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Economie

Le chômage s'aggrave au 2e trimestre

Par L'Economiste | Edition N°:1830 Le 11/08/2004 | Partager

. 63.000 chômeurs de plus par rapport à la même période de 2004 . La population masculine est la plus touchéeContrairement à l'idée répandue, l'agriculture et les conditions pluviométriques ne favorisent pas l'emploi. En effet, malgré la succession de deux bonnes campagnes agricoles (2002-2003 et 2003-2004), le Maroc compte aujourd'hui encore un peu plus de chômeurs. Ils sont désormais plus de 63.000 de personnes à grossir les rangs du chômage, passant de 1,233 à 1,296 million entre le deuxième trimestre 2003 et celui de 2004. Cette hausse a aussi bien concerné le milieu urbain (+38.000) que le milieu rural (25.000). Aussi, les chiffres publiés par le Haut-commissariat au plan (HCP) pour le deuxième trimestre 2004 n'incitent pas à l'optimisme. Le taux de chômage s'est aggravé de 0,4 point entre le deuxième trimestre 2003 et la même période en 2004 passant de 11,2% à 11,6%. En revanche, il a plutôt concerné les hommes, contrairement au premier trimestre 2004, où la population féminine avait le plus souffert des affres du chômage. Ainsi, les dernières statistiques du HCP dressent le profil-type du chômeur marocain comme un citadin, jeune, moyennement diplômé et de sexe masculin. Le taux de chômage est, en effet, passé au niveau national de 10,6% à 11,8% chez les actifs masculins avec une prépondérance pour les villes (de 16,8% à 18,1%) entre le deuxième trimestre 2003 et la même période en 2004. La part des hommes dans la population active en chômage est ainsi passée de 68,2% à 74,4%. La tendance est plutôt inverse du côté des femmes. Le taux de chômage a régressé de 12,6% à 10,9%, indiquent les statistiques du HCP. Et c'est en milieu urbain que la situation est plus grave. Il est passé de 27% à 23,7% entre les deux périodes. La progression du chômage a touché essentiellement les jeunes de moins de 35 ans et les actifs ayant un diplôme et plus particulièrement les diplômes de niveau moyen (certificat de l'enseignement fondamental, diplôme de qualification ou de spécialisation professionnelle). Cette constatation vient contredire le paradoxe discriminant du diplôme face au chômage et qui stipule que plus le niveau d'instruction est élevé, plus la personne trouve difficilement du travail. En revanche, sans aucune formation, la recherche d'emploi devient presque mission impossible.Toujours est-il que par référence au même trimestre de l'année précédente, la population active a progressé de 1,4% pour s'établir à 11.183.000 au deuxième trimestre 2004. Toutefois, en raison du déséquilibre entre cet accroissement de l'offre du travail et l'augmentation plus rapide de la population totale âgée de 15 ans et plus (2,5%), le taux d'activité a décliné de 52,7% à 52,1% durant la même période. Ce paradoxe s'explique par le facteur de l'auto-emploi qui biaise les données. Le deuxième trimestre a également enregistré une baisse de la création nette d'emplois. L'économie nationale n'en a créé que 86.000 durant la période en question. Le gain de 125.000 nouveaux emplois en milieu urbain a été grevé par la perte de 39.000 emplois en milieu rural.


Privé, principal pourvoyeur d'emplois

C'est l'accroissement des effectifs employés dans les secteurs de l'agriculture, pêche et forêt (+14,3%) qui explique l'évolution favorable de l'emploi urbain. Alors que du côté de l'industrie (+3,9%) et des services (2,4%) l'évolution est moindre. Pour ce dernier, ce sont en particulier les branches de la restauration et hôtellerie qui tiennent la palme en matière de création d'emplois (+19,7%). En revanche, le secteur des bâtiments et travaux publics a connu un tassement de l'ordre de 2,8%. Le secteur privé a été le principal pourvoyeur des nouveaux emplois créés dans les villes avec une contribution de l'ordre de 87,9%. F. T.

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