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Economie Internationale

Le commerce maritime mondial ralentit

Par L'Economiste | Edition N°:659 Le 14/12/1999 | Partager



· Alors que les pays d'Asie détiennent les trois-quarts du tonnage des pétroliers et des conteneurs des PVD, l'Afrique n'est propriétaire que de 5% de la flotte

Alors que le commerce maritime mondial a atteint pour la première fois le seuil de 5 milliards de tonnes, son taux de croissance annuel a en revanche diminué de moitié. Il a été de 2,2% en 1998 et ne devrait pas le dépasser en 1999. Selon la revue annuelle de la CNUCED sur les transports maritimes, le ralentissement de la croissance du commerce maritime est dû à la diminution du commerce mondial de marchandises (3,5% en 1998 contre 10,5% en 1997).
Ainsi, si les chargements mondiaux de marchandises solides ont augmenté en 1998 de 3,7%, ceux des pétroliers sont restés marginaux à 0,4%. De plus, le volume en vrac sec de minerai de fer et des céréales a connu une baisse de 2,3 et 6,4% respectivement.
Quant à la part des pays en développement, elle n'a pas changé d'un iota. Comme par le passé, elle est de 51%. A noter toutefois la place prépondérante de leurs cargaisons de brut: 84% du total mondial et 31% sur le vrac sec. En dépit du niveau élevé des importations de vrac sec (30,2%), y compris les produits manufacturés, la part des PVD dans le total des marchandises déchargées a légèrement diminué (27,6%). Celle des pays en développement d'Asie est de 26,2% pour les marchandises chargées et de 18,6% pour les marchandises déchargées, note la revue de la Cnuced.
Toutefois, si la flotte marchande mondiale a connu une progression de 1,6% par rapport à 1997, l'analyse des structures régionales de la flotte mondiale montre une légère diminution de la part des pays en développement.

La référence


De plus, des déséquilibres persistent au sein même des PVD. En effet, alors que les pays d'Asie détiennent les trois-quarts du tonnage des pétroliers et des navires conteneurisés des PVD, le taux de propriété des flottes des pays africains est inférieur à 5%.
Autre région passée au peigne-fin par la revue annuelle de la Cnuced, l'Amérique latine. "En dépit de l'ouverture de son économie et des perspectives prometteuses pour les investisseurs étrangers, les compagnies de la région sont largement absentes du secteur maritime mondial", est-il précisé. L'Amérique latine détient à peine 4,4% de la flotte mondiale en termes de poids lourds.
Dans le secteur des navires de ligne, la région a tenté d'améliorer ses capacités de réponse aux besoins du trafic conteneurisé. Selon la Cnuced, les compagnies maritimes intégreront leur opération Nord/Sud et décider quels ports en Amérique du Sud vont fonctionner comme des plates-formes de transbordement afin de relier efficacement les services Est/Ouest au transport Nord/Sud. Ainsi, l'Amérique centrale, les Caraïbes et le Mexique ont pu augmenter leurs parts dans les porte-conteneurs mondiaux: 3,4% en 1998 contre 0,6% en 1990.
Avec 75% des navires d'au moins 15 ans, la flotte marchande latino-américaine est la plus vieille au monde, la référence mondiale se situant à 50%. La situation est particulièrement critique en Argentine, au Chili, en Colombie, au Mexique, au Pérou et au Venezuela. Dans chacun des principaux types de navires (pétroliers, vraquiers, polyvalents, porte-conteneurs et autres), la majeure partie du tonnage total est âgée d'au moins 20 ans. Le Brésil, l'un des grands pays commerçants de la région à ne pas suivre cette tendance, a néanmoins réduit l'âge moyen de sa flotte contribuant par là-même à améliorer la moyenne d'âge des flottes latino-américaines.


Le vrac au Maroc est dominé par l'armement étranger


Le transport maritime marocain en vrac croît en moyenne de 9% par an, le conteneur de 6,2% et le trafic de remorqueurs de 18%. En fait, cette évolution est étroitement liée à la conjoncture de la production agricole, minière et industrielle. A souligner que le trafic en vrac (83%), qui du reste est la prédominance du trafic maritime, est complètement ouvert sur le marché international d'affrètement et reste dominé par les armements étrangers.

Hassan BOUCHACHIA




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