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Economie

Le déficit commercial vers un record historique

Par L'Economiste | Edition N°:2375 Le 04/10/2006 | Partager

. Déjà 66 milliards de dirhams à fin août . La croissance soutient l’importation des biens d’équipement C’est un chiffre sans précédent. La balance commerciale accuse un déficit de 66 milliards de dirhams au cours des huit premiers mois de l’année. Cela équivaut à près de 40% des réserves de change du pays. Ce n’est pas une surprise. La détérioration du solde des échanges extérieurs est dans le rythme de l’exercice 2005 qui s’était clôturé avec un trou de 86 milliards de dirhams. A priori, elle confirme une reprise de l’investissement dans les entreprises, à en juger par la croissance des achats des biens d’équipements à l’étranger (voir détails plus loin). Les importations ont augmenté de 13,5% à 136,5 milliards de dirhams contre 120 milliards, la même période une année auparavant. Les achats hors pétrole enregistrent une hausse de 12,6% alors que ceux du pétrole brut augmentent de 20% sous l’effet d’une exceptionnelle flambée des cours internationaux. Au total, le Maroc a acheté pour 17 milliards de dirhams de brut pétrolier entre janvier et août. Signe du tonus de l’économie, les principaux postes à l’import connaissent de fortes hausses: produits énergétiques, biens d’équipements, demi-produits et produits finis de consommation. Avec 4 milliards de dirhams supplémentaires, les demi-produits occupent toujours la première position des produits importés avec une part de 23%. La flambée de cuivre (72%), de fer et acier en blooms (10%), d’engrais naturels et chimiques (70%) et de barres, tôles, feuilles et tubes (50%) constituent les principales composantes de cette progression. Les biens d’équipement arrivent au deuxième rang des achats à l’importation avec une part de 22%. Cette évolution témoigne d’une reprise de l’investissement malgré le biais de la réception des avions par Royal Air Maroc. Selon les données de l’Office des Changes, les commandes de machines et appareils divers, de fils et câbles électriques, de l’automobile (13%) et de machines génératrices et moteurs électriques sont en forte progression. Les biens de consommations régressent au quatrième rang (20%) après avoir occupé la troisième place, la même période de l’année dernière. Dans l’ensemble, l’export reprend du poil de la bête avec une progression de 11,7%. Cette croissance est due à la forte reprise du phosphate et dérivés, qui se situe dans le tempo de la plupart des matières premières. Hors phosphates et dérivés, la croissance de l’export tombe à 9,5%, ce qui est remarquable au vu de performances passées. Par groupement d’utilisation, les différents groupes de produits à l’exportation ont enregistré des hausses, essentiellement les demi-produits, les biens de consommation et les produits bruts. Les biens d’équipement se sont, par contre, inscrits en baisse. Les biens de consommation occupent toujours la première place des produits à l’exportation avec une part de 32%. En dépit de la hausse de leur part (29%), les demi-produits conservent le deuxième rang. Cette progression provient des ventes d’acides phosphoriques (+39%) d’engrais naturels et chimiques (27%), de tôles (37%) et de composants électroniques. En revanche, les produits finis d’équipement connaissent un recul de leur part à 6,8% au lieu de 8% à fin août 2005. Cette régression est attribuable aux ventes des fils et câbles pour l’électricité (-30%).


172 milliards de DH de réserves de change

Les recettes brutes de voyages continuent sur leur lancée. Elles ont totalisé 36 milliards de dirhams à fin août, soit 8 milliards de plus par rapport à l’année dernière.Les envois des fonds des Marocains de l’étranger, 32 milliards de dirhams, enregistrent une forte hausse de 16,5%. C’est clairement le principal amortisseur du compte des opérations courantes et la première source d’alimentation des réserves de change. Les avoirs extérieurs nets de la Banque Centrale s’élèvent à 172 milliards de dirhams.Par ailleurs, les recettes des investissements et prêts privés étrangers connaissent une légère amélioration de 2,4% par rapport à la même période une année auparavant. Les dépenses enregistrées ont baissé de 8,2% suite aux remboursements des prêts privés (62% du total) et à la liquidation des investissements de portefeuille à la Bourse par les fonds d’investissements étrangers (30% du total).Saïd MABROUK

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