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    L'audit interne à travers les frontières : Une grande enquête mendiale touche le Maroc

    Par L'Economiste | Edition N°:192 Le 10/08/1995 | Partager

    par Mohammed LARAQUI HOUSSAINI

    En préparation de la 54ème Conférence Internationale de l'Audit Interne, l'Institut Français des Auditeurs Consultants Internes (IFACI) et le cabinet Arthur Andersen avaient mené une enquête sur la situation de l'audit interne dans dix pays: l'Allemagne, l'Argentine, la Belgique, le Canada, l'Espagne, les Etats-Unis, la France, le Japon, le Maroc et le Royaume-Uni. Des 6.100 entreprises interrogées, 1.303 comptant 22.900 auditeurs internes ont répondu au questionnaire de l'enquête. Nous présentons ci-après les principaux enseignements relevés dans le rapport d'enquête et exposés pendant la séance de clôture.

    Les caractéristiques générales de l'audit interne

    1/ Quels que soient les pays, les secteurs d'activité ou la taille des entreprises, les missions d'audit interne sont, dans 95% des cas, exercées par un service spécifique, dénommé dans 80% des cas "Audit interne". Seules les banques et assurances se démarquent de cette règle générale, puisque plus de 10% des services d'audit interne sont appelés "Inspection générale". Ce ratio est plus important chez les banques marocaines.

    2/ Dans la plupart des pays représentatifs de l'échantillon, hormis le Japon -adepte de l'autocontrôle- les services d'audit interne sont de taille appréciable avec un nombre moyen de 25 auditeurs par service, tous secteurs confondus. Dans l'industrie, le commerce et les services, la part des petites équipes (de 1 à 4 auditeurs internes) est prépondérante. La taille du service d'audit interne croît en général avec le chiffre d'affaires de l'entreprise.

    3/ Le métier d'auditeur interne est jeune. Il a moins de 20 ans d'existence dans 55% des cas. La tradition d'audit interne est ancienne dans les entreprises anglo-saxonnes -britanniques et américaines- (plus de 30 ans) et allemandes (depuis au moins 30 ans). Par secteur, c'est dans les banques et les assurances que l'audit interne est beaucoup plus ancré (plus de 30 ans). Il a moins de 10 ans dans l'industrie et le commerce.

    L'origine et l'organisation de la fonction d'audit interne

    1/ L'initiative de la création de la fonction d'audit interne revient soit aux autorités externes à l'entreprise (obligation de l'Etat et des autorités de tutelle dans 34% des cas, recommandation des commissaires aux comptes et cabinets d'audit externes dans 31% des cas), soit aux organes internes à l'entreprise (35% des cas). Dans cette situation, la création de la fonction d'audit interne provient, dans 61% des cas, de la Direction générale qui le considère comme une de ses armes les plus efficaces.

    2/ Dans 58% des cas, le service d'audit interne est directement rattaché au président-directeur général ou au président du Conseil d'Administration. Le premier rattachement est assez fréquent au Japon, le second aux Etats-Unis. Le rattachement à la Direction générale, à la Direction administrative et financière ou à une autre direction est observé respectivement dans 10, 14 et 14% des cas.

    3/ 56% des entreprises répondantes ne disposent pas de comité d'audit. Cette structure est surtout courante aux Etats-Unis (90% des cas), au Canada et au Royaume-Uni (82%). Elle existe de façon timide et différente (non-émanation du Conseil d'Administration) dans les autres pays. Les pourcentages les plus faibles sont observés en Allemagne (8%), au Japon (8%) et au Maroc (16%). La discussion sur l'utilité des comités d'audit et leur conséquence sur le devenir de l'audit interne a refait surface avec l'émergence du concept du "corporate governance".

    4/ La fonction d'audit interne tend à être centralisée (78% des cas). La centralisation la plus forte est constatée aux Etats-Unis (83%), au Japon, au Canada et en Allemagne. La plus faible, en Argentine, au Maroc (57%) et en Belgique. Le secteur banques et assurances affiche le taux de décentralisation le plus élevé (22%). La tendance à la décentralisation est observée dans les entreprises de grande taille.

