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Le conflit gazier s’envenime

Par L'Economiste | Edition N°:2729 Le 06/03/2008 | Partager

. Gazprom accuse l’Ukraine de vouloir détourner du gaz destiné aux Européens . La Commission européenne se réunit le 11 mars pour discuter de la criseLa guerre du gaz s’est encore amplifiée mercredi 5 mars entre l’Ukraine et le géant russe Gazprom, qui accuse désormais Kiev de vouloir prélever une partie du gaz destiné à ses clients européens. «Nous avons reçu du (groupe public ukrainien) Naftogaz un message selon lequel, au cours de cette journée (mercredi), les livraisons de gaz aux utilisateurs européens seraient réduites de 60 millions m3», a déclaré le porte-parole de Gazprom, Sergueï Kouprianov, sur des images retransmises en direct par la chaîne de télévision Vesti.«Il s’agit donc d’un volume que Gaz prom va livrer à la frontière ukrainienne mais qui ne parviendra pas aux consommateurs européens», a-t-il ajouté.Quelques heures plus tôt, le Premier ministre ukrainien Ioulia Timochenko avait pourtant tenu à rassurer les Européens, dont les livraisons de gaz russe transitent à hauteur de 80% via l’Ukraine. «L’Ukraine est un partenaire fiable et nous ne violerons pas nos engagements concernant le transport et l’exportation du gaz vers les pays de l’Union européenne», a-t-elle déclaré. Le gouvernement ukrainien informe régulièrement la Commission européenne de tous les développements de la crise gazière, a-t-elle ajouté.Mais Naftogaz elle-même n’avait pas exclu mardi que les livraisons de gaz russe à l’Europe soient perturbées, comme elles l’avaient été lors de la première «guerre du gaz» entre la Russie et l’Ukraine en janvier 2006. Un quart du gaz consommé par l’UE provient de Russie. La Commission européenne va convoquer mardi 11 mars une réunion spéciale de son groupe de coordination sur le gaz pour discuter de la crise. Gazprom a déjà réduit de moitié ses livraisons à l’Ukraine, en deux étapes lundi et mardi, et menacé d’aller plus loin encore si les pourparlers ne reprenaient pas. Malgré ces échanges peu amènes, toutes les parties se déclarent toujours prêtes à négocier, bien qu’aucune date n’ait encore été annoncée.Mais la crise est compliquée parallèlement par les relations de plus en plus aigres entre Timochenko et le président ukrainien Viktor Iouchtchenko. Le président a houspillé mardi soir son Premier ministre, se déclarant «obligé» d’attirer «une fois de plus» son attention sur les actions «insuffisantes et inadéquates» du gouvernement ukrainien pour la résolution de la crise gazière. Iouchtchenko lui reproche de ne pas avoir concrétisé l’accord de principe qu’il avait conclu le 12 février à Moscou avec son homologue russe Vladimir Poutine, qui prévoyait le paiement de la dette et une simplification des schémas de livraisons.Gazprom réclame aux Ukrainiens des arriérés de dette de 600 millions de dollars pour le gaz livré depuis le début de l’année. Les négociations butent aussi sur les conditions de livraison en 2008, notamment la présence ou non d’intermédiaires entre Gazprom et Naftogaz. Mais, selon les spécialistes, il en va surtout du contrôle du marché du gaz ukrainien à l’avenir, une fois modifiés les schémas de livraison, actuellement critiqués pour leur opacité. La question est: «Comment Gazprom et Naftogaz vont-ils se répartir les bénéfices à l’avenir?», souligne Geoffrey Smith, analyste à la banque Renaissance Capital. Synthèse L’Economiste

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