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Le code du travail est devenu un symble du changement
Interview de Jörn Bousselmi, directeur général de la Chambre allemande (DIHK)

Par L'Economiste | Edition N°:1510 Le 02/05/2003 | Partager

. L'Economiste: Depuis plusieurs années, la DIHK organise des séminaires sur l'investissement au Maroc. Plus spécialement, ses volets juridique et judiciaire. Pourquoi cet intérêt?- Jörn Bousselmi: L'objectif de la Chambre allemande au Maroc est d'encourager les relations économiques entre nos deux pays. La promotion de l'investissement passe avant tout à travers des informations sur l'environnement économique et juridique. Nos séminaires constituent ainsi une plate-forme pour les acteurs marocains et allemands pour présenter leurs points de vue, les attentes, les acquis et les défis. Un partenariat est avant tout une question de confiance réciproque. Lors des décisions en matière d'affaires et d'investissement, la disposition à prendre des risques dépend en particulier d'un environnement qui inspire confiance -confiance en un système administratif et juridique transparent qui fonctionne bien.. A travers votre expérience, que pensez-vous du climat général d'investissement au Maroc?- J'ai l'impression qu'il y a un certain attentisme en ce moment. Les causes en sont probablement multiples et dépendent aussi de l'environnement économique difficile à l'échelle internationale. Je crois pourtant qu'une telle période permet de rétablir et de renforcer la confiance des opérateurs. Ainsi, la mise en place d'une réglementation efficace du droit de grève et d'autres points discutés depuis trop longtemps dans le cadre du projet de code du travail, sont pour beaucoup d'opérateurs un symbole de la capacité du nouveau gouvernement à réaliser des réformes. Et ce pour améliorer davantage l'environnement des investissements.. On peut vous reprocher de focaliser moins sur les avancées du Maroc en matière d'investissement que sur les carences. Autrement dit, est-ce que la production de quelques témoignages peut être révélatrice du climat général?- Lors de nos séminaires au Maroc, nous tablons sur le dialogue entre les différents acteurs du public et du privé, aux niveaux des intervenants et de l'assistance. Les thèmes que nous traitons reflètent des points-clés qui nous sont soumis dans notre travail quotidien. Si des témoignages individuels d'investisseurs et entrepreneurs ne reflètent pas une situation globale, l'assistance ainsi que les partenaires marocains de l'administration et des ministères vont clarifier les choses, corriger les témoignages et informer sur les avancées.. Est-ce qu'il n'y a pas une part de responsabilité des opérateurs étrangers dans leurs déboires avec l'administration en général et la Justice en particulier?- La responsabilité n'est jamais à sens unique. D'un côté, on doit bien s'informer et de l'autre, cela nécessite en toute transparence des informations fiables sur les démarches et procédures à suivre ainsi que les formes et délais à respecter. Il faut des interlocuteurs formés et intéressés.. Concrètement, quels types d'anomalies sont décriées par les opérateurs dans leurs rapports avec la Justice?- Les opérateurs nous disent qu'ils ont parfois l'impression qu'il existe un manque de transparence et de neutralité concernant les procédures, les durées et les délais, la connaissance, l'application et l'interprétation des textes en vigueur, ainsi que l'exécution de jugements, surtout pour les impayés.. Et la corruption, et l'abus de pouvoir?- Selon les rapports des organismes internationaux, le problème de la corruption existe au Maroc comme partout dans le monde. Il s'agit d'évaluer, à sa juste valeur, l'ampleur de ce phénomène et les actions programmées pour l'éradiquer. Evitons en tout cas de jeter l'opprobre sur tout un système. . Comment réagit généralement l'administration aux dossiers que vous lui soumettez?- Les problèmes ne concernent généralement pas les dossiers soumis à l'administration ou aux ministères par l'intermédiaire de la Chambre ou l'ambassade. Il serait préférable que tous les dossiers soient traités d'office de façon régulière et transparente par les administrations concernées.Propos recueillis par Adil HMAITY

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