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Le déficit écologique s'alourdit

Par L'Economiste | Edition N°:460 Le 10/03/1999 | Partager

·6 millions de tonnes de déchets solides par an
·La pollution de l'air évaluée à 1,9% du PIB
· A quand une réglementation rigoureuse?


La facture de la pollution est très lourde. Les pouvoirs publics et tous les acteurs concernés sont aujourd'hui au chevet d'un environnement dont l'état est pour le moins inquiétant. Air, eau, déchets: le déficit écologique s'alourdit de plus en plus. L'effort à accomplir est colossal.
Ainsi, le coût de la dégradation de l'environnement est évalué à 20 milliards de DH par an, dont près de 15 milliards pour la pollution de l'eau (rejets des eaux usées et des effluents industriels), soit 8% du PIB. En tant que ressource stratégique, l'eau est soumise à plusieurs formes de pressions: utilisation irrationnelle, pollution d'origine domestique, industrielle et agricole (utilisation intensive des engrais, pesticides et produits phytosanitaires). Pour sa part, le littoral continue lui aussi à subir une dégradation de plus en plus généralisée. Un grand nombre d'espèces animales et végétales sont menacées de disparition et plusieurs écosystèmes subissent des agressions continues par la surexploitation, l'urbanisation et la pollution.
Du côté des déchets solides (ménagers, hospitaliers et industriels), leur production a connu durant les deux dernières décennies une augmentation sans précédent, liée notamment à une intensification des activités de production et de consommation.
Aujourd'hui, selon les données du Secrétariat d'Etat chargé de l'Environnement, le Maroc produit quelque 6 millions de tonnes de déchets par an. Par habitant et par jour, la production est très variable d'une région à une autre: entre 0,4 et 0,9 Kg. Le taux de collecte, quant à lui, est évalué entre 70 et 80%.
Par ailleurs, il est estimé que les frais des services de gestion des déchets varient entre 0,54 et 0,72% du PNB et que les coûts de la seule collecte des déchets solides oscillent entre 250 et 330 DH par tonne. Pour ce qui est de la pollution de l'air, les coûts de la dégradation ont été évalués à 4,5 milliards de DH, soit 1,9% du PIB. Cette situation en milieu urbain est principalement due aux gaz d'échappement de véhicules (un parc automobile vétuste, manque d'entretien, absence de contrôle...), aux émissions industrielles d'origine chimique, pétrochimique, ainsi qu'à l'absence de normes de rejets et d'une réglementation rigoureuse.
La pollution industrielle est fortement montrée du doigt. Aujourd'hui, plusieurs industries n'investissent dans des technologies propres que lorsqu'elles y trouvent un intérêt, car aucune réglementation ne les oblige à réduire leurs rejets liquides, gazeux ou solides. Des tentatives ont été effectuées avec notamment le décret limitant le taux des gaz d'échappement des véhicules. Ce texte est entré en vigueur en août 1998 mais a été suspendu pour des raisons "économiques et sociales"..., mais jusqu'à quand?

Meriem OUDGHIRI










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