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    Le CISE s'engage dans la promotion du tourisme et des investissements

    Par L'Economiste | Edition N°:56 Le 03/12/1992 | Partager

    "Un grand nombre d'Américains seraient incapables de situer le Maroc sur une carte ", affirme M.Dimitri Barton, responsable du Corps International du Service des Experts (C.I.S.E.), à Casablanca "Pour un pays à vocation touristique, la chose mérite qu'on y réfléchisse. Surtout si l'on songe au pouvoir d'achat de l'Américain moyen".

    Installé au Maroc depuis 1984, le C.I.S.E. a inscrit récemment le tourisme à son tableau d'activité, de même que la promotion Investissements, second volet de son programme T.I.S. (Trade and Investment Services), dont il avait lancé le premier volet - commerce il y a deux ans.

    Pour les experts du C.I.S.E le pays offre de grandes possibilités dans le domaine touristique. Partant de cette idée, ils ont invité deux groupes de responsables de deux tours-opérateurs américains pour analyser, sur le terrain, ces opportunités. Ceux-ci ne sont pas des agences de voyages classiques.

    Ils sont à la recherche de circuits touristiques nouveaux. De ces deux explorations successives, il est résulté un voyage organisé dans le Sud de l'Espagne et au Maroc pour un groupe de touristes américain, dont les réactions ont été soigneusement étudiées.

    Parallèlement, en Octobre de cette année, le C.I.S.E. a fait appel à l'un de ses propres experts, M. Sternik, ex-P.D.G. de Intercontinental Hôtel. M. Sternik, qui a analysé les diverses possibilités touristiques du Maroc, a rencontré, des responsables du Ministère du Tourisme. Il a élaboré un document traçant les deux axes de travail principaux:

    - le recrutement d'un directeur touristique aux Etats-Unis ayant pour tâche de diffuser tout un ensemble d'informations au sujet du Maroc, et de définir une politique promotionnelle globale: publication d'articles dans les journaux, de livres sur la cuisine marocaine, d'ouvrages sur les arts traditionnels, etc... La sélection des candidats a déjà commencé;

    - la création, au Maroc, d'une structure regroupant des sociétés privées du secteur touristique, des représentants du Ministère du Tourisme et un membre du C.I.S.E.

    Dans une première phase, c'est la cellule américaine qui devra être mise en place. "Il faut donner envie aux Américains de venir découvrir le Maroc", estime M. Barton. Ce n'est que dans une deuxième phase que la cellule marocaine sera installée. Elle aura pour tâche la formation de gestionnaires et de techniciens de l'hôtellerie. Mais elle contribuera également à l'amélioration du service "accueil" dans les avions, dans les aéroports et même dans les taxis.

    "La première impression est déterminante", estime le responsable du C.I.S.E. Il faut, faire bonne impression dès le début. Car les premiers visiteurs, feront connaître leurs impressions à leur entourage.

    D'où, de proche en proche, une publicité positive, si le voyage leur a plu ou, au contraire, une contre-publicité redoutable en cas de voyage peu agréable.

    Dans ce même ordre d'idées, la classification des étoiles des hôtels devra être revue. "Un cinq étoiles aux Etats-Unis, ce n'est pas tel ou tel hôtel marocain, qui là-bas n'en posséderait que deux ou trois", commente M. Barton.

    Enfin, dernier point, la réglementation concernant les guides devrait être plus stricte et la sélection plus rigoureuse.

    Le financement de ce dossier tourisme se fera conjointement par le C.I.S.E., l'U.S.A.I.D et le Ministère du Tourisme.

    Par ailleurs C.I.S.E a développé un second volet de son programme Trade and Investment Service (T.I.S.).

    Il existe, depuis trois semaines au siège du C.I.S.E. à Stamford, (connecticut), un expert chargé uniquement de détecter les possibilités d'établir des "joint-ventures".

    Autres particularités, le "Marketing agreement": les Américains se proposent de servir d'intermédiaires pour l'exportation de produits marocains, non seulement vers les Etats-Unis, mais aussi vers l'Europe. Plusieurs combinaisons sont possibles pour les modes d'association.

    A l'avenir, d'autres produits sont visés comme les câpres, le paprika, les épices ( poivre, safran, etc...).

    L'organisation du CISE

    L'International Exclusive Service Corps (I.E.S.C.) en français, Corps International de Services des Experts (C.I.S.E.)- est né en 1964 à Washington. Son premier président est David Rockefeller, ancien dirigeant de la Chase Manhattan Bank. Organisation bénévole, dirigée par des hommes d'affaires et des industriels, C.I.S.E. va offrir son aide aux entreprises privées de toutes sortes pour développer, dans les pays du Tiers-monde qui en font la demande, la productivité, les qualités de gestion et la connaissance des technologies de base.

    Pour son fonctionnement, le C.I.S.E. répond, de manière sélective, aux demandes d'assistance, en mettant à la disposition des entreprises des conseillers commerciaux ou techniques. Ces conseillers sont des professionnels, récemment en retraite, des diverses branches d'activité de l'économie américaine. Ils forment, pour reprendre la formule de C.I.S.E., "une véritable élite dans leur spécialité". La durée moyenne du séjour d'un expert du C.I.S.E. au sein d'une entreprise se situe autour de 75 jours.

    Depuis son installation au Maroc en 1984, C.I.S.E. a réalisé environ 130 interventions, dont 30 en 1991. "Les résultats sont encourageants", estime M. Barton, "C.I.S.E a fini par acquérir une bonne réputation. Les sociétés marocaines redemandent régulièrement nos experts". Les missions accomplies concernent l'ensemble des branches de l'industrie. L'assistance vise à la formation et au démarrage de l'usine, au schéma d'installation des machines, à l'évolution du produit et de l'entreprise, ou encore à l'amélioration de la productivité. En matière d'organisation, les conseils d'administration et de direction de C.I.S.E aux U.S.A comprennent une centaine de personnalités provenant des milieux universitaires et du monde des affaires, toutes branches confondues. Les cadres actifs sont des hommes d'affaires, ce sont eux qui choisissent les conseillers-experts pour chaque mission. Dans chacun des pays où il s'installe, C.I.S.E. constitue un conseil d'administration composé de personnalités locales au fait des réalités et des besoins de leur pays. Au Maroc, les membres de ce conseil appartiennent au groupe SOPAR, à la fédération de la conserve, au secteur de la pêche, à la banque... Pour son financement, plus de 800 entreprises et autres organisations caritatives, dans plus de trente pays, ont apporté une contribution financière à C.I.S.E en tant que membre de cette association. De plus, une proportion substantielle est constituée par les subventions de l'U.S.A.I.D (agence américaine pour le développement international).

    Enfin, une part non négligeable provient des cotisations payées par chaque client sur la base de ses moyens. Au Maroc, le premier mois est facturé à 6.500 Dollars, ensuite on compte 3.500 Dollars par mois jusqu'à la fin de la mission.

    Kenza LOUDIYI

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