    5/ Dans 24% des entreprises répondantes, seul le rôle de contrôle est reconnu à l'audit interne. Dans 42%, il est considéré comme un organe interne de consultants. Dans seulement le tiers des cas, il est considéré comme un organe interne de consultants. Ainsi, dans 75% des cas, l'auditeur interne semble effectivement perçu comme un véritable consultant interne. C'est le cas des pays anglo-saxons et du Japon. Pour la France, l'Espagne, le Maroc, la Belgique et l'Allemagne, l'audit Interne est plutôt un organe de contrôle.

    6/ La fonction d'audit interne est formalisée dans la majorité des cas. Elle est définie par écrit pour 89% des cas et est régie par une charte d'audit dans 80% des cas. C'est au Maroc que la prépondérance de la charte d'audit est la moins marquée. 47% des entreprises marocaines ne disposent pas de charte d'audit.

    7/ La fonction d'audit interne s'appuie sur un plan d'audit formalisé dans 94% des cas. Cette pratique est moins courante au Maroc, en France et en Belgique. Pays de l'improvisation, le Maroc se démarque sensiblement: 27% des entreprises interrogées ne disposent pas de plan d'audit. Aussi, si les directions opérationnelles sont majoritairement consultées pour l'élaboration de ce plan d'audit (plus de 62% des cas), il n'en est pas de même pour le Maroc (32% des cas) et le Japon. Par ailleurs, c'est dans les secteurs publics et parapublics qu'existe une procédure de consultation des directions opérationnelles pour l'élaboration du plan d'audit (plus de 80% des cas).

    Les missions d'audit interne

    1/ Les motifs qui ont été à l'origine de la création du service d'audit interne diffèrent d'un pays à l'autre avec toutefois une prépondérance pour l'évaluation de l'efficacité des méthodes (58%) et le respect des procédures (42%). Aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, la majorité des entreprises cherchent à travers l'audit interne à contrôler l'application des procédures existantes. Le besoin d'évaluation de l'efficacité des méthodes est plus prononcé au Japon, en Espagne et au Maroc. L'Allemagne se distingue par la priorité accordée à la découverte des fraudes. La décentralisation est un motif déterminant en Espagne, en France, au Maroc et en Argentine.

    2/ Le contrôle comptable et financier constitue l'objectif initial prioritaire (62% des cas), suivi de l'audit des procédures (56%) et de l'audit opérationnel (55%). Les banques et les assurances se distinguent des autres secteurs par l'importance attribuée à l'audit des procédures. Le Canada présente la particularité d'avoir l'audit opérationnel comme objectif initial de l'audit interne dans les organismes publics.

    3/ En ce qui concerne les types d'audit assurés, la priorité est donnée aux audits de conformité (vérification de l'application des dispositions légales et réglementaires ainsi que des règles internes) avec plus de 90% des cas. En second lieu, nous retrouvons les audits d'efficacité (examen de l'adéquation des moyens aux objectifs poursuivis et évaluation de la qualité des gestion) avec 75%. Et en troisième lieu, les audits de management (évaluation de l'adéquation des politiques et des organisations par rapport à la stratégie, et analyse des contre-performances) avec 56%.

    4/ Dans les audits opérationnels effectués, hormis la finance, domaine d'action privilégié (82%), sont touchés les achats (68%), l'informatique (65%), le commercial (60%), la recherche des fraudes (56%), les ressources humaines (52%), la production (50%), la qualité (37%). L'environnement figure en dernière position (23%). Au Japon, la fonction commerciale-marketing est la plus auditée, alors que la qualité et les ressources humaines sont les domaines les moins audités.

    5/ Beaucoup de services d'audit interne assument des tâches qui, selon les normes de la profession, ne sont pas des tâches d'audit interne: définition et mise en oeuvre de procédures (39%), certification des états comptables, consolidation des comptes (13%) et autres (55%). En Allemagne, en France, au Maroc, en Argentine et en Espagne, plus de la moitié des auditeurs internes effectuent des tâches autres que celles relevant de la fonction d'audit interne. Au Japon, dans 82% des cas, les auditeurs internes n'assurent pas d'autres tâches. Le temps consacré à ces missions spéciales demeure marginal.

