×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Lait: Démarrage précoce de la haute lactation

    Par L'Economiste | Edition N°:269 Le 27/02/1997 | Partager

    Si, la veille du mois de Ramadan, le marché du lait a connu une perturbation certaine, aujourd'hui la situation s'est nettement améliorée. Des excédents sont même enregistrés.


    Bonne nouvelle. Le marché du lait est, selon la Direction de l'Elevage, très bien approvisionné. Mais bien plus, des excédents commencent à être enregistrés. En effet, les réceptions de lait par les principales laiteries, qui étaient de 1,15 million de litres/jour au début du mois de Ramadan, ont enregistré actuellement une augmentation de 29% pour atteindre 1,5 million de litres/jour. A l'origine de cette augmentation "rapide", le démar-rage précoce de la haute lactation et une amélioration du taux de vêlage, conséquence de la bonne campagne agricole 1995/96.

    Moins de femelles


    La production laitière prévue pour 1997 est; comme cela avait été annoncé, de l'ordre de 900 millions de litres (+6% par rapport à 1996), dont 540 millions seront traités par les usines laitières.
    "Des dispositions ont déjà été prises par des usines pour transformer cette production excédentaire en produits laitiers de longue durée de conservation", expliquent les experts de la Direction de l'Elevage.
    Rappelons qu'à la veille du mois de Ramadan l'approvisionnement du marché en lait a connu une perturbation durant la période de basse lactation 1996. Les réceptions de lait aux usines laitières ont enregistré une chute de 12% par rapport à la période de haute lactation entre les mois de septembre et décembre 1996.
    La baisse de l'offre en lait a été accentuée durant cette période et ce, notamment par la chute de l'effectif de femelles reproductrices, qui est passé de 1.700.000 en 1990/91 à 1.200.000 en 1995/96, conséquence de la sécheresse des campagnes agricoles 1991-1992 et 1995 "et ce, en dépit des efforts de sauvegarde du cheptel entrepris par l'Etat et les éleveurs". S'y ajoutent les fortes pluies enregistrées dans les zones à vocation laitière, notamment les périmètres du Gharb et des Doukkala qui ont affecté l'accès aux étables et aux centres de collecte de lait.

    Autre raison: une nette diminution, non seulement des importations de poudre de lait et de la production de poudre, mais aussi des poudres utilisées pour la fabrication des dérivés laitiers. Face à cela, le Ministère de l'Agriculture et de la Mise en Valeur Agricole a autorisé, depuis le 31 octobre 1996 et conformément à la réglemen-tation en vigueur, les industriels à mettre sur le marché uniquement du lait UHT (celui-ci est fabriqué à partir de la poudre de lait)"tout en prenant les mesures nécessaires pour garantir l'hygiène et la salubrité du produit". De plus, afin d'assurer un approvision-nement suffisant du marché durant le mois de Ramadan, les droits d'importation du lait UHT ont été réduits de 100 à 30% du 20 décembre 1996 au 20 janvier 1997.
    Durant ce même mois, les quantités usinées ont été de 34,5 millions de litres contre 39 millions à la même période de 1996. "Les importations, ouvertes à tous les opérateurs, n'ont porté que sur 2,6 millions de litres du lait UHT, soit 6,5% de la demande globale du mois de Ramadan ou l'équivalent de 2 jours de consommation".

    Les trois phases du lait


    En dépit de ces importations, dont certaines quantités sont encore disponibles sur le marché, est-il indiqué à la Direction de l'Elevage, "la pression de la demande a été exercée presqu'exclusivement sur le lait pasteurisé de fabrication locale compte tenu de son prix et de sa qualité".
    La production laitière est passée, durant les vingt dernières années, par trois phases distinctes:
    -de 1975 à 1980, la production a connu une progression notable, de 581 à 617 millions de litres.
    -de 1980 à 1983, période caractérisée par une sécheresse aiguë qui a eu des répercussions néfastes sur le cheptel, et par conséquent sur la production laitière qui est passée de 617 à 503 millions de litres.
    - à partir de 1983, la production s'est redressée en passant de 503 à 920 millions de litres en 1992, suivie, en raison des conditions climatiques, d'une légère baisse en 1994 (820 millions de litres).
    A l'origine du développement de la production de cette dernière période, l'effort de reconstitution du cheptel fourni depuis 1984 et l'amélioration de sa structure génétique et par conséquent de sa productivité.

    Par ailleurs, la collecte et la transformation sont les "maillons de la filière" qui ont aussi connu une nette amélioration. Concernant la collecte, un programme de construction et d'équipement des centres de collecte a été lancé. Ces derniers ont été mis à la disposition des producteurs, organisés en coopératives. Le nombre de centres fonctionnels est passé de 78 en 1975 à 680 aujourd'hui, permettant de collecter 400 millions de litres de lait en 1996 (50 millions en 1975).
    Pour ce qui est de la transformation, l'infrastructure industrielle a connu une augmen-tation des capacités, passant de 310 millions de litres en 1975 à 730 millions actuellement. Le nombre d'usines laitières est aujourd'hui de 37 (17 sociétés privées, 7 coopératives et 13 mini-laiteries) contre 7 en 1975.

