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    Le courtage on-line développe les cyber-spéculateurs aux USA

    Par L'Economiste | Edition N°:446 Le 18/02/1999 | Partager

    Internet a indiscutablement donné un air frais et jeune à une aussi vieille bourse qu'est Wall Street. Mais parallèlement, il a développé une nouvelle génération de spéculateurs ainsi qu'une hantise: la panne.


    Les spéculateurs en bourse découvrent les possibilités du courtage sur le Web. L'importance des échanges sur Internet y est pour quelque chose, mais aussi la facilité et la rapidité de maniement de l'outil.
    Le procédé est facile: "les day-traders'' achètent et vendent des actions à très court terme et ce, en effectuant plusieurs opérations sur le même titre en une seule heure. Selon un spécialiste américain, ce type de spéculation peut s'avérer très lucratif. Deux conditions doivent toutefois être réunies. D'abord, il faut disposer au départ d'un capital d'au moins 75.000 Dollars dont 15.000 seront... perdus pour apprendre. Ensuite, étant très risqué, le "day trading'' n'est pas un passe-temps. C'est plutôt une affaire sérieuse qui nécessite une connaissance des rouages de la bourse. "C'est un travail très qualifié qui n'offre pas de place aux investisseurs inexpérimentés'', précise Nancy Smith de la Security and Exchange Commission (SEC), gendarme de la Bourse américaine.
    Les spéculations sont favorisées par la progression du marché boursier américain. Y concourt également le caractère juteux des valeurs de l'Internet. Certaines de ces valeurs progressent parfois de plus de 30% sur une séance avant de les reprendre le lendemain. Ce "deal'' permet aux connaisseurs de réaliser de substantiels profits en un temps record. De plus, Internet a démystifié l'information boursière. Jusqu'à une date récente, cette dernière était un privilège réservé aux professionnels de la bourse. Actuellement, Internet permet aux petits investisseurs de disposer d'outils d'analyse et de recherche, inespérés il y a juste un an. Toutefois, le courtage sur Internet n'est pas aussi parfait qu'il ne le laisse penser. En effet, les pannes répétées ces dernières semaines du système d'E Trade sont venues rappeler aux investisseurs qu'Internet reste un moyen aléatoire. Et pour cause, la protection des investisseurs y est minimale. Rien que pour l'année 1998, le nombre de plaintes reçues par le SEC a atteint 25.000. Selon Nancy Smith, "il n'y a pas de règles qui obligent les sites à offrir des capacités minima''.

    Boursicoter on-line comporte un risque


    La Commission de la Sécurité et des Echanges en bourse ne manque pas d'ailleurs de mettre en garde contre ce risque. Elle précise aux flux des investisseurs de le prendre en compte lorsqu'ils effectuent des opérations en ligne. Cela est d'autant plus vrai que les firmes de courtage sur le Web permettent à tout un chacun d'ouvrir un compte et de boursicoter. Cette facilité, qui rompt avec l'âge des "brokers'' agréés aux commissions confortables, a gonflé les chiffres des opérations boursières en ligne. Ces dernières représentent 27% du total des ordres placés par des particuliers aux Etats-Unis. L'ensemble des sites gèrent 7,3 millions de comptes pour un total de 420 milliards de Dollars.
    De plus, les firmes de courtage sur Internet ont bouleversé l'image que les Américains développent concernant Wall Street. Cette image des traders et des brokers en costume-cravate pendus au téléphone est révolue. Place à une nouvelle vague d'opérateurs les doigts collés sur le clavier, mais qui peuvent agir en pyjama.

    Khalid TRITKI (AFP)

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