    Les méthodes et les outils de l'audit interne

    1/ L'utilisation des guides d'audit tend à se généraliser dans l'ensemble des pays et des secteurs concernés (83% des sociétés interrogées). Les pays ayant le plus recours aux guides d'audit sont le Japon et l'Espagne alors que la Belgique et l'Allemagne sont ceux qui les utilisent le moins. Le moyens et les outils tels que les constats sur place, l'analyse de dossiers et les entretiens sont tous trois utilisés à plus de 90%. En revanche, les sondages et les enquêtes restent peu utilisés dans certains pays. En Argentine et en Belgique, seulement 50% des services d'audit interrogés recourent aux sondages. Au Japon et au Maroc, respectivement 42 et 58% seulement utilisent les enquêtes.

    2/ Le temps de l'auditeur interne est partagé en moitié entre le bureau et le terrain. Dans les organismes publics et parapublics, le temps passé au bureau (57%) dépasse légèrement le temps passé sur le terrain (43%).

    3/ Le P.C. est l'équipement informatique le plus répandu chez les auditeurs internes (51%). Le recours au réseau informatique local est prioritaire dans les pays anglo-saxons et la Belgique (39%). L'usage de micros connectés est moins fréquent (33%). Les auditeurs internes des banques et assurances et des organismes publics et parapublics utilisent davantage le réseau local (55%).

    4/ Après la remise de son rapport, l'auditeur interne s'assure, dans 87% des cas, que les recommandations émises sont appliquées. Le degré d'implication des auditeurs internes diffère d'un secteur à l'autre et d'un pays à l'autre. Dans le secteur des banques et assurances et le secteur public, les auditeurs internes s'impliquent plus souvent dans la mise en oeuvre des décisions prises. Pour plus de 10% des entreprises espagnoles et marocaines, l'audit interne n'est plus concerné après la remise du rapport d'audit.

    5/ L'établissement d'un rapport est plus systématique dans les secteurs des banques, assurances, organismes publics et parapublics (89%) que dans les secteurs de l'industrie, du commerce et des services (69%).

    Le profil des auditeurs internes

    1/ L'audit interne est une profession qui reste dominée par les hommes (74%). La représentation féminine n'est pas toutefois timide. La prépondérance des hommes est quelquefois un peu atténuée dans les banques et assurances (69%); elle est en revanche plus marquée dans les entreprises industrielles (82%). La représentation féminine la plus faible est observée au Maroc et au Japon avec respectivement 4 et 8%. La plus forte revient aux pays anglo-saxons (de 28 à 40%).

    2/ L'âge moyen de l'auditeur interne est de 40 ans. La structure de la pyramide des âges varie selon les pays et les secteurs d'activité. Les auditeurs marocains, allemands et espagnols sont les moins âgés (31 et 32 ans en moyenne). Les auditeurs japonais se démarquent sensiblement avec une moyenne d'âge de 47 ans. Dans le secteur des banques et assurances, l'âge moyen n'est que de 33 ans contre 40 ans dans les autres secteurs.

    3/ La formation des auditeurs internes varie quelque peu en fonction des pays et des secteurs. La formation universitaire comptable représente 34,5%, la formation universitaire non-comptable 23%, les grandes écoles d'ingénieurs et MBA 16,5%, les autodidactes 8% et les autres formations 18%. Les universitaires à dominante comptable constituent la majorité des auditeurs internes aux Etats-Unis, alors qu'au Japon, les formation universitaires non-comptables sont prépondérantes. Les autodidactes sont quant à eux plus nombreux dans les organismes publics et parapublics.

    4/ L'existence de compétences multiples au sein des équipes d'audit est observée dans la majorité des cas (61%). Toutefois, il n'existe d'auditeurs informatiques que dans 48% des cas. Au Japon, plus des deux tiers des auditeurs internes sont plus spécialisés dans un domaine particulier (à l'exception du secteur public).

    5/ Dans 72% des cas rencontrés, les auditeurs internes consacrent moins de 10% de leur temps à leur formation théorique. Le secteur banques et assurances est celui dans lequel la part du temps passé en formation pour les auditeurs internes est la plus significative. Dans ce secteur ainsi que dans les organismes publics et parapublics, la formation est à la fois interne et externe dans plus de la moitié des cas, contre seulement 42% pour l'industrie, le commerce et les services. En France, en Espagne et au Maroc, plus du quart des auditeurs internes passent plus de 10% de leur temps en formation.

    6/ Dans 66% des cas, l'objectif affiché de la politique de gestion des carrières par les entreprises est la constitution d'un corps durable d'auditeurs internes. La tendance est plus prononcée au Japon (81%) et dans le secteur public (73%). Par ailleurs, seule la France semble considérer l'audit interne comme un moyen de former de futurs cadres dirigeants.

    7/ La rémunération annuelle des auditeurs internes dépasse 95.000 Dollars US (760.000DH) pour le responsable de l'audit interne dans près de la moitié des entreprises interrogées, 70.000 Dollars US (560.000DH) pour le superviseur ou chef de mission pour près d'un tiers des cas, 55.000 Dollars US (440.000 DH) pour l'auditeur confirmé dans 30% des cas et 38.000 Dollars US (304.000DH) pour l'auditeur débutant dans 20% des entreprises de l'échantillon. C'est au Japon, en Allemagne et aux Etats-Unis que les auditeurs internes sont les mieux payés. Le Maroc se distingue remarquablement par ses faibles niveaux de rémunération.

    8/ 61% des auditeurs restent plus de quatre ans en fonction. En France et au Maroc la tendance est inversée, puisque la majorité des auditeurs internes restent moins de 4 ans. Les carrières habituelles à la sortie de l'audit interne se caractérisent par une orientation vers les fonctions financières, administratives ou de contrôle de gestion.

    Les relations entre l'audit interne et l'audit externe

    1/ Pour les trois quarts des sociétés interrogées, les auditeurs internes travaillent en relation avec les réviseurs légaux et contractuels. La tendance générale est plus marquée au Royaume-Uni et aux Etats-Unis (94% des cas). Elle est en revanche inversée pour les entreprises marocaines (32% des cas).

    2/ 79% des entreprises de l'échantillon ne font pas appel aux cabinets externes pour des missions qui, par nature, relèvent de l'audit interne. Les deux pays qui recourent le plus à des cabinets externes sont la France et le Maroc. A l'inverse, c'est au Japon que les entreprises font appel le moins aux auditeurs externes (8% des cas).

    Les perspectives de l'audit interne

    1/ Les attentes des entreprises interrogées pour les années à venir se situent particulièrement dans trois domaines: l'informatique (63%), la qualité (48%) et l'environnement (40%). L'Allemagne, l'Argentine, la France, le Royaume-Uni et les Etats-Unis citent toujours les domaines informatique, comptable et la qualité dans le même ordre. Pour l'Espagne, la Belgique et le Maroc, la priorité est la qualité, les domaines comptable et informatique venant ensuite. Le Japon et le Canada sont particulièrement intéressés par des développements dans le domaine de l'environnement (2ème priorité après l'informatique).

    2/ L'audit interne évolue vers une orientation plutôt opérationnelle (56% des entreprises interrogées), mais les préoccupation en matière de respect des procédures et d'audit comptable et financier demeurent importantes (respectivement 46 et 37%). En Allemagne, en Espagne et en Belgique, l'audit interne a prioritairement une orientation procédurale comptable et financière. Au Japon, il est principalement à vocation opérationnelle.

    Le Maroc à la 54ème Conférence Internationale
    de l'Audit Interne

    L'Institut International de l'Audit Interne (The Institute of International Auditors IIA) organise chaque année, depuis sa création en 1941, une conférence mondiale sur l'audit interne. Sa 54ème Conférence présente la particularité de se tenir pour la première fois en dehors du continent américain. Tenue à Paris, au Palais des Congrès, du 2 au 5 juillet 1995 sous le thème "l'audit interne à la rencontre de ses clients", cette conférence a vu la participation de plus de 1.300 congressistes représentant 60 pays des cinq continents: Europe (830 participants), Amérique du Nord (257), Afrique (108), Asie (101), Amérique du Sud (22) et Océanie (10). Composée de 20 participants, la délégation marocaine regroupée dans l'Association Marocaine des Auditeurs Consultants Internes (AMACI) occupait la onzième place. Cette participation a été honorée par la projection du drapeau marocain lors de la séance traditionnelle des drapeaux qui se déroule le deuxième jour de la conférence. Rappelons que l'AMACI est membre de l'IIA depuis 1991.