    Yaourt, raïbi, fromage


    Le lait traité par les usines laitières représente actuellement 57% de la production totale, contre 19% en 1975. La plus grande partie de ce lait (86%) est transformée en lait pasteurisé, le reste est utilisé pour la production des dérivés laitiers de courte ou de longue durée de conservation (yaourt, raïbi, fromage frais, poudre de lait, laits stérilisé et UHT).
    Par ailleurs, si près de 85% de la demande exprimée est couverte par la production locale, ce taux a chuté à 72% entre 1981 et 83. Ce déficit a donc été comblé par les importations qui ont porté essentiellement sur la poudre de lait pour subvenir aux besoins de fabrication de dérivés laitiers.
    Enfin, à partir du 20 juin 1992, les prix du lait frais et du lait pasteurisé entier à la consommation ont été libéralisés. Ceux du beurre local l'ont été depuis 1978, des yaourts et raïbi en 1982, des fromages fondus en 1985 et des laits UHT et stérilisés écrémés et en 1986.

    Meriem OUFGHIRI

    Le Salon de Paris sous haute surveillance sanitaire


    Le Salon de l'Agriculture, qui a ouvert ses portes au public le 23 février à Paris, est placé sous haute surveillance sanitaire, et les contrôles des animaux à l'entrée ont été nettement renforcés.
    Onze mois après le début de la crise de la vache folle, les organisateurs du salon ont tenu à ce que la «plus grande ferme de France» soit particulièrement irréprochable sur le plan sanitaire, afin que le public soit rassuré. «Le salon est une vitrine des plus beaux spécimens de l'élevage français. Il faut que tout soit bien», explique un vétérinaire chargé d'inspecter les bêtes à leur arrivée à Porte de Versailles.
    Contrairement aux années précédentes, les animaux n'ont été autorisés à pénétrer dans le bâtiment de l'élevage qu'après avoir été soumis au contrôle sanitaire et au contrôle d'identification des animaux. Auparavant, on laissait les bêtes s'installer tranquillement avant de procéder aux inspections.

    Pour l'occasion, les services vétérinaires de Paris ont fait monter du renfort de la province. Des équipes tournantes ont été mises en place pour réceptionner les 1.500 animaux présentés au salon.
    «Papiers, s'il vous plaît!», réclame un technicien vétérinaire à un éleveur bourguignon qui a bien du mal à retenir son énorme taureau de race charolaise pressé de gagner sa stalle et peu friand de formalités administratives.
    Les agriculteurs doivent fournir la «carte d'identité» du bovin, baptisée DAB (Document d'Accompagnement du Bovin) qui comprend un volet vétérinaire attestant que l'animal est indemne.
    Les inspecteurs vérifient soigneusement que la boucle nationale d'identification agrafée à l'oreille du bovin correspond bien aux papiers présentés. Les éleveurs ont également été avertis que si un animal n'est pas en règle, la totalité des bêtes arrivées avec lui dans le même camion pourraient être refoulées.

    (AFP)

    Journée mondiale de l'alimentation: La sécurité d'abord


    Quelque 800 millions de personnes souffrent de sous-alimentation chronique dans le monde et la journée mondiale de l'alimentation devra apporter des solutions à cet égard, a affirmé la FAO. Aussi, organisée chaque année le 16 octobre, la prochaine journée mondiale sera-t-elle consacrée aux investissements pour la sécurité alimentaire dans le monde.
    Il ressort d'estimations provisoires de la FAO que, pour accroître la production vivrière dans les pays en développement jusqu'en 2010, des investissements bruts de quelque 86 milliards de Dollars seront nécessaires chaque année dans la production agricole, de 43 milliards de Dollars pour les installations connexes et de 37 milliards pour les infrastructures et les services de soutien publics. Selon l'organisation mondiale, le total des investissements bruts devrait augmenter de 23% de plus que la moyenne réalisée au cours de la dernière décennie.

    Le directeur général, M. Jacques Diouf, a annoncé que la FAO accordera sa "priorité absolue" à la "sécurité alimentaire" grâce à "une restructuration sans précédent" de son fonctionnement.
    Le plan de réforme, lancé en 1994, s'est traduit par une décentralisation accrue de ses activités et une réduction sensible du personnel à son siège à Rome. "Des faiblesses administratives ont empêché la FAO de fournir ses services de la façon la plus efficace. La FAO était trop centralisée et une part trop importante de son personnel était concentrée au siège. Ses orientations n'étaient pas clairement définies, ses efforts étaient morcelées et dispersés, ses procédures étaient trop bureaucratiques", a rappelé M. Diouf. "La FAO redéploie désormais sur le terrain la majeure partie du personnel chargé des opérations", s'est-il félicité. Selon le directeur général de la FAO, les modifications de travail de l'Organisation ont permis de réaliser des économies d'environ 25 millions de Dollars par an.
    (AFP)

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc