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    L'audit des entreprises publiques : Les termes de référence évoluent lentement

    Par L'Economiste | Edition N°:117 Le 17/02/1994 | Partager

    Dossier chaud depuis... 15 ans, l'audit des entreprises publiques devrait, peut-être, finir par évoluer. C'est du moins le voeu exprimé par M. Talbi, chef de la Division de l'Audit et de la Normalisation Comptable au Ministère des Finances.

    Invité d'honneur de l'AMESCO(1), mais parti avant la fin des débats, M. Abderrahmane Saaïdi, ministre de la Privatisation et ministre délégué auprès du Premier ministre chargé des Etablissements publics, abonde dans le même sens que M. Talbi. M. Saaïdi indique en effet qu'il faudrait faire évoluer l'audit vers des critères de performances.

    Convives intéressés

    Pour leur part, les convives du dîner-débat de l'AMESCO, le jeudi 10 février, à Rabat, étaient convaincus que la rationalisation du secteur public, mais surtout les privatisations, sont un levier du développement de la profession. Il faudrait que celle-ci produise des cabinets nationaux d'envergure à l'occasion des évaluations préalables aux cessions, souhaitent les professionnels, du public comme du privé.

    Accompagnant les convives de l'AMESCO sur cette voie, M. Saaïdi a soutenu l'idée de la constitution d'un secteur puissant et structuré de l'audit au Maroc, et, pour lui, les privatisations sont "une occasion historique".

    Néanmoins, comme l'indique longuement M. Abdelaziz Talbi, il faut réviser le Dahir du 14 avril 1960 portant sur le contrôle financier de l'Etat sur les entreprises publiques. Il rappelle qu'une certaine tradition d'audit externe s'est établie dans les entreprises consommatrices de crédits internationaux concédés, tels que ceux de la Banque Mondiale. Cette dernière exige en effet la certification des états financiers par des auditeurs externes. En outre, la Banque Mondiale recherche un jugement sur les performances de I ' entreprise, en rapport avec le financement apporté. Ainsi "I'ONE, la CNCA, les régies de distribution, l'ORMVAS, la RAM... procèdent à des audits financiers par des cabinets indépendants", cite M. Talbi.

    De son côté, le Ministère des Finances avait établi. depuis 1989, une nouvelle stratégie de contrôle des entreprises publiques. Celle-ci tend a substituer aux contrôles de régularité a priori des contrôles a posteriori. L'audit constitue alors l'instrument privilégié, mais le contrôle a priori n a pas été totalement aboli. En réalité, le rôle ne vaut pas beaucoup plus que ce que vaut la personne désignée par le Ministère des Finances, font remarquer les observateurs.

    Comité permanent d'Audit

    Le Ministère des Finances s'est d'abord penché sur le développement des systèmes d'information des entreprises publiques. Il a fait évaluer par des cabinets-conseils les S.I.G. (Système d'Information de Gestion) de 13 entreprises publiques (2).

    Ceci constituait la première étape du PERL (Public Entreprises Rationalisation Loan) financé par la Banque Mondiale, au milieu des années 80.

    Pour populariser l'idée d'audit, le Ministère des Finances a institué en 1990, conjointement avec le Ministère de l'Agriculture, puis ceux des Transports, de l'Habitat, du Commerce et de l'Industrie, de l'Intérieur... un comité permanent d'audit composé de représentants des deux départements. Ce comité est chargé de lancer des missions d'audit externe dans les entreprises publiques sous tutelle de ce Ministère.

    Le Comité Permanent d'Audit est chargé de préparer les termes de référence des audits, de synthétiser les rapports des auditeurs à l'attention des organes dirigeants de l'entreprise et de suivre la réalisation des recommandations formulées par les cabinets d'audit.

    Ainsi, le "Comité MAMVA" a fait procéder à plus d'une centaine de missions d'audit qui ont couvert toutes les entreprises publiques dépendant du Ministère.

    "Les effets positifs induits par les missions d 'audit ont dépassé les attentes dans la mesure où l'on a observé des progrès significatifs dans le système de management des entreprises auditées", affirme M. Talbi.

    Dans le même ordre d'idées, les termes de référence des audits des entreprises publiques ne sont plus cantonnés dans les aspects purement financiers, mais intègrent des points relatifs aux normes de gestion et aux critères de performances. Ces normes et critères sont Smis par capitalisation d'expérience des différents audits.

    Laïla Triki

    (1) Association Marocaine des Anciens des Ecoles Supérieures de Commerce. Elle est présidée par M. Jaouad Kadiri-Hassani (chef du département Audit interne de la BNDE).

    (2) Il s'agit de l'ONCF, ONEP, ONAREP, ONE. ONPT, ODEP, ONICL, BRPM, SAMIR, SNPP, COMANAV et Régie des Tabacs.

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