    La conférence a comporté 64 sessions techniques, 8 tables rondes et 3 sessions générales. Les interventions étaient traduites en anglais, en espagnol et en français.

    Les sessions techniques s'articulaient autour de 8 modules:
    - Défis du directeur de l'audit interne;
    - Amélioration de l'efficacité et la performance des missions d'audit;
    - Ethique et fraude;
    - Organisation et fonctionnement des systèmes d'information;
    - Audit en milieu financier: banques et assurances;
    - Audit dans le secteur public;
    - Audit en milieux industriel et commercial;
    - Nouvelles tendances en audit.

    Les tables rondes discutaient deux grands thèmes:
    - Quels clients pour l'audit interne
    - Comment mieux répondre aux attentes des clients de l'audit interne

    Les sessions générales ont porté sur trois sujets d'actualité:
    - Ethique d'entreprise et compétitivité;
    - Risques financiers et systèmes de contrôle;
    - L'auditeur interne aujourd'hui et demain.

    Le profil des auditeurs internes

    L'audit interne est une profession qui reste dominée par les hommes (74%). L'âge moyen de l'auditeur interne est de 40 ans. Les auditeurs marocains, allemands et espagnols sont les moins âgés (31 et 32 ans en moyenne). Les auditeurs japonais se démarquent sensiblement avec une moyenne d'âge de 47 ans.

    Dans le secteur des banques et assurances, l'âge moyen n'est que de 33 ans contre 40 ans dans les autres secteurs. La formation des auditeurs internes varie quelque peu en fonction des pays et des secteurs.

    La formation universitaire comptable représente 34,5%, la formation universitaire non-comptable 23%, les grandes écoles d'ingénieurs et MBA 16,5%, les autodidactes 8% et les autres formations 18%.

    Dans 72% des cas rencontrés, les auditeurs internes consacrent moins de 10% de leur temps à leur formation théorique. Le secteur banques et assurances est celui dans lequel la part du temps passé en formation pour les auditeurs internes est la plus significative. Dans ce secteur ainsi que dans les organismes publics et parapublics, la formation est à la fois interne et externe dans plus de la moitié des cas, contre seulement 42% pour l'industrie, le commerce et les services. En France, en Espagne et au Maroc, plus du quart des auditeurs internes passent plus de 10% de leur temps en formation. Dans 66% des cas, l'objectif affiché de la politique de gestion des carrières par les entreprises est la constitution d'un corps durable d'auditeurs internes. Par ailleurs, seule la France semble considérer l'audit interne comme un moyen de former de futurs cadres dirigeants. La rémunération annuelle des auditeurs internes dépasse 95.000 Dollars US (760.000DH) pour le responsable de l'audit interne dans près de la moitié des entreprises interrogées, 70.000 Dollars US (560.000DH) pour le superviseur ou chef de mission pour près d'un tiers des cas, 55.000 Dollars US (440.000 DH) pour l'auditeur confirmé dans 30% des cas et 38.000 Dollars US (304.000DH) pour l'auditeur débutant dans 20% des entreprises de l'échantillon. C'est au Japon, en Allemagne et aux Etats-Unis que les auditeurs internes sont les mieux payés. Le Maroc se distingue remarquablement par ses faibles niveaux de rémunération. 61% des auditeurs restent plus de quatre ans en fonction. En France et au Maroc la tendance est inversée, puisque la majorité des auditeurs internes restent moins de 4 ans. Les carrières habituelles à la sortie de l'audit interne se caractérisent par une orientation vers les fonctions financières, administratives ou de contrôle de gestion.

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