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    L'augmentation de capital de Wafabank : La demande d'actions excède l'offre de 3 fois

    Par L'Economiste | Edition N°:59 Le 24/12/1992 | Partager

    La souscription au capital de Wafabank a été clôturée le 18 Décembre. La demande a dépassé de trois fois le nombre d'actions introduites en bourse. Les responsables de La Banque ont decidé de ramener au 4 Janvier la seconde opération qui était prévue pour la fin du premier semestre de 93.

    Annoncée comme une première, l'opération d'augmentation de capital de Wafabank par introduction en bourse a été une réussite. A la clôture des souscriptions, le 18 Décembre, les responsables de la banque ainsi que ceux de la Bourse de Casablanca étaient unanimes: "l'opération est un grand succès". Pourtant, l'attitude était à la prudence à l'annonce de cette opération. M. Abdelhak Bennani, Vice-Président Directeur Général du Groupe Wafabank, précisait alors que "personne ne peut prédire comment va réagir le public"

    2.773 nouveaux actionnaires

    Cet engouement a été plus que positif. La demande n'a même pas pu être satisfaite en totalité. Pour environ un million d'actions introduites en bourse, la demande s ' est élevée à plus de 3,4 millions (y compris les demandes supérieures à 10.000 actions), soit 3 fois plus que l'offre. Cet appel à l'épargne publique a permis l'entrée de 2.773 nouveaux actionnaires dans le capital de Wafabank. "Ces nouveaux actionnaires sont composés de 70% de personnes physiques et de 30% de personnes morales. L'actionnariat est très diversifié tant du point de vue régional qu'en ce qui concerne sa composition", souligne M. Bennani. Il touche globalement les institutionnels, les entreprises, les RME et les petits épargnants.

    La répartition s'est faite en vertu des dispositions prévues à cet effet. La demande minimum acceptable était fixée à 25 actions qui représentaient par ailleurs le minimum garanti à tout souscripteur. Le plafond se situait à 10.000 actions. Au-delà de ce plafond, toute personne intéressée devrait être servie dans la limite des actions disponibles, au prorata de sa demande. C'est ainsi qu'après satisfaction de la demande minimum qui se situait autour de 69.000 actions (25 x 2.773), il restait environ 930.000 actions à répartir sur une offre de départ équivalant à 999.000 d'actions .

    La demande non satisfaite représentait encore plus de 2,6 millions d'actions pour une demande globale de l'ordre de 2,7 millions (après déduction de 741.000 actions se situant au-delà de la limite de 10.000). Le gros des souscriptions s ' est fait à travers le réseau de Wafabank, a indiqué M. Bennani qui a précisé toutefois que "cela est dû uniquement à un problème de réflexe". Il a fait remarquer par ailleurs que la majorité des banques ont participé à l'opération de placement.

    Seconde augmentation de capital en Janvier

    Cette opération est de loin le plus important appel au public jamais enregistré par la Bourse. La dernière grande introduction remonte à 1984 et ne concernait que 50.000 actions. En volume, elle est 20 fois inférieure à celle de Wafabank. Le vice-président de cette institution a fait remarquer que la grande partie des souscripteurs ont acheté pour "garnir leur portefeuille" d'autant que les actions ont une place dans le patrimoine de l'individu.

    A la faveur de leur réussite, les dirigeants de Wafabank ont décidé de rapprocher l'augmentation de capital prévue pour la fin du premier semestre de l'année prochaine. Elle sera circonscrite entre les 4 et 18 Janvier 1993. Elle concerne une émission de près de 1,3 million d'actions nouvelles (1.276.500) réservées exclusivement aux présents actionnaires de la banque, "pour servir les demandes non satisfaites". L'offre se fera sur la base de trois actions nouvelles pour dix anciennes. Le prix d'émission est fixé à 200 Dirhams. La date de jouissance est maintenue au premier Septembre. Les fonds propres de la banque seront ainsi portés à environ 1,3 milliard de Dirhams. La voie est peut être ouverte à d'autres opérations de cette envergure. Cependant, il faudra se garder de tout raisonnement par analogie. L'opération Wafabank est certes qualifiée de réussite par les responsables de la Bourse, mais une période d ' attente sera nécessaire quant à la réaction du public pour ce qui concerne d'autres introductions.

    Y aura-t-il un effet d'entraînement? L'opération Wafabank constitue-t-elle un test de référence pour les privatisables? La renaissance de la Bourse fait-elle d'ores et déjà son chemin? Autant de questions auxquelles les spécialistes devraient trouver des réponses avant de dégager toute conclusion. Pour M. Laraki, Directeur de la Bourse de Casablanca, "l'animation de la bourse doit se faire par la circulation des actions". La demande est ainsi chroniquement supérieure à l'offre. M. Bennani a, pour sa part, souligné que cette animation n'est possible que si un nombre plus important de sociétés sont cotées en Bourse. De plus, "les épargnants doivent avoir un comportement d'investisseurs", a-t-il précisé.

    A.D.N.

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