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    Economie

    A l'approche de l'Aïd les moutons s'engraissent

    Par L'Economiste | Edition N°:269 Le 27/02/1997 | Partager

    Il a bien plu, et cela permet non seulement de très bonnes récoltes mais aussi une amélioration de la situation du secteur de l'élevage.


    "Les récoltes exceptionnelles de la campagne agricole 1995/96 ont permis de dégager un disponible important à la consommation animale pour la campagne agricole en cours, sous forme de grains et de sous-produits de cultures", expliquent d'emblée les experts de la Direction de l'Elevage. Ces disponibilités, ajoutent-ils, conjuguées à l'amélioration du couvert végétal des parcours, ont eu un impact positif sur la situation du secteur de l'élevage.
    Aussi les prix des aliments ont-ils connu une baisse de plus de 20% par rapport à la même période de l'année dernière, et ce pour l'orge et la paille. Par contre, les prix du son et de la pulpe sèche de betterave ont enregistré une hausse de 5 et 12% respectivement. Une légère baisse a touché les prix des animaux sur pied, des animaux destinés à l'élevage et d'embouche.

    Concernant la production, la bonne campagne agricole 1995/96 et le bon démarrage de celle en cours laissent, selon l'expression des experts, "présager une amélioration de l'offre des produits animaux". Ainsi par exemple la production de viande ovine enregistre pour cette campagne une hausse de 37,5% par rapport à 1995/96.
    Concernant particulièrement le cheptel ovin, la situation prévisionnelle de l'offre durant l'année 1997 semble favorable. "Les agnelages précoces ont été assez importants avec des taux moyens de 75% contre 60% en 1995". En outre, précisent les experts, l'état sanitaire du cheptel a été nettement amélioré et les mortalités des jeunes sont restées relativement faibles (6-10% contre 15-20% en 1995). De plus, les activités d'engraissement se sont renforcées dans les zones à vocation d'élevage. Selon l'enquête élevage mars-avril 1996, les effectifs ovins se situent à 16,3 millions de têtes, contre 16,6 millions en 1995.

    Rétentions des animaux

    Pour ce qui est des prix, les bonnes conditions climatiques de la campagne agricole 1995/96 se sont traduites par une augmentation des prix moyens en 1996 par rapport à 1995. Celle-ci est de 14% pour la viande bovine et de 10% pour la viande ovine. Explication: la rétention des animaux pratiquée par les éleveurs pour la reconstitution de leur cheptel.
    En revanche, durant le mois de janvier 1997, une tendance à la baisse des prix a été relevée pour les viandes bovines (-6%), tandis que les prix des viandes ovines n'ont pas connu de variation notable. En effet, soulignent les experts, "par rapport à la dernière semaine de décembre 1996, une diminution des prix de 3% pour la viande bovine et une stabilité pour la viande ovine ont été enregistrées pour se situer respectivement à 50,6 et 55,4 DH/kg carcasse". Les analystes signalent que, par rapport au mois de Ramadan de l'année dernière, une diminution des prix de 11 et 15% a été relevée respectivement pour les viandes bovines et ovines.
    Si le prix moyen du poulet s'est situé en 1996 à 15 DH/kg vif (+6% par rapport à 1995), il a subi une baisse de 15,2 DH à 14,5 DH/kg vif entre la première et la dernière semaines de janvier 1997.
    De leur côté, les prix moyens des oeufs de consommation connaissent une stagnation, soit 0,68 DH/unité. Cependant, une hausse de 10 centimes par unité a été enregistrée la deuxième semaine de janvier en raison de la forte demande durant le Ramadan.

    Meriem OUDGHIRI

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