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Le contrat Lydec révisé

Par L'Economiste | Edition N°:2737 Le 18/03/2008 | Partager

. Stabiliser les tarifs jusqu’à la fin de la concession. Investir 10 milliards de DH . Réduction du taux de rendement interne Finalement, la mairie de Casablanca a eu le dernier mot. En effet, les négociations pour la révision du contrat de gestion déléguée signé avec Lydec ont tourné en faveur de la ville. Ainsi, un protocole d’accord a été signé vendredi dernier entre Mohamed Sajid, le maire, et le directeur général de Lydec, Jean-Pierre Ermenault. Cet accord met ainsi fin aux points conflictuels qui avaient opposé la ville et le concessionnaire, notamment sur la distribution des dividendes, la libération du capital de la société délégataire, les dépenses effectuées au titre de l’assistance technique, le déficit dans les investissements prévus, etc.En clair, le nouvel accord rectifie le tir et relance le partenariat entre les deux entités sur de nouvelles bases. D’autant plus que la ville va récupérer près de 1 milliard de DH. «Somme qui sera réinvestie dans des projets de développement social», affirme Sajid. . Impact de l’inflationMais ce qui préoccupe les Casablancais, c’est la question des tarifs. Une chose est sûre, le délégataire s’engage à maintenir les prix à leur niveau actuel jusqu’à la fin de la concession. Lydec pourra toutefois réviser à la hausse ses prestations en cas de changement tarifaire des producteurs (ONE et ONEP) ou suite à l’impact de l’inflation. En matière d’assistance technique, c’est la solution préconisée par la mairie qui a été validée. Les taux de rémunération de l’assistance technique sont fixés comme suit: 1% en 2007, 0,5% en 2008, 0,25% en 2009 et 0,125% en 2010 et au-delà. Cette formule permettra à la ville d’économiser 1,8 milliard de DH. Autre performance de la mairie, la réduction du TRI (Taux de rendement interne réel par projet) sur les 20 prochaines années de 5 points, soit un passage de 14,6% à 9,49%. Ce qui permettra d’économiser 3,7 milliards de DH qui serviront à financer des programmes sociaux et culturels. Le programme d’investissement de Lydec a été revu et corrigé en fonction des nouvelles exigences du périmètre. Son montant est de 10,5 milliards de DH. A cette somme s’ajouteront respectivement 430 millions et 350 millions de DH pour les déplacements d’ouvrages (réseaux en cas de travaux) et l’éclairage public qui est devenu un secteur au même titre que la distribution d’eau, d’électricité et l’assainissement. Lydec s’engage aussi à participer aux projets sociaux de l’INDH, via une enveloppe de 180 millions de DH. Enveloppe essentiellement destinée aux branchements sociaux. Le programme d’investissement porte essentiellement sur la mise en place du «super collecteur ouest» pour protéger la zone de Bouskoura contre les inondations. Il comprend également des stations de traitement des eaux usées à installer à Médiouna, Nouaceur et Mansouria. Le quartier de Sidi Bernoussi bénéficiera, pour sa part, d’un dispositif anti-pollution. Lydec s’engage aussi à assurer l’éclairage public dans différents quartiers déficitaires. Par ailleurs, des postes haute et moyenne tension seront réalisés à Sbata et Hay Mohammadi. Les communes de Dar Bouazza et Merchich seront, elles, dotées de nouveaux réservoirs d’eau potable. Toutefois, Lydec ne passera à l’acte qu’après avoir validé sa programmation budgétaire avec la ville. Des réunions avec le comité de suivi sont prévues dans ce sens. Autre grande ligne du protocole d’accord, la réintégration des montants des dépôts de garantie des deux périodes 1997-2006 et 2007-2027, soit 594 millions de DH, dans l’équilibre économique du contrat. Enfin, autre prouesse de la mairie: celle-ci, dans le cadre de la révision du contrat avec Lydec, n’a pas oublié la question des retraités de l’ex-Rad. Leur passage de la Caisse commune de retraite (CCR) au Régime collectif d’allocation de retraite a été validé par la mairie urbaine en 2003. La ville a supporté près de 1,4 milliard de DH et a convaincu le ministère de l’Intérieur de financer un milliard de DH. Ali JAFRY

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