Une analyse économétrique confirme que la situation bilantielle des banques internationales a joué un rôle non négligeable«, affirment les experts.Par ailleurs, la crise financière a davantage sensibilisé au risque d’une soudaine pénurie de devises. C’est pourquoi autorités publiques et banques centrales sont en quête d’une «assurance de liquidité» qui leur garantisse l’accès à des liquidités internationales. Les experts analysent les solutions disponibles. Ils ont, en effet, proposé des mesures multilatérales, comme la mise en commun de réserves de change ou le recours à des institutions telles que le FMI; bilatérales comme les accords de swap; et unilatérales comme la constitution de réserves de change. «Toutes présentent des avantages et des inconvénients, ce qui laisse penser que des approches très variées seront finalement adoptées. Faute de mécanismes internationaux satisfaisants, les autorités continueront d’utiliser des mécanismes unilatéraux«, annoncent les experts du BRI.M. Az.

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