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Economie

Le climat social reste tendu en attendant le code du travail

Par L'Economiste | Edition N°:1442 Le 22/01/2003 | Partager

. En 2001, 1.412 conflits ont été enregistrés dans les entreprises, 309 ont abouti à des grèves. C'est ce qui ressort du dernier rapport social. La progression de la population active rend le besoin en emplois plus intenseLe rapport 2002 du Bulletin économique et social du Maroc reste sans doute un des rares indicateurs sur le thème des conflits sociaux. Pour lui donner un large écho, l'Université Mohammed V-Souissi de Rabat a organisé dernièrement une conférence de presse. En substance, le rapport décortique le contexte économique, social et organisationnel à la base des conflits sociaux collectifs que connaît le Maroc ces dernières années. Le thème majeur retenu donc pour cette année porte sur «conflit et paix sociale«. Pour le professeur de la Faculté de droit de Rabat, Mohamed Khachani, le choix de ce thème est dicté par la situation sociale tendue qui caractérise la plupart des entreprises publiques et privées marocaines. «L'objectif est de mettre en place un débat social élargi auquel participeront tous les partenaires impliqués dans les conflits sociaux, à savoir patronat et syndicats«, a indiqué Khachani. Le code du travail, susceptible d'organiser les rapports sociaux, tarde à voir le jour au moment où l'apparition des conflits sociaux est devenue un fait de mode. Les participants étaient unanimes sur la nécessité d'appréhender les causes des conflits liés à l'environnement interne et externe de l'entreprise afin de comprendre les logiques des enjeux sociaux. Selon la direction du Travail du ministère de l'Emploi, plusieurs motifs sont à la base des conflits sociaux. Cependant, quatre émergent du lot durant la période 1999-2000 et 2001. Il s'agit du licenciement du personnel (21%), le retard dans le paiement des salaires (21%), la motion de revendications (12%) et le non-respect de certaines dispositions de la législation du travail (10%).Le thème conflit et paix sociale est d'actualité, car les piquets de grève et les occupations d'usines et des locaux professionnels sont le lot de plusieurs entreprises.En 2001, près de 1.412 conflits collectifs ont été déclenchés dans les différents secteurs d'activité, commerce, industrie et services, note le rapport. Sur ce total, 309 ont dégénéré en grève, soit 21%, et 1.103 conflits collectifs ont été évités grâce à l'action préventive de l'inspection du travail et à la négociation collective. L'importance du thème a poussé les auteurs du rapport à faire des quatre premiers articles l'ossature du texte. Il s'agit notamment de l'analyse des conflits sociaux collectifs écrite par Mohamed Khachani, les conflits collectifs du travail au Maroc de Abdellah Boudahrain et les conflits collectifs du travail de l'enseignant Ahmed Bouharrou.La deuxième partie du rapport s'articule autour des «études et enquêtes«. Plusieurs thèmes d'une grande importance y sont traités. Figurent notamment la question de la pauvreté féminine, les représentations des femmes dans le champ politique et la corruption. D'autres questions d'actualité, comme la migration ou encore la protection sociale, sont également étudiées. Celles-ci ont fait l'objet, dernièrement, de projets de loi adoptés en Conseil de Gouvernement. La direction de la Politique économique générale a apporté également son empreinte au rapport social 2002, et cela à travers une synthèse portant sur les indicateurs sociaux 1990-2001. Selon cette direction, l'évolution des indicateurs sur la population et les ménages était plus rapide en milieu urbain avec un taux de croissance de 3,1% contre 0,3% en milieu rural. Les indices sur l'activité, l'emploi et le chômage sont en progression. La population active occupée a atteint 4,342 millions de personnes en 2001, précise le rapport. Ce dernier présente aussi des données sur le niveau de vie, l'habitat et la santé. Un véritable tableau de bord qui reflète la réalité du volet social au Maroc. Nabil BOUBRAHIMI

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