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    Economie

    Le business de fin d’année
    Le chocolat, un marché qui cartonne

    Par L'Economiste | Edition N°:2926 Le 23/12/2008 | Partager

    . Offre pléthorique et alléchante . Deux tiers du chiffre d’affaires réalisés en cette périodeCoffrets en cuir, ballottins en tissus précieux, présentoirs en argenterie ou en porcelaine ou encore en verre, les chocolatiers rivalisent d’ingéniosité en cette fin d’année. Certains n’hésitent même pas à faire appel à des professionnels du design pour séduire. C’est ce que confirment plusieurs chocolatiers. Normal, ne dit-on pas qu’il faut d’abord séduire le regard. En tout cas les efforts déployés en matière de décoration des vitrines et de présentation dénotent une grande offensive marketing. Un tour du côté des prestigieuses enseignes du Maârif à Casablanca suffit pour se faire une idée. «Crise ou pas, nous nous sommes préparés pour l’occasion et restons optimistes», confie Ahmed Yaâcoubi, patron de Pralinor. Pour lui, à voir les commandes enregistrées depuis la mi-décembre, il n’y a pas d’inquiétude à se faire sur l’activité. «Les Marocains offrent de plus en plus de chocolat et pas uniquement lors des fêtes de fin d’année. Les occasions ne manquent pas, avec le 13e mois on s’en offre même pour soi», assure Yaâkoubi. Quoi qu’il en soit, la consommation reste plutôt saisonnière et des pics sont enregistrés, notamment à l’occasion de la fin d’année. Aussi les chocolatiers mettent-ils le paquet pour cette période. «Les ventes réalisées en ce mois de décembre représentent à elles seules plus des deux tiers du chiffre d’affaires annuel», confie le gérant d’une grande enseigne. Ainsi, rappelle le patron de Pralinor, l’année dernière, malgré le chevauchement de l’Aïd Al-Adha avec le nouvel an, les ventes de chocolat se sont envolées. D’ailleurs, ajoute Yaâcoubi, des pics sont enregistrés par la profession aussi vers fin janvier-début février. A en croire les professionnels, ce sont essentiellement les sociétés qui font le bonheur des chocolatiers. Un bon paquet de chocolat est toujours bien accueilli comme cadeau de fin d’année. Mais pour les cadeaux de prestige, désormais le contenant coûte bien souvent plus cher que le contenu. Côté prix, ceux-ci n’ont pas varié ou très peu par rapport à leurs niveaux de l’année dernière. Ainsi, le kilo de chocolat est proposé entre 350 et 700 DH le kilo. Pour le goût, les Marocains préfèrent de loin le chocolat au lait praliné, indique-t-on auprès de différentes enseignes. Ils n’apprécient pas trop le goût amer du chocolat noir. En revanche, les produits «light», sans sucres ajoutés, bien que récemment introduits, ont de plus en plus la cote malgré leurs prix élevés (20 à 25% de plus).Néanmoins, et malgré l’offensive marketing, la consommation reste encore faible avec à peine 300 grammes par habitant et par an. En tout cas, elle reste en deçà des moyennes enregistrées sous d’autres cieux. A titre d’exemple, les Tunisiens, pour ne citer qu’eux, en consomment 4 à 5 fois plus. Pourtant, ce n’est pas faute d’offres. Ces dernières années, les enseignes de chocolat ont poussé comme des champignons: Pralinor, Neuhaus, Jeff de Bruges, Leonidas, Valentino, Millésime, Tentation... Franchises européennes et enseignes nationales se partagent un marché estimé étroit. D’ailleurs certaines enseignes marocaines cherchent à se positionner sur les marchés étrangers. C’est le cas de Pralinor, franchise 100% marocaine qui après un premier magasin à Shanghaï lorgne le marché américain. Une boutique sera bientôt ouverte à New York. Son argument force: un chocolat «frais sans additifs ni produits de conservation qui, à l’instar de petits pains, est vendu rapidement après sa fabrication». En effet, explique le patron de l’enseigne marocaine, si les matières premières sont importées de Belgique, la fabrication, elle, est à 100% locale.Khadija EL HASSANI

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