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Lancement officiel du pilier anti-inondation de Mohammédia

Par L'Economiste | Edition N°:1566 Le 22/07/2003 | Partager

. La mise en service du barrage de Boukarkour est prévue pour juin 2005. C'est une PME marocaine, la SGTM, qui réalise les travaux. Coût du projet: 260 millions de DH, financés par la BIDSM le Roi Mohammed VI a officiellement donné hier, lundi 21 juillet 2003, le coup d'envoi des travaux de construction du barrage de Boukarkour, situé sur l'oued El Maleh dans la région de Mohammédia. Selon les prévisions, les travaux de construction qui ont débuté en juin vont être achevés dans 24 mois plus tard, vers le mois de juin 2005. «Ce barrage sera le pilier du dispositif de protection de la ville de Mohammédia contre les crues de l'oued El Maleh«, assure Mohamed Derdouri, le gouverneur de Mohammédia. Cet Ingénieur de formation insiste sur le rôle capital de cet ouvrage. Selon une note technique du secrétariat d'Etat chargé de l'Eau, «la réalisation du barrage assurera la protection de la ville contre une crue de période de retour une fois tous les cent cinquante ans«. Sa capacité de stockage est de 57 millions de m3 avec un volume régularisé de 16 millions de m3. Le maître d'ouvrage est le secrétariat d'Etat chargé de l'Eau. Les études techniques ont été réalisées par le cabinet Conseil Ingeniering Developement (CID). Et c'est la Société générale des travaux du Maroc (SGTM) qui s'est vu confiée la réalisation des ouvrages. Leur coût global s'élève à 260 millions de DH, financés par la Banque islamique du développement (BID) et le Budget de l'Etat. La construction du barrage de Boukarkour fait partie des 16 ouvrages devant assurer la protection de la ville et qui sont prévus dans le plan arrêté par les autorités de tutelle après les inondations survenues à Mohammédia à l'automne 2002. «La visite royale qui a suivi ces inondations a donné le ton au lancement des travaux d'ouvrage devant la protéger contre les crues rapides et violentes«, souligne le gouverneur de la ville. Barrages, digues, canal de délestage, mur de protection des pétroliers, rehaussement des ponts… les chantiers abondent. La préfecture est à pied d'oeuvre et la ville ressemble à un immense chantier. Le premier volet à court terme du plan de protection de la ville de Mohammédia concerne le rétablissement et le renforcement des infrastructures. «Il s'agit de remettre en l'état celles qui ont été impactées par les inondations. L'essentiel des travaux a été réalisé «, explique le gouverneur. Puis de les renforcer en construisant des digues et un canal de délestage qui vont servir à contourner les crues et les diriger vers la mer. Parallèlement, il a été prévu d'élever des barrages dans le voisinage immédiat de la ville de Mohammédia. Et ce, pour pouvoir écarter à l'avenir tout risque d'inondation. Le deuxième volet du dispositif à trait à la réalisation d'ensembles résidentiels pour le relogement des familles sinistrées. L'ensemble des ouvrages devra être finalisé avant la fin d'année. A moyen terme, l'objectif est de pouvoir assurer la ville contre des débits de crue qui peuvent atteindre les 140 m3/s. Outre la construction du barrage de Boukarkour, un autre plus petit, le barrage Hassar, sera aménagé aux portes de la ville. Et ce, pour assurer une protection maximale de la population. Les études techniques son en cours de finalisation. Et le lancement effectif des travaux est prévu au courant de l'année 2004. L'état de concrétisation du plan de protection est très avancé. Toutes les études techniques des ouvrages à réaliser sont finalisées et leurs financements ont été prévus. Sur seize ouvrages prévus, huit ont été effectivement lancés. Des cinq digues prévues dans le plan, quatre sont déjà réalisées. Celle qui va protéger le Golf Royal sera lancée incessamment. De même, un mur de protection va être construit autour du quartier des Pétroliers afin de prévenir son inondation.Parallèlement, différents projets sont prévus pour accompagner la réalisation du plan de protection de la ville. Il s'agit du déplacement de la voie ferrée de l'ONCF qui relie les installations de la Samir à celles de stockage situées au quartier des Pétroliers. «En cas de crue rapide et violente, cette voie peut bloquer l'écoulement de l'eau vers le canal de délestage«, explique Mohammed Fettah, secrétaire général de la préfecture de Mohammédia. Et d'ajouter que «le même problème se pose pour le pont portugais situé à côté du quartier des Pétroliers. Pour l'instant, il a été remis en marche en attendant d'élever encore plus son niveau«. La Lydec a pour sa part mené un travail d'assainissement des conduits d'eau pour arrêter leur remontée en cas d'inondations. Dans le dispositif qui se dessine, les délais d'alerte ont été rallongés jusqu'à 16 heures, contre 5 à 6 heures d'auparavant, pour prévenir suffisamment à l'avance la population et les opérateurs économiques des risques. Cette mesure est nécessaire pour pouvoir alerter très tôt les populations. La préfecture de Mohammédia publiera dans ce sens le plan d'alerte qui a été défini pour la préparation (niveau jaune) puis l'évacuation (niveau rouge) de la ville. S'ensuivra la publication des procédures précises à prendre en cas de risque d'inondations. Les autorités locales ont mis en place certaines dispositions concernant les constructions, comme l'interdiction de la construction de caves. En plus des ouvrages de protection de la ville, les autorités locales, en partenariat avec la SNEC, ont initié un programme de relogement des familles sinistrées. Ce sont 220 ménages qui vont bénéficier du programme. L'opération de nettoiement de la ville de Mohammédia a duré plus de trois mois et a nécessité près de 13.500 journées de travail. Hydraucureuses, niveleuses, trax, tracto-pelles… quelque 92 engins ont été mobilisés au total pour effectuer le travail. 2.013 personnes, composées de forces de l'ordre et sapeurs-pompiers, ont été mobilisées pour assister les familles sinistrées. Les priorités ont en effet concerné l'assistance de quelque 950 familles sinistrées et le dégagement de près d'un million m3 de boue.


Casablanca: Inauguration de l'autoroute de contournement

Sa Majesté le Roi a inauguré, hier en début d'après-midi, l'autoroute de contournement du Grand Casablanca, qui figure parmi les priorités du plan structurel des autoroutes du Maroc (www.leconomiste.com). D'une longueur de 27 km, cette autoroute permet d'assurer la liaison entre les autoroutes Rabat-Casablanca, Casablanca-Settat et la future autoroute Casablanca-El Jadida, et facilitera l'accès direct à l'aéroport international Mohammed V. Le trafic moyen journalier attendu sur cette liaison autoroutière est estimé à 5.400 véhicules par jour.Pour garantir la sécurité des usagers, 10 passerelles pour piétons ont été construites et près de 78.000 mètres linéaires de files de glissières de sécurité ont été mis en place. Ce projet a nécessité une enveloppe budgétaire de 598 millions de dirhams hors-taxes. Ce montant a été financé à 100% et à parts égales par des emprunts octroyés par le Fonds arabe pour le développement économique et social (FADES) et la Banque Japonaise d'investissement et de coopération (JBIC). Après avoir dévoilé la plaque commémorative de cet événement, le cortège royal a franchi la station de péage, annonçant ainsi l'entrée en service de cette autoroute.



…Et l'autoroute Settat-Marrakech

SA Majesté le Roi Mohammed VI a procédé, hier aussi à Settat, au lancement des travaux de construction de l'autoroute Settat-Marrakech, qui s'inscrit dans le cadre des efforts visant la réalisation de 1.500 km d'autoroutes à l'horizon 2010.D'une longueur de 163 km, cette voie permettra de désengorger la circulation sur la route nationale n°9.Ce projet permettra également de lier deux pôles stratégiques du pays: la zone Casablanca-Settat, eu égard à son importance économique, et la zone sud qui connaît un développement économique et touristique continu.Cette autoroute, qui constitue une partie de l'axe nord-sud, Tanger-Rabat-Casablanca-Agadir, facilitera notamment les échanges dans une région qui recèle d'importantes potentialités touristiques, industrielles et agricoles.L'autoroute Settat-Marrakech est composée de 4 tronçons, à savoir l'autoroute de contournement de Settat, d'une longueur de 17 km, le tronçon Settat-Skhour Rhamna (61 km), Skhour Rhamna-Ben Guérir (31 km), et le tronçon Ben Guérir-Marrakech (54 km).Les travaux de construction de ce projet, qui s'étalera sur 4 ans, seront entamés par la construction de l'autoroute de contournement de Settat (24 mois), du tronçon Settat-Skhour Rhamna (36 mois), Skhour Rhamna-Ben Guérir (30 mois) et de l'autoroute Ben Guérir-Marrakech (36 mois).Ce projet nécessite une enveloppe budgétaire de l'ordre de 3,78 milliards de dirhams. Ce montant sera financé par le Fonds d'Abou Dhabï, le Fonds koweïtien pour le développement économique arabe, le Fonds arabe pour le développement économique et social (FADES) et la société nationale des Autoroutes du Maroc (ADM).Après avoir dévoilé la plaque commémorative de l'événement, SM le Roi a donné le coup d'envoi des travaux de réalisation de cette autoroute. Bouchaïb EL YAFI

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