×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

L'aviculture court toujours après le statut agricole

Par L'Economiste | Edition N°:537 Le 25/06/1999 | Partager

· Classée activité agricole dans la Nomenclature, l'aviculture est dans les faits considérée comme du commerce de gros

· Le secteur génère un chiffre d'affaires de 9 milliards de DH et compte 25.000 emplois directs


«Une course de saut d'obstacles», c'est l'image que donne M. Abdelwahab Benjelloun, président de la Fédération Interprofessionnelle du Secteur Avicole (FISA) sur les problèmes du secteur. Mais, c'est surtout le «statu quo» sur le statut agriculteur qui reste leur principale entrave.
L'activité traîne en effet derrière elle un grand «passif juridico-institutionnel», ajoute-t-il. Des différentes réunions avec le Ministère de l'Agriculture, en passant par l'organisation de séminaires et de salons, aux différentes correspondances au Ministère des Finances, les aviculteurs ne cessent de remettre sur la table cette question. Ils avaient même saisi la primature en mai dernier et menacé de poursuivre le gouvernement en justice(1).
Dans la Nomenclature marocaine des activités (NMA), publiée le 21 janvier 1999 dans le Bulletin Officiel, l'aviculture est une sous-classe de la branche agricole. Par conséquent, elle doit bénéficier de l'exonération d'impôts et taxes jusqu'à l'an 2010. Or, dans les faits elle est considérée comme une activité commerciale et est donc imposée en tant que telle. «Nous sommes traités au même titre que les commerçants de gros, alors qu'en fait nous sommes des éleveurs souffrant de tous les aléas auxquels est confrontée toute activité agricole», souligne M. Benjelloun. De cette situation découle un «lourd fardeau fiscal», ajoute-t-il. IS, IGR, TVA, cette fiscalisation est considérée par les opérateurs comme la plus grande entrave au développement du secteur.

Aujourd'hui, ce dernier se compose de quatre branches d'activité. L'industrie provendière compte environ 30 usines de fabrication d'aliments d'une capacité théorique de 3,5 millions de tonnes. Toutefois, la production effective ne dépasse pas la barre de 1,2 million de tonnes.
La deuxième branche est celle de l'accouvage qui est représentée par 40 accouveurs disposant d'un cheptel reproducteur de 2,5 millions de reproductrices chair et de 250.000 reproductrices ponte.
Quant à la troisième filière, elle concerne les éleveurs de poulets de chair qui sont au nombre de 5.000, affichant une capacité de 7 millions de poussins d'un jour par semaine. Les mises en place effectives ne sont que de 50%.
Enfin, la production d'oeufs de consommation constitue la quatrième branche. Au nombre de 500, les opérateurs disposent d'une capacité de production de 300.000 poulettes par semaine. L'ensemble de ces filières réalisent un chiffre d'affaires de 9 milliards de DH et créent quelque 25.000 emplois directs.

Malika EL JOUHARI

(1) Cf L'Economiste du 26 mai 1999 qui comprend un Dossier spécial aviculture.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]ste.com

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc