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Lait en poudre: Un projet de loi pour relever les droits de douane de 35 à 45%

Par L'Economiste | Edition N°:577 Le 20/08/1999 | Partager

· Elaboré par le Ministère de l'Agriculture, le texte est soumis à l'examen des Finances et de l'Industrie
· Un futur site de production de la Centrale Laitière met en concurrence les régions d'El Jadida, El Kelâa des Sraghna et Béni-Mellal
· La décision de la Centrale Laitière sera prise en
septembre prochain

Un projet de loi pour la protection de la production nationale du lait en poudre, élaboré par le Ministère de l'Agriculture, est soumis à l'examen des Départements des Finances et de l'Industrie.
Ce texte prévoit un relèvement des droits de douane appliqué au lait en poudre importé. Si le texte est adopté, ces droits passeront de 35 à 45%.
L'élaboration de ce projet de loi est intervenue suite à plusieurs réunions du Ministère de l'Agriculture avec les éleveurs et producteurs de lait ainsi qu'avec les parlementaires de plusieurs provinces, notamment El Jadida, d'El Kelâa des Sraghna et Béni-Mellal. Ces trois régions se trouvent précisément en concurrence pour une future installation de la Centrale Laitière. En effet, et comme il est indiqué auprès de cette dernière, des études de rentabilité sont aujourd'hui entamées. "Le choix entre les trois régions interviendra en septembre prochain. La décision devra par la suite être validée par le Conseil d'Administration", est-il précisé. En fait, seules El Jadida et El Kelâa des Sraghna sont en compétition pour la nouvelle installation. Si les études de rentabilité sont en faveur de Béni-Mellal, il s'agira uniquement d'une extension du site de production situé à Fkih Ben Salah qui relève de cette Province.
Ainsi, les trois régions devront faire valoir, chacune, leurs avantages comparatifs. Le projet de la Centrale Laitière met en évidence la dynamique économique à laquelle aspiraient les pouvoirs publics à travers l'expérience de régionalisation.
Si la Province de Béni-Mellal a à son actif un site déjà opérationnel, dont il suffira de relever les capacités de production, la ville d'El Jadida présente l'avantage de sa proximité des réseaux de distribution.

Une convention pour organiser la commercialisation


Elle dispose d'une capacité de production potentielle de l'ordre de 300 millions de litres par an. "Quelque 115 millions sont vendus à hauteur de 75% à la Centrale Laitière, 23% à Nestlé et 2% à Superlait", indique le directeur de la Chambre d'Agriculture d'El Jadida. Pour ajouter que cette capacité est appelée à croître compte tenu des projets d'irrigation dans la région. Comme il le précise, la superficie irriguée de 60.000 ha aujourd'hui sera portée dans cinq ans à 120.000. "Cette opération permettra automatiquement un relèvement de la capacité de production laitière et justifie ainsi la nouvelle installation de la Centrale Laitière". Aussi une convention est-elle en cours de finalisation entre les coopératives de lait de la région et les trois opérateurs pour organiser la commercialisation en fonction des saisons, indique le directeur de la Chambre. Pour sa part, El Kelâa des Sraghna fait valoir, pour défendre son dossier, les progrès réalisés au niveau de l'élevage et de la production laitière. Selon des responsables de cette province, M. Fouad Filali, ex-patron de l'ONA, y a effectué, juste avant son départ, plusieurs visites de repérage. "M. Filali, qui était accompagné du staff de la Centrale Laitière, a été surpris par les avancées de la production laitière de notre région. Il avait conditionné l'installation à une protection de la production nationale", souligne un haut fonctionnaire de la province. Actuellement, 59 coopératives, regroupant 13.000 éleveurs, en majorité situées dans la zone irriguée, sont opérationnelles à El Kalâa des Sraghna. Elles sont coiffées par une union de coopératives et deux associations (Ateka et Atea). La production laitière de la province est de l'ordre de 150 millions de litres livrés pour 56% à la Centrale Laitière de Casablanca et 40% au bon lait de Marrakech. L'installation à El Kalâa des Sraghna permettra à la Centrale Laitière de réaliser une économie sur les frais de transport et pénétrer le marché de la région sud dominé jusqu'à aujourd'hui par d'autres producteurs.


Le kilo importé 26% moins cher


Outre Nestlé, sont présents sur le créneau du lait en poudre, le groupe Centrale Laitière et les usines des coopératives laitières.
Comme est avancé par un responsable du Ministère de l'Agriculture, la production nationale de lait a enregistré ces trois dernières années un taux de croissance de 10 à 11% (en 1998, la production a dépassé les 900 millions de litres). Un excédent est ainsi enregistré sur le marché, notamment durant la période de haute lactation qui va de mars à juillet. "Sa valorisation passe par la transformation en poudre". Seulement, l'importation est nettement mois chère que la production nationale. En effet, le kilogramme de lait en poudre produit localement revient à 19 DH contre seulement 13-14 DH pour celui importé. Le passage des droits de douane de 35 à 45% permettra de combler ce différentiel, est-il indiqué auprès du Ministère de l'Agriculture.

Aniss MAGHRI

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